Contre Son Camp Rien à foot

Juve-Barcelone : 3-0 – le bulletin de notes

Professeur Guilty |  12 avril 2017

Certains le disent, mais au fond d’eux ne le pensent pas vraiment. La Juve est un grand d’Europe. Sans réaliser aucun exploit hier face à une équipe à son vrai niveau, ils ont déroulé tranquillement, prouvant, s’il fallait encore le faire, qu’avoir la possession ne sert à rien dans ce sport quand on ne sait pas quoi faire du ballon. Ton Prof’ Guilty, en bon italien s’est chargé de noter la Juventus, ton Breizh Maduiti les cata-lents.

Ne sois pas inquiet pour eux. Les Turinois savent mettre des tartines

Ne sois pas inquiet pour eux. Les Turinois savent mettre des tartines

Juventus :

Buffon : 17. Le boss réalise LA parade devant Inesta à un moment-clé de la rencontre. C’est justement la différence entre les 3 grands gardiens (Neuer, De Gea et lui) et les autres. Pour le reste, il s’est contenté de réceptionner les passes-tirs adverses.

Dani Alves : 18. Surtout présent pour assurer un marquage appuyé sur l’autre branleur de Neymar, ce qu’il a malgré son âge avancé, parfaitement réalisé. Lui qui est habituellement si offensif a parfaitement bien appliqué les consignes du coach. Comme quoi, on peut obéir et courir quel que soit son palmarès.

Bonucci : 18. Le défenseur central plus technique que 70% des attaquants pro a encore une fois tenu son rang. En qualité de libero, il a assuré parfaitement ses relances et ses interventions. Un match trop facile pour lui. Pas le dernier quand il s’agit de mettre un coup de pression sur l’arbitre ou sur les adversaires.

Chiellini : 19. Un match de gros crevard. Tout à l’arrache, comme d’hab’. Suarez, il n’en a rien à branler et son action sur Mascherano, le promenant comme un enfant, reste une belle marque d’irrespect contre un mec qui généralement aime le duel malgré son physique de pucelle.

Sandro : 15. Ah ben c’est sûr que c’est pas Patrice Evra. Sérieux et sûr, Alex n’est pas le mec qui te fera lever de ton siège, mais c’est pas non plus le mec qui se fait lever.

Pjanic : 17. En plus d’être techniquement au-dessus et de placer des coups-de-pied arrêtés comme des missiles téléguidés, Mira a pris beaucoup de volume de jeu depuis qu’il est en Italie. Les pâtes lui réussissent. Assurément un transfert bonne pioche de l’été. Une pensée particulière pour Pogba qui pour des raisons inexplicables a préféré quitter ce grand club pour rejoindre la mascarade Manchester.

Khedira : 15. Un cœur gros comme celui d’un taureau, Sami est redevenu le joueur qu’il était avant sa grave blessure au genou. On lui souhaite bon vent et on croise les doigts pour qu’il n’y ait pas de rechute. C’est un joueur valeureux que tout amateur de foot se doit d’aimer.

Dybala : 19. « La Joya », le joyau si tu préfères, a illuminé le match par son sang froid et sa classe naturelle. Un jeu simple, mais terriblement efficace. Il crucifie les espagnols en 22 minutes sur deux frappes instantanées parfaitement placées. Là encore, c’est la différence entre les joueurs de classe mondiale et les autres. On t’aime ici Paulo.

Cuadrado : 18. Voilà un joueur qui ne fait pas de vague et qui pourtant joue remarquablement juste. Rapide, intelligent dans ses distributions, Juan est un pion utile d’Allegri. Sorti sur une torsion de la couille, il n’en restera pas moins une pièce maîtresse pour placer des banderilles au retour.

Mandzukic : 16. Reconverti ailier gauche depuis un petit moment, ce qui n’est absolument pas dans ses cordes, Mandzu s’adapte comme il peut. Il défend comme un chien et fait sa grosse salope pendant 95 minutes. Très utile.

Higuain : 15. Pipita réalise une performance bluffante dans la construction du jeu. Il redescend et organise sans perdre le ballon, presse, se rend disponible. A la finition, c’est moins ça, gâchant un 1 contre 1 face au gardien. Dommage.

Rien à dire sur les remplaçants, qui ont fait le job.

Allegri : 19. Comme d’habitude, il a préparé son match avec le plus grand des sérieux. Son gros troll en faisant rentrer Lemina qui ne joue jamais est un coup de génie. Se permettre ça en quart face au Barça, c’est beau.

FC Barcelone :

Une vieille Peugeot rousse dégueulasse. Tu vois de qui on veut te parler

Une vieille Peugeot rousse dégueulasse. Tu vois de qui on veut te parler

Ter Stegen : 5. Un troisième poteau inutile. Main molle sur le 2e. Relances flippantes. Marc-André, c’est un cousin de la marque de pompes en faillite ?

Sergi Roberto : 8. Le héros du Camp Nou était la victime de la catin Mandzukic au Juventus Stadium. Courageux face à tant de vices.

Piqué : 2. Préfère s’occuper du boule de sa Shakira plutôt que de serrer Dybala. Comme on te comprend, Gégé.

Mascherano : 2. L’ancien pit’ des potreros qui s’arrachait presque l’entrejambes pour son pays s’est fait écraser comme un vulgaire chihuahua par Chiellini sur le 3e. C’est parfois moche de vieillir.

Umtiti : 10. Le Frances était le meilleur blaugrana sur le terrain. Et de loin. Retourné en seconde à ses premiers amours de latéral gauche, il a presque éteint le feu Dybala et failli planter un casque. Seulement, quand la défense en prend trois, difficile de se planquer…

Mathieu : 1. Un roux tout paumé qui fait des centres mendyesque comme à Sochaux. Et c’est faire insulte à la ville de Peugeot.

Rakitic : 4. Ah bon, il y avait un autre Croate sur le terrain ? Oui, blond, les épaules basses et gentil. Difficile à reconnaître, en effet.

Inesta : 3. Appel de fou et parade de Buffon. C’est tout et trop peu pour le génie au physique de cadre dynamique qui s’est cantonné à mettre des brins au milieu comme un vulgaire De Jong.

Messi : 9. Leo est fort, il peut passer dans des trous de souris et collectionner les reins adverses. Par contre, quand ses copains ne sont pas au diapason, il n’est juste qu’un mec doué à la barbe suspecte. Et le sport chez les hipsters, c’est pas trop ça…

Neymar : 5. L’attaquant talentueux le plus tête à claques du circuit a rallumé le moteur pour le dernier quart d’heure. Un peu tard. A sa décharge, lors des 75 premières minutes, il a mangé caramel sur caramel. Oui, en Italie, on aime souvent Paris et on n’oublie rarement le bourreau.

Suarez : 4. Luis a foiré tout ou presque. Chiellini est reparti l’épaule intacte. Black day.

Luis Enrique : 1. Vouloir copier l’organisation tactique de la Juve, pourquoi pas. Le risque était grand et Louis Henri est un piètre parieur quand il ne s’agit pas de remontada. Résigné ? Pas si sûr. Sur un malentendu au retour… Or la probabilité frôle le zéro de l’autre côté des Alpes. Oh salut Thiago Silva. Qu’est-ce que tu fais à Turin ? En formation posage de couilles ?

 

 

 

Je laisse un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *