Contre Son Camp Rien à foot

EURO 2016. Suisse – France (0-0) : le bulletin de notes

Professeur Guilty |  20 juin 2016

Une pelouse superbement dégueulasse, un ballon percé, des maillots suisses en papier. Bienvenue dans ce Suisse-France au stade Pierre-Mauroy de Lille. Côté foot, les Bleus ramènent le point qu’il manquait pour être certain de finir premiers du groupe avec une équipe largement remaniée. Alors, ils étaient comment ces Français ? Réponse avec ton Breizh Maduiti qui s’est chargé de passer au crible la défense et le sélectionneur, ton Prof Guilty le reste.

BREIZH MADUITI
Un peu chafouinou et frustré. Il attend le réveil de l’EDF mais le sommeil est profond.

Pavlov, un ami vétéran Russe d'Evra avec qui il avait combattu pour libérer la France

Pavlov, un ami vétéran Russe d’Evra avec qui il avait combattu pour libérer la France

Lloris : 14. Avec une fraise tagada d’encouragement pour ses relances au pied qui ont dépassé la ligne médiane. Au chômage technique.

Evra : 6. Patoche a fait un match de vétéran ce soir. On l’a vu errer en défense, plomber les attaques quand il touchait le ballon devant. Son air arrogant lui permet de préserver l’essentiel : sa dignité. Et pendant ce temps-là, Digne attend sagement sur le banc et prend soin de sa coupe de Tintin version football. Imaginez Milou avec une crête…

Koscielny : 17. Le défenseur polonais est en pleine hype dans cet Euro. Le Tulliste n’a que des origines lointaines mais a démontré une fois de plus sa solidité. Comme quoi on peut être sec comme un frite et faire peur à une horde d’attaquants. Malin, le Gunner a pris une biscotte totalement injustifiée pour s’assurer le soutien indéfectible du peuple.

Rami: 13. Il décolle petit à petit l’étiquette de boulet de la défense centrale. Certes c’est pas l’assurance tous risques mais Adil a du cœur. Il s’épanouit même en attaque. Après avoir surpris sur ce magnifique centre décisif pour Griezmann mercredi, il a provoqué un élan de sympathie sur ce retourné kamikaze. Bon pour son image d’un côté des Alpes. De l’autre, en revanche, il risque d’être jugé trop dangereux pour ouvrir un compte.
Sagna : 10. Ni nul, ni bon. Passable. Mais ça  passe sans repêche pour le Bac’.
Deschamps : 12. Une compo pas sexy sur le papier mais plutôt efficace. Paradoxalement, le meilleur match des trois. Côte risque, un peu p’tit kiki le DD. Pour le panache, repassez. Mais seul le résultat compte. On va finir par le savoir. Tant que ça dure jusqu’au 10 juillet au soir…
PROFESSEUR GUILTY
Plutôt emballé par l’animation globale de l’équipe (comparé aux deux matchs précédents). Pas gêné par le manque de possession. Mieux vaut avoir les occasions.
Allez cours Kingsley ! Cours !

Allez, cours Kingsley ! Cours !

Cabaye : 10. Une première mi-temps avec une activité et une clairvoyance louche. Heureusement, tout est rentré dans l’ordre en seconde période.

Sissoko : 17. Malheureusement pour lui, chaque ballon touché était associé à « puissance » par Denis Balbir, l’as du mic’. Un peu trop réducteur pour un mec totalement sous-coté, mais toujours bien placé et surtout extrêmement propre dans son jeu. À des années lumières de ce que Matuidi propose actuellement. Bon…ça reste quand même Moussa, il détourne le coup-franc de Payet qui semblait prendre la bonne direction. Juste pour rigoler.

Pogba : 14. Artificier dès le départ avec des mèches allumées à la chaîne, Paulo nous a clairement montrés que son cœur penche à gauche. Comme tout mec qui fait des bras d’honneur à la France en ce moment. Présent aussi à la récupération, dans le bon tempo. Hormis ses glissades, dignes des plus grands spectacles sur glace, on peut dire qu’il a mis tout le monde d’accord et en a profité pour bien soulager Pat l’escroc.

Coman : 3. Bonne nouvelle, il a validé sa qualification pour les JO de Rio, en réalisant les minima sur 100, 200 et 400 mètres. Mauvaise nouvelle, sur le plan footballistique c’est une véritable catastrophe. Il a absolument tout raté. Ça commence à suffire les fiflots qui font des tout-droit. Remplacé par Payet, qui a eu la bonne idée de faire exactement l’inverse. Lever la tête, réfléchir, réussir ses passes et tenter des frappes (très dangereuses).

Griezmann : 8. Toujours pas la lumière pour Grizou. Seulement quelques légers scintillements. C’est triste. Remplacé par Matuidi (!) histoire d’apporter un peu plus de technique.

Gignac : 0. Ben alors ? On n’attend pas Dédé ? Et le pire, c’est que le mec a le 10 dans le dos.

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