Contre Son Camp Rien à foot

Champions League : le PSG-Chelsea de tes héros

Professeur Guilty |  17 février 2016

Comme tu peux t’en douter, tous nos yeux étaient braqués sur le premier match officiel de la saison du Paris Saint-Germain. Analyse triple lame, sans coupures ni démangeaisons.
PSG : 2 (Ibra 39ème, Cavani 78ème)
Chelsea : 1 (John Obi-Wan Kenobi Mikel à la 46ème)
Docteur Cevan Bommel

Willian, posant dans un parc londonien

J’ai aimé :

Willian. Il a six chevaux. Des démarrages fulgurants, royal, doré, il nous a transporté avec faste tout le match.  Un vrai carrosse (contrairement à Oscar).

Ivanovic et Cahill. Ils ont des têtes à jouer dans une série B, pourtant ce sont deux classes A. Deux excellents joueurs terry-bles qui ont bataillé tout le long du match. C’est pas glamour mais ils assurent !

Courtois et Trapp. Des frappes à mi-distance pour perturber le géant Courtois, c’est drôle. Il en prend quand même deux ! Trapp s’est montré aussi avec des arrêts réflexes. Il peut continuer de troller en L1, il a montré qu’il pouvait assurer.

Cavani. Loin de toi je me demande, pourquoi ma vie ressemble à une terre brûlée. Mais quand l’amour prend ses distances un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Cavanina rappelle-toi, que je ne suis rien sans toi ! Cavanina …

Serge Aurier. Il y avait tellement d’intensité que personne n’a eu le temps de se lamenter sur son absence.

Obi Mikel.  C’est toujours beau l’abnégation d’un joueur qui se foire monumentalement (pour faire marquer Zlatan il fallait ça), puis qui cherche à se rattraper. Il a marqué pour qu’on l’oublie nickel ! Sinon, un joueur qui ne se foire pas avant de faire de beaux gestes, on aime aussi.

Je n’ai pas aimé : 

Le manque d’imagination pendant les 15 premières minutes de Paris qui s’est pris une Guardiolite aigüe. De la passe, de la passe, mais pourquoi faire ? Heureusement que Verratti et Lucas ont décidé de tirer.

Les latéraux du PSG. Mettre le marquis à droite, pourquoi pas, il l’a déjà fait, mais il manque cruellement de repères. Il a tenu par Hazard. Maxwell est précis et précieux, mais ce soir ce n’était pas la qualité filtre. Il faut dire que face à lui, ça allait très vite. Ou c’est l’âge. Ooooooh you’d better stooop befooooore you tear me all apart…

Breizh Maduiti

Les fameuses « banderilles de connards » de Chelsea, différentes tailles sont disponibles à l’achat

J’ai aimé :

L’action sur le deuxième but du PSG. La passe à l’aveugle dans le dos de la défense de Di Maria, l’appel de renard et la conclusion excentrée de Cavani, sauce napolitaine.

Ce sacré Serge Aurier. Mis à pied, l’Ivoirien a trouvé le moyen de jouer sous le blase Baba, avec le maillot de Chelsea mais côté gauche. Il aurait pu passer totalement inaperçu si son pote à la chicha n’avait pas inondé le Parc de sa fumée.

Les Brésiliens n’ont (enfin) plus les fesses rouges après le martinet allemand du Mondial 2014. Un Thiago Silva souverain dans l’anticipation, un David Luiz prêt à suivre son adversaire dans les chiottes. En face, Willian repart de Paris avec quelques reins « dream bigger ».

Trapp, pas passé « à la » cette fois. Une tête de Costa à bout portant repoussé d’une manchette folle. La main ferme également dans son face-à-face lors du deuxième acte. A croire que retourner Rihanna dans tous les sens donne des bras fermes.

Les contres de Chelsea vitesse grand V quand Paris (se) tripote.

Le milieu Verratti-Motta-Matuidi. Hargneux, techniquement au-dessus et inspiré. Manque plus qu’un but de Verratti, une frappe de Thiago Motta et une relance élégante de Matuidi.

Marquinhos : il a fait oublier Jo l’insulte. Défensivement impeccable face à Eden le golden wallon, offensivement il s’est pris parfois pour le virevoltant Lucas. Pas le brésilien. Non, le petit qui met des p’tits ponts à tout le monde à la récré et centre sans casser les vitres à l’opposé.

Je n’ai pas aimé : 

Au naturel, Azpi et Diego Costa sont vilains. Avec ces odieux masque noirs, ça frise l’indécence.

Le PSG qui recule après avoir marqué. Oh les gars, vous êtes au Parc, pas au Stade de l’Aube à Troyes.

Les interviews d’après-match « fan de » d’Anne-Laure Bonnet , la femme de terrain polyglotte de BeIN, toute grande bouche pulpeuse dehors.

Chelsea. Une équipe comme une insulte au foot, en mode, je fais le dos rond, je plante une banderille de connard et RDV au match retour.

Le but d’Obi Mikel. Il compte double, préserve le suspense pour le retour. Mais alors, quelle chatte !

Zlatan. Il marque un coup franc dévié mais se foire pour faire le break dans les arrêts de jeu. Des progrès insuffisants sur les matchs importants, malgré une prestation correcte. Les encouragements du conseil de classe quand même.

 Le Professeur Guilty 

Guus et les lunettes de Pat’

J’ai aimé

Le public du Parc. Presque vivant.

Le premier quart d’heure parisien avec une intensité folle. Sans parler de ce qu’ils ont fait du ballon, qui n’avait pas d’intérêt, le placement sur le terrain et la puissance de feu du bloc très haut était impressionnant.

Trapp. Son arrêt réflexe bouts de doigts justifie à lui seul son transfert, son salaire, sa trogne, ses regards de chien battu, ses boulettes, sa vie, son oeuvre.

Thiago Silva. Ne cherche pas, le meilleur défenseur du monde joue bien à Paris. Il a maîtrisé cette catin de Costa comme si c’était Lacazette.

Verratti. Quel que soit le match, le petit prince marche dessus.

Marquis. Beaucoup trop d’erreurs de placement, de centres, mais on ne peut lui reprocher d’avoir tout donné. Le « Marquis » est autant latéral que le marquis de Sade écrivait des contes pour enfants.

Cavani. Il faut que tu saches une chose. Ton Prof’ adule le Matador. Tu peux te foutre de sa gueule, douter de lui, tout ce que tu veux, sache que ce joueur, s’il avait été bien utilisé et mis en confiance, serait ton idole. Pas rancunier, il te permet quand même d’aborder le match retour plus serein. Une pensée quand même à tous ceux qui lui crachent dessus puis, qui finalement, ont sauté sur le canapé, remplis de honte.

Les remplaçants parisiens. Indéniablement, ils ont tous apporté quelque chose et sont parfaitement rentrés dans le match. C’est quand même un sacré plus.

Azpi. La couetta a du gaz à revendre. Rien à voir avec celui que tu avais aperçu à l’OM.

La double de Mikel. Une faute con et une déviation dans son but. Drôle.

Le rachat de Mikel. Sept minutes plus tard, il égalise. Et ça, c’est beau.

Baba Rahman, Martin, David. Et si le ciel était vide ? Souchon l’avait chanté avant qu’on ne le connaisse.

Hazard. Flèche rouge à PES, il était intouchable.

Willian. Depuis que Willian Lénergie ne présente plus Télématin, il est bien plus vif. C’est un beau joueur. Dommage qu’il soit dans une équipe de tocards.

Je n’ai pas aimé

Trop de sympathie dans le couloir avant le match. Au lieu de se chauffer pour se crever, ils se faisaient tous des bisous. Pas la vision du foot de ton Prof.

Maxwell. Un peu tendre, contenir Pedro l’âne aura été plus compliqué que prévu. Offensivement imprécis.

Aurier. Beaucoup trop transparent sur son côté. C’est simple, on ne l’a presque pas vu du match.

Matuidi. Faire le charo c’est bien, mais quand tu as la technique du premier venu, dans un match au sommet, ça se voit.

Di Maria. Hormis sa passe dé’, il a été très, très, très, trop, mauvais.

Lucas. À son niveau, c’est bien ça le problème.

Zlatan. 140 matchs de Ligue des Champions et le grand Z ne sait toujours pas se placer. Nickel. Comme par hasard, le but du Matador arrive suite à un appel en profondeur plein axe. Tu vois, c’est simple le foot, non ?

Diego Costa. Au-delà d’être détestable, il fait un match de poussin.

Les lunettes de Guus, une copie conforme à celles de Patrick Dils. Et ça, c’est pas classe.

 

Je laisse un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *