Contre Son Camp Rien à foot

Euro 2016. Belgique – Italie (0-2) : le bulletin de notes

Breizh Maduiti |  14 juin 2016

BELGIQUE – ITALIE : 0-2 (0-1).
Buts – Italie : Giaccherini (32e), Pellè (90e+2)

La Belgique et sa génération dorée avait la faveur des pronostics. Sur le terrain, en revanche, l’Italie à prouvé qu’aligner des individualités n’était rien contre une énorme défense en bloc, pratiquée par une bande de grognards bien décidée à faire (encore) chier tout un continent. Bruxelles s’est agacé. Rome se gausse encore. Retour désabusé de Breizh Maduiti et transi du bonheur du très transalpin Guilty.

BREIZH MADUITI
Belgium way of life, une Grimbergen puis une Affligem dans le bec

Il a pris un sacré coup de vieux Fellaini.

Fellaini.a pris un sacré coup de vieux

Courtois : 15. Thib a beau être long comme une knacki et bien remplir son but, parfois une belle envergure ne suffit pas contre un modèle d’enroulé et un coup de fusil à bout portant. Le dernier rempart des Flandres avait pourtant sorti le grand braquet.

Ciman : 13. Faire jouer un presque amateur (il évolue à l’Impact Montréal), c’est louable. Lolo n’a pas laissé béton et a préféré sortir plutôt que d’être tondu une deuxième fois par Pellé, dans le dos, pendant les arrêts de jeu. Promis, ça va prendre ! Remplacé par un Ferreira Carasco, bien moins en jambes qu’en finale de C1. Ces soirées-là, pour le bon Yannick, n’ont hélas pas lieu tous les quinze jours.

Vermaelen : 8. Est sorti de son frigo barcelonais au mauvais moment. Il n’était déjà pas très frais quand il est arrivé de Londres. Il faut s’y résoudre, la date de péremption est passée.

Alderweireld : 5. S’est fait prendre dans le dos comme ton ours Toby, piégé par un môme de trois ans, baptisé Emanuele. Avoir une tête à faire des paris sur des combats de pitbull (le chien, pas le chanteur) n’est pas forcément synonyme de respect de la part de l’adversaire.

Vertongen : 12. Hormis une capacité toute relative à lever le ballon sur ses centres, le taulier de Tottenham s’est agacé, au moins nonante fois, contre ses partenaires paralysés par l’enjeu comme des Bleus. Cogne-les la prochaine fois, Jan !

Naingollan : 17. Rien que pour sa trogne à faire fuir au lit un jeune supporter autorisé à regarder le foot pour la première fois à la télé parce que c’est l’Euro. Dans le jeu, en revanche, hormis des frappes, pas de quoi donner des nuits blanches à la défense italienne. Remplacé par Mertens. Le Napolitain a agité ses petites cannes et tenté de mettre le bordel par ses débordements. Mais Naples cette fois-ci, c’était en face.

Witsel : 7. Les coupes disco ne mourront jamais vraiment et ça c’est dramatique. Le talent n’est pas resté à Saint-Petersbourg mais Axel a trop vite éteint la lumière ce soir.

Fellaini : 11. Tina Turner vieillit décidément très mal. Pas vraiment simply the best, Marouane a tenté par son style anachronique, de rendre le match vintage. Hélas pour la touffe du MU, les Italiens étaient encore plus à l’ancienne et ne lui ont pas laissé le loisir de trop tripoter le cuir.

De Bruyne : 9. Pas vraiment citizen belge ce soir. Il a centré comme Bernard Mendy et n’a jamais été le détonateur. Il a semblé aussi à l’aise qu’un Irlandais sous 25°. Seul fait d’arme : un délice de passe, catapulté dans les pancartes du Parc OL par Romelu le filou.

Hazard : 14. Probablement descendu en flèche par la presse ce matin, Eden a un seul tort sur ce match : ne pas avoir tenté de frapper. Malgré un modjo au plus bas depuis un an, le feu-follet de Chelsea a plutôt bien porté le brassard. Il s’est démené pour sonner la révolte. Mais ses coéquipiers étaient plutôt en mode décrassage.

Lukaku : 2. Uniquement à titre d’encouragement. Le golgoth d’Everton a tout mal fait (ou presque) ce soir. Son face-à-face perdu avec Buffon signe son arrêt de mort comme titulaire à la pointe de l’attaque. Son remplaçant du dernier quart d’heure, le Red Origi, a marqué les esprit par sa crête bonne à récurer une cuvette de chiottes. Sa faculté à faire trembler les filets a moins choqué.

Wilmots : 13. Le Marco a voulu la jouer propre. Mais face à une défense en mode Fort Alamo, faire rentrer un bon bourrin, façon Benteke, aurait eu du sens, une fois. Mais comme on dit, de l’autre côté très chasse du Quiévrain : une cartouche de grillée, mais toujours du gibier. Suédois et Irlandais, apparemment. Mais attention : interdiction de rentrer « broucouille » la prochaine fois !

PROFESSEUR GUILTY
Ventre noué, en bon traître de la nation France. Extrêmement heureux du caractère de ses ritals. Opération commando. Seuls contre tous.

De Rossi aussi ! Et il fume, en plus...Salope !

De Rossi aussi ! Et il fume, en plus…Salope !

Buffon : 15. C’est là où tu comprends vite la différence entre un joueur emblématique et un bon joueur. Même coincé aux buts, c’est lui qui commande.

Barzagli : 13. Sans trop forcer son talent, Andrea a fait le job. Quelques erreurs de relances et la seule erreur de marquage italienne. Ça, c’est pour faire la fine bouche parce qu’on va être clair, il a un Rami dans chaque orteil.

Bonucci : 19,75. Impérial en défense, une passe décisive lazer sur le premier but. Il a donné les petits pots à Lukaku, puis à Origi. Ne cherche pas du côté de Thiago Silva et son mental de chaton, le meilleur DC du monde, c’est lui.

Chiellini : 17. C’est dans les vieilles gamelles que l’on fait les meilleures soupes. Ne pas oublier la puterie dans la recette.

De Rossi : 14. Plus ça va et plus il ressemble à Gainsbourg. Dans le jeu, il éteint les incendies et relance proprement. Comme depuis plus de 100 matchs avec sa sélection. Remplacé par Thiago Motta, venu prendre son jaune, sans glaçon.

Darmian : 12. Habituellement latéral droit, il n’est pas tout à fait à son aise sur ce côté gauche, qui plus est dans ce 3/5/2. Du coup, il court et fait des va-et-viens comme Rocco. Remplacé par De Sciglio, timide. C’est une habitude.

Giaccherini : 16. Un coeur énorme. Buteur, défenseur, attaquant, milieu, maladroit, trop petit, c’est bien lui.

Parolo : 11. Le chien de la casse officiel est très bien pour mettre le pied, en revanche il ne faut rien lui demander de créatif.

Candreva : 18,50. Soit autant que les kms avalés sans moufter. Le gars sûr de la bande. Les deux pieds, la classe, vaillant comme une épée, à la baguette sur les coups de pied arrêtés, c’est l’indispensable de devant. Un Rothen avec le coffre de Matuidi. Récompensé par une offrande sur le deuxième but.

Eder : 15. Pas vraiment le genre de mec à douter de lui. Combatif, toujours dans le bon sens, du jeu en une touche, le fils de Wissam ben a fait du bien. Remplacé par Immobile, très mobile, qui a mis les derniers coups de pétards.

Pellè : 16. C’est certain, on est loin de Pelé, par contre, pour dévier avec sa grande carcasse, faire chier le monde et se créer des occasions, il est là. Il dévie tellement que la DDE lui aurait proposé un CDI pour faire la circulation sur les nationales. Le tout avec une coupe impeccable en toutes circonstances et une plastique avantageuse. Ce sera le joueur hype de l’autre côté des Alpes. Il termine par un petit bonbon et enfile tranquillement sa volée au fond, histoire d’ouvrir le compteur.

Conte : 19. Il a donné une leçon tactique à son vis-à-vis et s’est même permis de se casser le nez sur la tronche de Zaza pour déconner.

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