Contre Son Camp Rien à foot

Guide du footard – SUISSE (groupe A)

Professeur Guilty |  7 juin 2016

La Suisse, toujours dans la place quand ça sent la fraîche

La Suisse, toujours dans la place quand ça sent la fraîche

L'Histoire

Il y a une chose que les Suisses savent très bien faire : se placer là où il faut et être le plus discret possible. C’est comme ça. Depuis le fameux « 1515 Marignan » que tout le monde connaît (sans savoir exactement ce que c’est), plus une guerre en dehors des frontières. En interne, après quelques passages tendus, surtout entre le 15ème et le 19ème siècle, la Suisse s’est dit qu’elle allait plutôt axer sa réputation sur la durée de vie des citoyens, le vaccin, le chocolat, le fromage, les montres et les banques. Un petit traité annonçant une « neutralité perpétuelle de la Suisse » et bingo. De nombreuses organisations internationales déboulent le sourire aux lèvres pour y poser leur siège et leurs billets, dont le FMI, l’Unesco, l’OMS, l’UEFA et la FIFA. Sur le plan footballistique, idem. Des participations à l’Euro minables (1996, 2004, 2008 en tant que co-organisateur avec l’Autriche) où elle n’a jamais passé le premier tour, des mondiaux pas très folichons (au mieux des quarts en 1934, 1938 et 1954 en tant que pays organisateur). Pour résumer, la nation est là, elle participe, mais provoque l’indifférence totale. Faut quand même pas déconner. La devise ? « Unus pro omnibus, omnes pro uno ». Du latin, histoire de se la péter, qui veut tout simplement dire : « C’est un pro du minibus, c’est un pro de la Fiat Uno ».
L'équipe

Les grincheux légèrement xénophobes du pays vont souffrir. Le 23 de la Nati est presque exclusivement constitué de joueurs d’origines étrangères. On retrouve (Fabio) grosso modo les mêmes que d’habitude. À la volée : Johan Djourou (Hambourg), Stephan Lichtsteiner (Juventus Turin), François Moubandje (Toulouse, oui, Toulouse, le TéFéCé), Valon Behrami (Watford), Blerim Dzemaili (Genoa), Gelson Fernandes (Rennes), Admir Mehmedi (Bayer Leverkusen), Xherdan Shaqiri (Sha moitié dans ton lit, Stoke City), Haris Seferovic (Eintracht Francfort) et la nouvelle coqueluche tout fraîchement arrivée du côté d’Arsenal, Granit Xhaka, un blase en hommage au matériau naturel ayant l’aspect d’une roche à structure grenue et à Shaka Ponk. Tu le constates toi-même, cette sélection est composée de joueurs moyens, évoluant dans des clubs moyens, avec des noms moyens, des maillots moyens, un public moyen. C’est tiède.

La tête de cul Zemmourienne sera contente, sa thèse de l'échec des équipes à dominante de joueurs d'origines étrangères va perdre

La tête de cul zemmourienne sera contente, sa thèse de l’échec des équipes à dominante de joueurs d’origines étrangères va être démontrée

Chances de gagner : 0,3 % $

Il n’y a aucune raison que ce soit pour cette fois. Qualifiée péniblement pour la compétition, cette team ne ferait même pas trembler un grabataire. Tombée dans la poule avec la France, la Roumanie et l’Albanie, ses chances sont limitées. À la limite, pouvons-nous espérer un huitième. Tout dépendra du montant de la caisse noire versée à l’UEFA. Ami parieur, ne compte quand même pas trop là-dessus, la fédération préfère probablement laisser le cash dans les coffres.

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