Contre Son Camp Rien à foot

EURO 2016. Italie-Espagne (2-0) : le bulletin de notes

Professeur Guilty |  28 juin 2016

Buteurs : Chiellini 33ème, Pellè 91ème.

Quand on sort premier de poule en battant la Belgique dès le début de la compétition pour finalement se taper l’Espagne en huitièmes, on ne peut pas dire que ce soit l’extase. Il en faudra malgré tout plus pour décourager les Italiens qui ont bouffé des Espagnols en long, en large et en travers. Bulletin de notes spécial azzurri parce que ta Team CSC ne note pas les loosers. Surtout quand ils marchent pendant 90 minutes. Comme tu peux t’en douter, ton Prof Guilty va se faire une joie de sortir le carnet.

Vu comme ça, on comprend mieux pour les Espagnoms se sont fait marcher dessus

Vu comme ça, on comprend mieux pourquoi les Espagnols se sont fait marcher dessus

Buffon : 17. Un arrêt déterminant sur une frappe du Pique(t) à quelques minutes de la fin lorsqu’il y avait toujours 1-0, deux autres parades plus simples, mais importantissimes. Avoir le meilleur du monde, même à 38 ans, ça aide.

Barzagli : 14. Toujours le plus discret des trois monstres de derrière, Barza nous sort le match propret, sans tambour ni trompette. Au calme. Nolito ? Il voit vaguement qui c’est.

Bonucci : 18. Que dire ?

Chiellini : 18. David qui ? Silva ? Non. Connaît pas. Et pour couronner le tout, le natif de Pise claque un pion bien senti histoire de s’ambiancer un peu et de montrer à De Gea qu’il est gentil, mais qu’il est l’heure d’affronter son affaire de zizi sur mineure. Les pères de famille sont comme ça, ils rappellent à l’ordre.

De Rossi : 13. Lui, il n’est pas en aisance respiratoire comme Kante. Sorti complètement carbonara à la 54 ème minute, il a fait le job en basant son jeu sur du poil et des charges de briscard. Remplacé par Thiago Motta qui s’est bien échauffé, prêt pour une éventuelle prolongation.

Parolo : 12. Il a l’oeil du tigre, le physique du guépard et la dernière passe du Evra. C’est con. Il reste important dans le 3/5/2 de Conte.

Giaccherini : 15. Le fou furieux s’est amusé comme un môme face à ces Espagnols amorphes. Il lui a manqué parfois un brin de lucidité, mais sincèrement lui en vouloir serait exagéré.

De Sciglio : 16. D’après Opta, les rois de la stat’, il fait un bon match tous les 36 du mois. Ça tombe bien, c’était aujourd’hui. Devant, derrière, c’est du tout bon.

Florenzi : 15. Le côté droit, c’est son petit chemin champêtre. Il s’y ballade, de poste en poste au gré des coachs et des saisons. Jordi Alba ? C’est quoi ça ? Une marque de sacs poubelles ? Remplacé par Darmian pour apporter un peu plus d’assise défensive.

Eder : 17. Typiquement le mec que tu ne veux pas te prendre au marquage. Il est chiant, il va vite, il joue tout à 200%, il dribble, il joue en une touche, il alterne, il ouvre sa gueule et il t’emmerde. Remplacé par Insigne, le même en plus petit.

Pellè : 18. Le beau gosse a tellement fait l’amour à Pique dans ce match que Shakira en serait tombée enceinte par effet domino. Son but final le récompense. Un match de haut vol.

Conte : 19. On prend les mêmes et on recommence. Contrairement à Deschamps, Antonio ne se plante pas sur la compo de départ. 11 guerriers très bien préparés et en avant Guingamp. Son saut de cabri au dessus du banc et son coup de pied dans le ballon de dépit le long de la ligne de touche, fou de rage devant un contrôle raté de Giaccherini resteront de belles images de cet Euro et donne une indication de la pression émotionnelle qu’il doit mettre à ses hommes.

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