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EURO 2016 – Portugal-Pays de Galles (2-0) : le bulletin de notes

Breizh Maduiti |  7 juillet 2016

Portugal – Pays-de Galles : 2-0 (0-0)
Buts. Ronaldo (50e), Nani (53e)

Si Gareth, orphelin de son copain Ramsey, avait été moins seul, ses Dragons auraient pu cracher du feu. La timBale est revenue, en toute logique, à son poto(s) Cristiano, décisif une fois de plus. Les meilleurs ont gagné, sans être flamboyants, comme depuis le début. L’enjeu a une nouvelle fois pris le pas sur le jeu, avec cette demi-finale jouée sur le rythme du jubilé de Luis Figo. Une constante depuis le début de l’Euro.

PORTUGAL
Sous l’oeil blasé de Breizh Maduiti, affalé sur son canapé

Il a été super, Nani ! Portugal ! Portugal ! Portugal !

Il a été super, Nani ! Portugal ! Portugal ! Portugal !

Rui Patricio : 12. La barbe la mieux taillée du Portugal ne dégage ni sérénité, ni élégance dans ses buts. Il n’empêche, son sens du placement et son envergure de joueur de volley, lui permettent d’assurer l’essentiel : ne pas prendre de pion à la con tel un vulgaire goal anglais.

Cédric : 8. Le talon d’Achille portugais joue au poste de latéral droit. Après le flippant Vierinha, sa doublure a fait vrombir son moteur de dragster et étalé à toute l’Europe les limites de son homonyme de la BD. Un Bacary Sagna du pauvre sur les centres. C’est dire.

Fonte : 16. Il en avait visiblement soulevé beaucoup. Pas rapide mais alors, quel roc. Les Bale et consorts ont rebondi sur lui toute le match.

Bruno Alvès : 13. Une attitude de biatche en fin de match, pour une biscotte bien méritée. Parti pour se faire la Mangala de l’été, le vieux dépanneur portugais a fait le taf. L’artisanat, la spécialité d’un pays.

Guerreiro : 14. Quand on voit la performance du petit Merlu, on se dit que Dortmund a eu le nez creux. En attendant, Raph’ a choisi le pays de ses ancêtres et Patrice Evra erre toujours dans le couloir gauche en équipe de France. Euro de merde.

Danilo : 15. Un style dégueulasse ce fake (le vrai Danilo évolue au Real). Il est long, emprunté, mais toujours bien placé et chargé en grinta. La sentinelle-tourelle black a failli faire trembler les filets mais Hennessey a refusé, au dernier moment, de faire une Arconada.

Adrien : 10. Le relayeur du Sporting obtient la moyenne pour sa belle gueule. Mais quand il sort, tu ne te rappelles pas de l’avoir vu et te demandes ce qu’il fout là. Joueur fantôme remplacé par le Casper monégasque Moutinho, invisible aussi.

Joao Mario : 16. Si merci ! Et si ma, et si mais si mais si, mais si merci ! La caution samba des Lusitaniens a fait danser la défense galloise. Luigi Colange, l’homme de terrain de BeIN, a kiffé son cousin, destiné à partir du Sporting au prochain mercato.

Renato Sanchès : 17. Bon d’accord, il a 24 ans et non 18, comme le martèle Guy Roux, avec 10 Chablis dans le museau. Quoi qu’il en soit, il va vite, très vite, voire trop vite parfois pour lui et ses coéquipiers. Jeunesse fougueuse va apprendre à sa canaliser au Bayern. Obrigado quand même. Remplacé par André Gomès, plus André que Gomès.

Ronaldo : 18. Il marque sur une détente d’athlète et taupe une frappe qui devient décisive. Peu importe les coups-francs foirés, en 2016, Cristano a retrouvé son modjo quand Messi a un pied en taule à la moindre connerie. Beau cru 2016 et objectif ballon d’or presque atteint. Suuuuuu!!!!

Nani : 15. Super, ce soir. Une déviation de renard pour doubler la mise. Des courses et encore des courses. L’éternel espoir a mouillé le maillot. Remplacé par Quaresma. Un Ricardo, un vrai, servi bien frais à l’aube des arrêts de jeu.

*La Team CSC n’a pas noté des Gallois, trop à la peine en seconde mi-temps. Bale a tenté, en vain, de gagner le match tout seul. Un seul Ramsey vous manque et tout un pays est dépeuplé. Une beau clapping quand même pour leur super parcours !

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