Contre Son Camp Rien à foot

Euro 2016. Angleterre – Russie (1-1) : le bulletin de notes

Professeur Guilty |  12 juin 2016

Buts – ANGLETERRE : Dier (73e), RUSSIE : Berezutski (92e)

Sans aucun doute le match le plus vivant de ce début de compétition. Une équipe d’Angleterre conquérante, mais un peu trop immature pour prendre les trois points et tuer le match. Un mélange de vitesse, de précipitation et de but encaissé connement. Les Russes, eux, ont courbé l’échine et repartent avec la satisfaction du devoir accompli. Ils sont en butée. Impossible de développer plus de foot. Ton Breizh Maduiti s’est occupé de noter (sur 20) l’arrière garde de ses cousins les Grands-Bretons et du coach Roy, ton Prof’ Guilty tout ce qui joue plus haut. Pourquoi ne pas noter la Russie ? Parce que dans la vie il faut faire des choix. Vlad’ en fait, nous aussi.

BREIZH MADUITI

Danny Rose, pour la photo officielle

Danny Rose, pour la photo officielle

Joe Hart : 5… Will go on. Aux fraises sur le but russe auquel il assiste tel un spectateur. Il s’est inspiré d’Hugo Lloris pour relancer au pied. Le bêtisier n’était pas loin.

(S)Kyle Walker : 13. Une gueule de repris de justice comme on les aime. Le tatoué joue sa vie à chaque ballon. Les débordements, il maîtrise. Pas un hasard si son coach est allé le choisir au centre-ville de Marseille, juste avant le match.

Chris Smalling : 12. La tourelle de Manchester avait jusque dans les arrêts de jeu muselé  les attaquants russes comme des poupées. C’était avant d’oublier de sauter et d’assister au but du jumeau ruskov comme un touriste anglais.

Gary Cahill : 11. Le grognard de Chelsea a bien assumé son rôle de papa de la défense. Presque jusqu’au bout, il a su faire avec son physique de videur pour compenser une vivacité discutable.

Danny Rose : 14. Un tempérament de chien fou qui peut donner parfois des sueurs froides ses copains. Mais quelle caisse. Tel le caniche, il a tenté sur le but adverse de s’attaquer à plus fort que lui. Hélas la nature est impitoyable et le nombre de centimètres de différence sur un duel aérien aussi.

Hogdson 8. We wants Jamie from Leicester hurlaient les fans (les vrais) du Vélodrome. But Glenn not. Le coach n’était visiblement pas enclin à faire plaisir. Ni à faire trop de remplacements d’ailleurs. Flegme britannique perdant.

PROFESSEUR GUILTY

Kane, dans le doute

Kane, dans le doute

Eric Dier : 17. Une gueule de numéro 10 du XV de la rose, une maturité impressionnante et clairement la caution pour maintenir l’équilibre parmi cette bande de puceaux. Pour couronner le tout, il claque un coup franc surpuissant. Well done.

Dele Alli : 12. Il a des qualités évidentes, certes, mais le plus hype du moment nous a fait une Pogba. Un savant mélange de nonchalance, de classe et de passes importantes ratées. Un combo inutile. Sûrement un peu touché par le décès de son père Mohamed la semaine dernière.

Wayne Rooney : 15. Positionné en numéro 10, papa Wayne a distillé de la vista en totale décontraction. Indispensable. Après, reste à l’équipe d’accepter d’avoir l’affreux Schrek comme daron.

Adam Lallana : 12. Il a du sang italien et ça se voit. Un V12 sous le capot, il nous a fait une première mi-temps de toute beauté. Intenable se jetant dans la bataille avec plus ou moins de réussite. Au retour des vestiaires, le V12 s’est mué en V2 et tout de suite, c’est moins fun.

Raheem Sterling : 1. Dans la catégorie « poulet sans tête » Raheem est sans hésiter dans le top 3 mondial.

Harry Kane : 8. Il y a certains dimanches où quand tu pars à la chasse, tu ne sens pas les coups. Tu te trompes de sentier, tu ne fais pas confiance à ton chien, le fusil te semble lourd. Harry, hier soir a vécu cette sensation. Manque de chance pour les Britons, il devait en plus se taper les coups francs à tirer. Une énigme.

Wilshere et Milner, entrés tardivement, ne méritent pas de commentaire. Surtout Milner, à l’origine du but encaissé. Nous allons donc le mépriser.

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