Contre Son Camp Rien à foot

Champions League : le 8 décembre de tes héros

Professeur Guilty |  9 décembre 2015

Une soirée où ça claquait des buts comme des coups de poing à Chicago, ça fait toujours plaisir. Quelques records sont tombés, CR7 qui fait mal aux faibles, Paris qui déroule, Manchester United qui prend la porte, son ami City qui repasse premier de poule pour se laisser une chance d’affronter Paris. Tes héros ont choisi de suivre deux matchs. Ils débriefent dans le désormais traditionnel j’aime, j’aime pas.
Docteur Cevan Bommel
Heureux comme un gosse devant Wolfsburg – Manchester United (3 à 2)

Luis van Gaal, hurlant sur son banc, dans la merde jusqu’au cou

J’ai aimé :

Les enfants de MU : Varela, Martial, Depay, Powell, Lingard. Des têtes de Worlds Apart, pour eux la Ligue des champions ça restera  Quand je rêve de toi.

Le pélican, qui est déplumé. Il a beau être burné, l’âge l’a peut-être atteint. Quoi qu’il l’était déjà. Il ne cherche pas à être aimé, à MU, cela tombe bien.

Le spectacle, entre les individualités de Manchester, les actions collectives de Wolfsburg, et les parades de Benaglio, il y a eu plus de beaux gestes et d’intensité que dans une journée de L1.

La classe de Wolfsburg : Entre Vierinha et Draxler, quand le jeu a pu se développer, quelle classe ! Schürrle n’a pas volé des applaudissements.

Je n’ai pas aimé : 

Guilavogui, qui trouve le moyen de lobber son gardien sur un ballon peu dangereux. Toute la première mi-temps il s’est fait mater par Mata.

La défense de MU : deux joueurs à marquer sur corners : les grands vieux Dante et Naldo. Le deuxième est laissé deux fois seul au second poteau et reprend du pied et de la tête. Blind porte bien son patronyme.

Le Professeur Guilty 

En mode curieux sur les remplaçants parisiens et les joueurs du Shakhtar. (2 à 0 pour Paname)

Lucas à l’échauffement, sous le regard admiratif d’un fan

J’ai aimé

La sortie de Trapp, digne d’un certain gardien allemand du Bayern. Couillu.

Blanc qui fait tourner. Avec lui, on ne sait jamais. Là il nous met du Lavezzi, du Van der Wiel, du Kurzawa, du Stambouli, du Nkunku à la fin pour rigoler. Bon esprit.

Arbitrage libertaire. Pour que notre ami anglais siffle, il fallait vraiment mettre un sacré taquet. Du coup cela engendre du rythme, des duels, du foot.

La philosophe ukrainienne. Sur chaque attaque, c’est comme s’il y avait un débarquement. Ils étaient tellement nombreux à vouloir monter qu’il est arrivé que deux ou trois joueurs se courent dessus sur les ailes. Une philosophie intacte, on repart de derrière, on prend du plaisir. On souhaite bonne chance à cette équipe pour la petite coupe d’Europe. Ils peuvent aller loin.

Les latéraux parisiens. Hyper actifs des deux côtés, ils prouvent à bon nombre d’entraîneurs et de latéraux eux-mêmes que c’est un poste précieux, où il faut savoir déborder, centrer, dribbler, provoquer, défendre. Comment ça va Lucas Digne et Pat’ Evra ? Bien ?

Lavezzi. Un cœur gros comme une pastèque. Il a tout donné. Les états d’âme à la Rabiot, trop peu pour lui. Un match solide.

Le blaze de Dentinho. Oui, oui, Dentinho. Petites dents en français. A quand Bitinho ?

La chevauchée de Blaise. C’est l’action de son match. Il nous déclenche un enchaînement amorti de la poitrine, dribble, accélération, passe en profondeur. Le tout de façon extrêmement dégueulasse évidemment.

Zlatan. Capitaine d’un soir, il a montré l’exemple comme jamais. Milieu relayeur, attaquant de pointe, passeur, buteur, sauveur d’un but sur sa ligne. Bravo.

 

Je n’ai pas aimé

Le piqué de Zlatan à la 8ème. Entre du chambrage, la volonté de mettre un beau but et du grand n’importe quoi. Un triangle de désirs inutile. A la 8ème, tu marques et c’est tout.

Les sifflotements sur Rabiot. Après sa sortie improbable à Téléfoot sans l’accord de son employeur, on s’attendait à ce que la diva se fasse défoncer les tympans. Que nenni. Les téléspectateurs du Parc on siffloté, une sorte de berceuse pour Adri’ qui n’en a que faire. On parie qu’il ne dirait pas ce genre de choses à Naples ?

Le gardien du Shakhtar. Un jeu au pied à faire passer Lucas pour un génie. On a rarement vu un gardien autant en difficulté depuis les années 30. Incroyable.

Lucas. Ok, l’otarie préférée des Français termine avec un but et une passe décisive mais que ce fût laborieux ! Comment on a pu en arriver là avec un tel potentiel. Lucas nous inspire de l’amour, de la crainte, de la compassion, de la condescendance. C’est terrible.

Stambouli. Allez, on va pas faire durer le suspense, Benjamin est très sympa, mais il ne sert à rien. Cabaye 2.0, salut. Aucune initiative dans le jeu, pas de qualités particulières; il se contente de passer au plus proche. Rien. Merci Benji, prépare tes valises.

 

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