Contre Son Camp Rien à foot

Eliminatoires CDM 2018 – BELARUS-FRANCE : 0-0. Le bulletin de notes

Breizh Maduiti |  7 septembre 2016

Un gardien, neuf défenseurs et une pointe en cas de malentendu. Tactique payante pour les Biélorusses qui engrangent un point précieux. Presque miraculeux tant la deuxième mi-temps bleue fut intéressante. Il n’empêche Dédé, derrière sa langue de bois au micro de Fred Calenge, avait bien envie de cogner sur ses attaquants ce soir. Aussi encourageant que rageant mathématiquement. Ton Sukerman sort son damier pour noter l’entrejeu et les remplaçants, Breizh Maduiti sa nappe Vichy pour passer au scalpel l’arrière-garde et les patauds de devant.

BREIZH MADUITI
Deux apéros dans le museau, à la bourre mais séduit 55 minutes durant par sa bleusaille stérile

C'est encore à côté. Putain, avec Mark Landers, c'était au fond !

Encore à côté, Olive. Putain, avec Mark Landers, c’était au fond !

Mandanda : 10. Neutre. Au chômage technique ou presque. A sûrement subi, sans les comprendre, des vannes racistes biélorusses. Un public chauffé à blanc sur chaque tentative d’incursion des locaux. De quoi se désintéresser au fil du match des leurs et de fêter dignement avec des bougies fumigènes l’anif du kapo dans le dernier quart d’heure.

Sidibé. 14. Un sifflet, une matraque et le zêle des jeunes flics. Pour sa deuxième sélection, le Monégasque a sécurisé tel un vieux briscard son côté droit. Sans accroc et même avec un certain brio en seconde. Lui ne sortira pas 11e de l’école de police.

Kosciely. 15. Sergio Ramos et la triplette de la Juve vont bientôt passer pour des brêles si le Tulliste continue à nous sortir des matchs de classe mondiale . Le Kos’ se permet même de se faire faucher en position de numéro 10. Canon couillu.

Varane. 15. Autoritaire (merci Cyril), comme son pote de la centrale, il a voulu se dégourdir un peu les pattes et a tenté une frappe de mule à 25 mètres. Bien entendu écrasée et à côté. Tout le monde ne s’appelle pas Taye Taiwo et parfois, c’est rassurant. Buen trabajo.

Kurzawa : 8. Les bourdes de la défense en 2e étaient à son débit. Une complicité à deux mètres avec Martial. Un joueur d’avenir avec l’excuse de la jeunesse. Encore faut-il être concentré sur le présent.  Un jour couçi coussa, avec risque de s’asseoir sur le coussin des remplaçants.

Giroud. 10. Croqueur en diable comme sur cette offrande de Griezmann ou ce lob ajusté tel un demi-d’ouverture, Olive pèse dans son jeu en déviation. Mais Tom n’a pas envie de jouer avec le gars d’Arsenal mais bien celui de l’Euro 2016. Et ce soir il était plutôt du nord de Londres.

Martial : 9. Un nom belliqueux mais au final un gosse avec un pétard mammouth. En gros, ça fait du bruit, ça va vite mais ça ne fait pas vraiment

peur dans ces matchs où il faut être tueur. Isolé sur son côté et un peu en-dedans cinq jours après un match de warrior. Pschittt.

Griezmann. 14. Cette passe-talonnade a fait bander les amateurs de foot. Son manque de réussite, doublé d’une mine de Caliméro, a fait mouiller les ménagères. « Regarde, il boude. Trop mignon ! » Quand dézoner devient un art. A voir et revoir. En buteur, ce serait encore mieux !


SUKERMAN
N'aime toujours pas l'expression populaire : « Il n'y a pas que des mauvais (0-0) ». Il est frustré, s'est fait chier par moment mais pas fâché, ni inquiet pour la bande à Dédé. Heureusement, qu’il vit dans le pays du cochon, utile pour saucissonner le bon du moins bon.

Un demi Sissoko, hier. Mais en mode alsacienne et ronde.

Un demi Sissoko, hier. Mais en mode alsacienne et ronde.

Kanté : 16  Omniprésent au milieu, le philosophe malherbiste a un abattage et une activité digne du flow d'Orelsan. Et un lion dans le moteur, l'effet Chelsea sans doute. Il gratte, il pique, et il galope. C'est… ? Une question de physique de physique « kantique ».

Pogba : 13. L'homme qui valait près de 3 milliards, d'ancien francs, d'après les Red Devils, a montré plus que d'accoutumée qu'il avait de réels supers pouvoirs. Surtout en première période quand les Bleus ont fait une ronde devant le mur pendant 45 minutes comme à la récré. Moins en vue, quand ses collègues sont passés au niveau lycée en deuxième mi-temps, il a plus fait du Paulo tu sais ton « Potgbar » d'after cours. Avec Ngolo, il semble quand même plus près de tomber dans la bonne case… Pas l'antillaise celle sur le rectangle vert et pas celui de l'antillaise. Voyons PoPaul !

Sissoko : 11 Il a fait du « SoSissoko », sans jus. Et une chipo, c'est bon mais quand c'est gras et que ça suinte sur les Breizh Maduiti. Moins de perforations et de pénétrations qu'à l'accoutumée. Sans les reins, avec un gros manque de préparation, c'était knacki ball. Alors qu'il fallait donner des ailes au coq. Bref, s'est trompé de rayon au supermarché. A revoir dans le bon rayon en challenger de l'entre jeu.  Remplacé par Dembélé (13). Le roi du déboulé. Il a su effrayer les solides soldats biélorusses. Sans réussir à faire la différence. L'ex-Rennais, c'est la future aile droite républicaine de la France. Dès 2017 ? Pourquoi pas. Et comme la Ruhr finit toujours pas tourner…

Payet : 9 Une entrée sans saveur. Le cari était resté au «Péi». Les grigris  et coup de patte de coq de l'Euro aussi. Le Hammer a montré ce soir qu'il pouvait être un vrai joueur des jambons de l'ouest.  C'est vrai qu'il a fait ses premiers pas à Nantes. L'ouest ça marque. Le cochon breton, aussi. Tout s'explique. Doit se refaire les jambonneaux pour le mois d'octobre. Les rudes joutes anglaises d'ici là vont l'aider. Ça ne sent pas encore le pâté, ni l'homme Herta. Loin de là.

Gameiro: non noté sur le plan footballistique. 5,8 pour son double-lutz piqué, d'après Nelson (c'est pas) Monfort, sur son seul ballon à peu près exploitable. Griezmann croyait encore viser la volée de Giroud mais pour le petit Kévin, c'est la gorge. Trop peu de temps sur l'aire de jeu. Son ère elle en revanche pourrait venir. André-Pierre, c'est un non et un nom de pépé. Kévin c'est la jeunesse boutonneuse mais un bouton faut pas oublier que parfois ça bourgeonne et que ça se doit de mûrir.   A revoir !

Deschamps : 11. Il a serré des fesses comme il ne l'avait pas fait depuis longtemps dans les dernières minutes, quand les Biélorusses ont obtenu un corner dans les arrêts de jeux après deux-trois incursions, quasiment les deux-trois seules du match. Il a fait un flashback 23 ans en arrière  et s'est cru face aux Bulgares dans les dernières secondes.  DD tirera quand même pas mal d'enseignements de ce match. La taquetique du gendarme bayonnais était bonne, certains de ses jambons un peu moins.

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