Contre Son Camp Rien à foot

Champions League : le Juve-Bayern de tes héros

Dr Cevan Bommel |  24 février 2016

Barcelone – Arsenal ou Juventus – Bayern, le choix a été vite fait par l’équipe CSC : un match équilibré entre deux grandes équipes où il y avait du suspense. Tes héros étaient mobilisés et ont vibré !

Professeur Guilty

En mode italien, prêt à en découdre avec la Guardiole. Superviseur de la Vieille dame uniquement

Sturaro

Sturaro, tout en décontraction

J’ai aimé 

– Le mental d’acier inoxydable de la Juve pour remonter le score.

– Mandzukic en vrai emmerdeur qui a pourri le match.

– Paul le poulpe, au niveau de l’affiche. Un peu partout, surtout en train de faire le travail de Pat en défense. Mais aussi à la récupération, sur les centres, les frappes, les duels, les têtes. Jean-Marc Généreux.

– L’égalisation du chien de la casse maison Sturaro.

– Le visage des supporters/trices sur les gros plans. À bloc.

– L’apport de Hernanes qui a redonné de la maîtrise au milieu, malgré son physique ingrat.

– Gigi, toujours aussi frais.

– Tout ce qui a pu déranger Guardiola depuis qu’il a posé le pied sur le sol italien.

J’ai pas aimé 

– L’arbitre niveau Ligue 1, dont ce pénalty non sifflé en faveur de la Juve à 0/0 qui aurait pu tout changer.

– La première mi-temps en mode « on baisse le froc » indigne d’une équipe de cette trempe.

– Evra, façon équipe de France.

– Dybala, en dessous de ses capacités. Heureusement qu’il la met au fond.

– Sami Khedira, ayant le même niveau physique qu’avec ses ligaments croisés pétés.

Robben content d'avoir dominé Evra

Robben, content d’avoir dominé Evra

Docteur Cevan Bommel

Superviseur en chef, vision globale pour un foot Vidal

J’ai aimé 

– Les retours au Bayern : Ribéri, Benatia, cela sent bon pour le match retour si le club retrouve un deuxième défenseur central de métier.

– Kimmich : ailier, Kimmich latéral, Kimmich à droite Kimmich à gauche, c’est le stagiaire multiusage. De l’exploitation selon les syndicats. Il est baladé de match en match sur le terrain. Kimmich el vaillant a craqué à la fin et est impliqué sur les deux buts de la Juve mais je ne lui en veux pas, performance honorable.

– Bonucci, encensé avec raison par Guardiola. Il a été  énorme. Il fait couler moins d’encre que Sergio Ramos et Thiago Silva, mais aussi moins de larmes par une grande qualité, la constance.

– Robben, 65 ans, de retour de blessure, met la misère à Patrice Evra. Ça ne sent pas bon pour l’Euro. Deschamps devrait appeler Alaba.

– En Italie, le vrai Super Mario, c’est Mandzukic. Sa rivalité a été vive avec Vidal ou Levandowski qui lui avait piqué sa place au Bayern. Le Croate n’a pas digéré, cela s’est vu. Il avait une rage énorme qu’il a mis au service de son équipe. Une pensée pour le TFC et ses 10 cartons rouges.

– Voir le Bayern développer des actions si fluides, avec plus de transmissions longues réussies en une mi-temps que pendant l’histoire du Gazelec.

– Gigi, croqueur d’amour, l’œil de velours comme une caresse.

– La Juve qui refuse de jouer pendant une mi-temps, ce qui permet au Bayern et sa défense expérimentale de prendre de l’avance.La stratégie d’Allegri est grand prince, ou sado-maso.

J’ai pas aimé 

– Voir Mandzukic sans le maillot du Bayern. Dans l’temps, le Bayern gardait ses vieux attaquants pour dépanner en cas de blessure ou méforme du numéro 1. Une pensée pour Elber, Roque Santa Cruz, Pizzaro.
– Le relâchement du Bayern à la 60ème, craquant physiquement et mentalement. Ou étaient Effenberg et Khan pour maintenir la pression ?

Breizh Maduiti

Bloqué sur les Bavarois, malgré son amour pour la Juve. Une autre façon de vivre le match.

FC+Bayern+Muenchen+Doha+Training+Camp+Day+oyeT2P-D7sZl

« Kimmich kimmich a goal before midnight »

J’ai aimé 

– Kimmich. L’espoir bavarois a d’abord montré pourquoi l’Allemagne n’a pas fini de dominer les prochaines années du foot mondial et européen. Avant de se rappeler à la folie des seventies où il n’était pas né, en se prenant les pieds dans le pantalon pattes d’eph’. Son dégagement de poussin provoque le premier but des Bianconeri. « Kimmich kimmich a goal before midnight » aurait chanté le sosie turinois du groupe ABBA.

– L’arbitre. M. Atkinson. Un blase emprunté à l’acteur qui interprète Mister Bean (Rowan de son prénom). Complètement assumé et à la hauteur de son personnage. Drôle. Un péno oublié, une indulgence toute anglaise et des assistants au diapason de l’artiste sur une action où ils ne voient pas le ballon sortir deux fois des limites du terrain. Tchin tchin, pour un euro de plus, les gars.

– Pogba. Puissant, classieux mais pas en réussite. Quand Paulo se met en mode Champions league, le spectateur se régale. Sa merveille d’enroulé au ras de l’équerre aurait d’ailleurs mérité mieux. Faut enfiler le même costume en Bleu cet été, mon bonhomme !

– Mandzukic. Mario Bros était de toutes les embrouilles, dont ce sublime tête contre tête face à celui qui lui a piqué la place en face. Le Croate, à part voir rouge, a du talent. Impliqué sur les deux buts, dont cette merveille de passe pour son pote Dybala, et rageux à chaque pressing. Aucune nostalgie voire de la haine envers la Bavière. Magique.

– Jean-Charles Sabatier. Le spécialiste cathodique (écran plat en 2016) du foot allemand redonne ses lettres de noblesse au commentaire sportif sur BeIN. Kolossal Hans-Karl !

– Neuer. Des gants en brique. Cuadrado a failli crever le ballon sur le mauer.

J’ai détesté

– Guardiola. Le tika tika a marché jusqu’à la 60e minute. Contre les équipes de seconde zone teutonne, la guardiolite est contagieuse. En face, après une première piqûre, le Juventino s’est montrée coriace. De quoi convaincre le Dalaï Lama catalan de revenir à la raison pour le match retour, en mettant ses joueurs à leur poste ? ¨Pas sûr…Gare à la victoire à l’italienne !

– Evra. Allons Dédé, soyons sérieux ! Le gréviste en chef a une belle longévité mais l’âge de ses artères. Témoin : cette triple fissure anale après avoir pris le bouillon tout le match face à Robben.

– La joie des supporters du Bayern après les buts. Des images difficiles où les heures sombres de l’Histoire remontent à la surface.

– Allegri. Pourquoi ne pas avoir aligné d’entrée Hernanes, Morata et Sturaro, ce magnifique chien de la casse. Jouer petit kiki avec un tel effectif, en première mi-temps, ça pisse pas loin. Massimo, au retour, faudra pas déconner. Demande à Arsène Wenger. Il a bu le pastis jusqu’à la lie cette année à l’Allianz Arena. Allez, tu as fais tes preuves. Tu peux passer de mi-temps à temps-plein.

– L’hymne de la Juve. So kitsch. Aux antipodes de son public magnifique.

– Robben. Comme Ronaldo, le faux, il est trop fort. Il va faire sa spéciale, c’est couru d’avance et ça continue à marcher. Pourtant, comme CR7, tu ne peux pas t’empêcher d’avoir envie de lui refaire le portrait. Si tu te lances dans cette entreprise, ne fais pas comme Patoche, stp !

– Marchisio. Le rouquin préféré de Fiat avait un moteur de Panda aujourd’hui. Remplacé logiquement à la pause.

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