Contre Son Camp Rien à foot

EURO 2016. France-Portugal (0-1) : le bulletin de notes

Professeur Guilty |  11 juillet 2016

Perdre une finale d’un Euro à la maison en prenant un but par Eder, c’est la chose la pire que tu puisses vivre de ta vie. Ne remuons pas le couteau. Voici les notes des bleus, sur 20, par tes trois héros désabusés.

But pour le Portugal : Eder à la putain de 109ème minute.

Faut pas trop le chauffer le Breizh ! Sinon il te dépose

Faut pas trop le chauffer le Breizh ! Sinon il te dépose

BREIZH MADUITI
Remonté comme un coucou, jamais aussi rapide sur un vélib pour aller se coucher qu’hier soir. Ce fil de fer de Froome peut avoir peur. 

Lloris : 12. Peut être pas assez vif pour aller au sol sur le but d’Eder, et encore. Le coton tige n’a pas grand chose à se reprocher. Il a même été décisif deux fois sur la seule vraie occase de ces très vilains champions d’Europe. Le capitaine aurait mérité de soulever la coupe rien que pour sa demie héroïque face aux Allemands.
Evra : 14. Pas toujours à son avantage lors de cet Euro, le Patoche est monté en puissance sur les deux derniers tours de piste. Souvent le cas dans les matchs couperets. Un gros discours d’avant-match et une partie plus que correcte. Son mental de compétiteur l’a décomplexé au point de se permettre un petit pont griezmannien en première mi-temps. Inutile. À en être totalement anéanti à la fin.
Koscielny : 15. D’accord, il lâche Eder sur le premier contact avant de revenir…mais trop tard. En même temps, comment prévoir la transformation d’un arroseur de pancartes en un canonnier comme lui ? Dur pour notre Lolo qui ne méritait pas de devenir le héros malheureux. Car tout le match, il a été  titanesque au duel, dans la lignée de son Euro magnifique.
Umtiti : 14. Le héros à jeun des soirées qui ramène les copains bourrés en voiture a encore livré une prestation solide. À croire que le Barca va enfin avoir un jour de vrais défenseurs. Au rang des belles surprises de cet Euro avec ses potos N’Ggolo et Moussa.
Sagna : 16. C’est simple, le Bac a fait un match XXL dans tous les Sens du terme. Le danger côte portugais n’est jamais venu de son côté. Une véritable muraille. Offensivement, il a continué à réussir des centres… sans casques à la réception, hélas. Une compétition en mode patron. À défaut d’avoir une serpillière sur la tête comme avant, il aurait mérité la plus belle médaille autour du cou.
Les ailes, c'est pas trop pour Dimi

Les ailes, c’est pas trop pour Dimi

DOCTEUR CEVAN BOMMEL
Qui avait malheureusement tout senti avant les autres. Le petit message glissé avant le match « Je ne suis pas serein » a pris tout son sens.

Matuidi : 10. Il a semblé se remettre en forme sur cette fin d’Euro. Mais un joueur seulement physique à 80%, c’est dommage, c’est banal. Il s’est battu. Le minimum.

Pogba : 8.  Curieusement très défensif, il avait oublié son culot et sa vitesse au vestiaires. L’admiration pour Kanté, sûrement.  Ou le stress de la jeunesse.

Payet : 10. Depuis qu’il a été replacé sur l’aile, on voit ses limites. Lui si costaud en 10 au début de l’Euro a disparu.  L’histoire de sa carrière.

Coman : 7. La fougue de la jeunesse, de l’énergie, mais Coman perdre autant de ballons…

Un peu faiblard hier côté lumières chez les bleus

Un peu faiblard hier côté lumières chez les Bleus

PROFESSEUR GUILTY
En famille, tension maximale dans la pièce à vivre (ou survivre selon les matchs).

Giroud : 5. Coincé entre la Pépinière et le bloc de Fonte, Olivier est redevenu Giroud, le vrai, le mec incapable de peser, celui qui vient de Tours, celui qui fait banquette à Arsenal. Un juste retour des choses. Dommage que ça n’ait pas pu durer un match de plus.

Griezmann : 8. Aïe. Celui qui allume la lumière habituellement n’avait qu’une vulgaire basse consommation Marque Repère de chez Leclerc dans la poche. Et vu ce qu’il avait à côté de lui en attaque, il aurait pourtant fallu des spots de salles de concerts. Encore des larmes donc pour notre ange venu du ciel.

Gignac : 0. Merci.

Deschamps : 10. La bonne composition de départ, certes, mais faire rentrer Gignac dans ce match relève du suicide. Pourquoi ne pas avoir fait rentrer Martial ou Rami en pointe ? N’importe qui sauf lui ?
SDF : 7. Non, ça ne sera donc décidément jamais un stade de foot. Ambiance moyenne, pelouse dégueulasse, froid comme du marbre. Alors quand, en plus, tu prends la plus grosse désillusion de la décennie dessus…

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