Contre Son Camp Rien à foot

Euro 2016. France – Albanie (2-0) : le bulletin de notes

Dr Cevan Bommel |  16 juin 2016

Buts : FRANCE : Griezmann (89e) et Payet (92e) pour les Bleus.

Tes super-héros se cognent ce rendez-vous du glamour et de la technique, alors chacun fait attention à sa ligne. Cevan Bommel la défense, Guilty le cœur du jeu (sic) et Breizh Maduiti ceux qui sont vers le but adverse.

 

DOCTEUR CEVAN BOMMEL

Torture, dépression, désillusion … J’ai zappé sur l’Instit sur Gulli en m’asseyant sur ma télécommande, je n’ai pas vu la différence de ryhtme. 

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Hugo Loris et son poteau

Le poteau : 20: Il a été efficace, propre, il a repoussé l’offensive albanaise à lui tout seul, écartant le danger en corner. À coté de lui, il y avait Hugo Loris, qui était plus Casper que Schmeichel.

Sagna : 10. On aurait préféré Bacari Saignant. Il avait réussi des centres intéressants les deux derniers matchs. Pas là.

Rami : 11. C’est le jeu qu’Adil a fait pendant 80% du match, avant de se rappeler qu’il pouvait participer au jeu de l’équipe. Il a fait un beau centre, son premier tenté en EDF (si, si, ce n’est pas une blague) qui a décrispé la France. Dommage qu’il ait attendu la 89ème. Une pensée jalouse pour les chevauchées de Chiellini.

Kosnielsky : non noté. Impérial face à l’absence d’attaque albanaise, il s’est absenté pendant le match pour faire un bisou à un ami tulliste en tribune, personne ne l’a vu du match, à part une tête ratée.

Evra : 14. C’est pour l’encourager. Il s’est beaucoup bagarré avec ses petits camarades. Il a essayé. Sa complicité testée avec Martial tient du langage des signes entre deux aveugles. Plus sérieusement, il est un vrai leader, s'impliquant, compensant par sa volonté, montrant l’exemple, il nous séduit sur le tard.

 

PROFESSEUR GUILTY

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Les mouvements autour de Dimitri

Attention…Ton Professeur Guilty, heureux de voir que les Bleus peuvent se défaire d’une grande nation de football.

Kante : 16. Kante dans le désert depuis trop longtemps, tu fais ce que tu peux pour te dégourdir. Indispensable dans ce milieu très limité. On ne sait pas s’il a une troisième jambe dans le slip, mais le nouveau Maké, c’est lui.

Matuidi : 3. Tu pourras la faire à nos potes de l’Equipe si tu veux, mais pas à nous. Tu es Matuidi Charrette depuis un bon moment. Et ce n’est pas Adrien, fidèle lecteur, homme de goût et fin tacticien qui dira le contraire.

Payet : 14. Double D lui a donné les clés du camion. Manque de chance, Dimi s’est retrouvé un peu con à l’épreuve du plateau, à tenter des manœuvres au milieu des plots bleus.

Pogba : 8. Le futur Ballon d’or annoncé ne le sera pas cette année. Ça, c’est certain. Entré à la mi-temps, alternant glissades, contrôles moyens, frappes dévissées et repli approximatif, Paul Pogburne n’a pas fait frissonner. N’oublions pas que nous parlons de Pogba, la note est donc en rapport avec le potentiel.

Deschamps : 10. Tenter un changement de tactique dès le départ et laisser Griezmann et Paulo sur la banquette, why not, se rendre compte que l’animation de l’équipe était aussi mauvaise qu’un après-midi guinguette en haute Corrèze et rectifier en passant en 4/3/3 et en faisant rentrer « la pioche », why not, par contre faire rentrer Gignac pour décanter une situation tout en conservant le système jusqu’au bout, non. Ça, c’est haram. Heureusement pour lui, la baraka le touche du bout des doigts. Comme toujours.

 

BREIZH MADUITI
Peinard puis grognon mais finalement soulagé

Martial : 0,5. Un nom belliqueux, mais alors ce n’était vraiment pas le jour de partir en guerre avec lui. Ces 80 millions d’euros de transfert à MU ont fondu comme des Anglais sous le soleil marseillais en une mi-temps. Pataud en tout, il manque de parachever son oeuvre d’une déviation malheureuse sur un centre albanais. Le puissant ailier qui fait des différences ressemblait plus au grand de la cour embêté par ses jambes. DD, pour garder la face, l’a sorti à la pause. Remplacé par Pogba (5) qui s’est également emmêlé ses grands crayons, avec une note presque artistique parfois. Il n’y avait pas que les crampons…

Coman : 11. Presque uniquement pour sa roulette de déglingo en fin de première mi-temps. Sinon généreux mais un peu tendre. Le King bavarois aux dents de lait était visiblement gêné de la tête par son renard. Dans le jeu, il a tenté de mettre le feu mais s’est souvent brûlé les ailes. Quand un dragster bute sur des tanks albanais, c’est souvent le plus gros qui gagne… Remplacé par Griezmann, inexistant comme le petit Antoine de la cour à qui tu fais jamais de passe. Mais Grizou a su sortir un joli coup de boule décroisé au bon moment. La marque des (futurs) grands.

Ça n'est pas aujourd'hui qu'Olive Etonne

Ça n’est pas aujourd’hui qu’Olive étonne

Giroud : 12. Olive est généreux. Olive sait mettre des coups de casque. Olive n’est pas élégant. Olive a du mal à régler la mire. Olive a un état d’esprit irréprochable. Alors DD a fait rentrer Dédé (Gignac). Dédé est généreux. Dédé n’est pas élégant. Dédé a un état d’esprit irréprochable. Alors sur une nouvelle attaque mal conduite, il laisse marquer Dimitri.

Deschamps : 10, comme Guilty. Il a exulté comme s’il était champion. Logique. Notre bonne vieille Dèche a eu chaud. Son pari audacieux Coman-Martial pour dynamiter l’Albanie a viré au flop. Mais Didier n’est pas le Domenech buté, alors il a changé. Presque comme le public français voulait. Griezmann-Pogba, ses punis du jours, sont rentrés le mords entre les dents. Grand seigneur et pas ingrat avec le peuple marseillais, il lui a offert APG. Au final, (2-0). Si t’as pas regardé le match, contrat rempli. A l’Italienne. Le jeu, notre DD s’en branle. Qu’importe le flacon, seule la victoire compte.

 Vélodrome : 15. « Putaing la gnac, les gars. Fais rentrer Gignac cong ! » La cabine de Margotton-Liza a été transpercée par la clameur du public local. François Hollande, qui préfère être au stade que dans la rue face aux manifestants, a vécu les 90 minutes intensément. Le match a ressemblé à son quinquennat. Poussif mais, contrairement aux Bleus, sans garantie de fin heureuse. La femme et le fils Payet ont monopolisé l’attention. Les Albanais torse poil aussi. Clément d’Antibes, à demi-empaillé, était là. Le public tricolore également. Pas de doute. On l’a entendu siffler à la mi-temps et hurler sa libération sur le but de Griezmann. 
optajean

 

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