Contre Son Camp Rien à foot

Guide du footard – TURQUIE (groupe D)

Professeur Guilty |  8 juin 2016

Même quand on est classe, il y a toujours une bonne vieille moustache qui traîne

L’Histoire

Trait d’union entre l’Orient et l’Occident, la Turquie, ex Empire ottoman, n’est pas rien. Tricard de l’UE, elle a quand même la joie de participer aux compétitions de football. T’as le droit de t’amuser, mais ne vient pas quémander notre monnaie. Voilà en gros le message que tout ça véhicule. Outre faire des kébabs, avoir un richesse patrimoniale énorme et se tirer la bourre avec les Grecs, le pays a quand même une base solide en matière de football. Des clubs mythiques, Fenerbahçe, Beşiktaş, Galatasaray, avec un public à t’en défriser la touffe à Fellaini. La Turquie vit football, pense football, transpire football. Sur le tableau de chasse, deux phases finales de coupe du monde, une en 1954 en Suisse, sans succès et la superbe troisième place en 2002 en Corée du Sud/Japon. Concernant l’Euro, notons une belle demi finale en 2008 perdue 3 à 2 dans un match épique contre l’Allemagne, grande terre d’accueil de ce peuple (c’est aussi souvent la mannschaft qui se récupère les meilleurs joueurs d’origine turque dans la sélection). Il y aura aussi eu un quart en 2000 et une élimination au premier tour en 1996. Du poil, voire de la grosse stache, du talent, de la technique, du cuissou trapu, la « Ay Yildizlilar » (l’équipe au croissant et à l’étoile) fait toujours son effet.

L’équipe

On va tuer le suspense tout de suite : Erding est passé à la trappe. À moins d’être un spécialiste du championnat domestique, peu de joueurs vont te parler, par contre, si le tréma et la cédille sont tes passions, tu vas être servi. Fatih Terim, le très expérimenté sélectionneur, s’est tourné vers une alliance entre des joueurs des trois plus grands clubs du pays. Commençons par ceux de derrière avec par exemple Balta (Galatasaray, « le Balte » en turque), Gönül (Fenerbahçe, le « gros nul » en turque), Özbayrakli (Fenerbahçe, « la raclure du pays d’Oz » en turque), au milieu on aura du bon vieux Mehmet Topal (Fenerbahçe, « la taupe » en turque), Hakan Çalhanoğlu (Leverkusen, « ne sale pas la glue » en turque), Ozan Tufan (Fenerbahçe, « pour toi, fan » en turque) et bien sûr Nuri Şahin (Dortmund, « se nourrir salé » en turque) et le maître à jouer Arda Turan (FC Barcelone, le « VW Turan tdi 115cv ardent » en turque). Devant, seulement trois attaquants sélectionnés, Burak Yilmaz (Beijing Guoan, « beurk l’image » en turque) plus de 120 buts dans son pays, parti se ressourcer financièrement en Chine, Cenk Tosun (Beşiktaş, « cinq plus un » en turque), le jeune buteur prometteur (24 ans), né en Allemagne et Emre Mor (Norsjaelland, « je souhaiterai décéder » en turque), 18 ans, prodige, qui vient de signer à  Dortmund, invité à humer le parfum des grandes compétitions.

Quelle sauce chef ?

Quelle sauce chef ?

Chances de gagner : 5,5 %

Le prix moyen d’un kébab avec frites. Cette équipe sera indiscutablement chiante à jouer. Reste à savoir jusqu’où le destin les mènera. Tombés dans la poule probablement la plus relevée de la compétition, nos amis du jour vont devoir cravacher sévère face aux Tchèques, aux Croates et aux Espagnols pour sortir vivant de se bourbier.

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