Contre Son Camp Rien à foot

Lazio de Rome – Milan AC : le bulletin de notes

Professeur Guilty |  2 novembre 2015

chagrin-d-ecole. NOTES

Voilà un match très important d’un point de vue comptable en Série A. Peut-être la dernière chance pour le Milan AC de rattraper le bon wagon. Avec 4 joueurs qui avaient joué à la Roma avant le Milan, autant te dire qu’il n’en fallait pas beaucoup pour les motiver. Un match intéressant et intense pendant 80 minutes avant que cela devienne un brouillon immense. Tout le monde voulait que ça s’arrête, le match était plié.

Victoire du Milan 3 à 1. Andrea Bertolacci (25ème), Philippe Mexes (53ème), Carlos Bacca (79ème), réduction de l’écart par Ricardo Kishna (84ème).

Stadio Olimpico : 15/20. Pas totalement rempli mais des chants sans discontinuer. Aucune connotation raciste dans quoi que ce soit, même mené 3 à 0 à la maison, c’est déjà pas mal.


Commentateurs (BeIn sports) : 14/20. Philippe Genin avait un nouvel acolyte hier soir, Grégory Paisley. L’ancien parisien. Très sérieux, Greg’ manque un peu de fun mais donne tout pour tenter d’analyser. Certaines phrases un peu convenues. Jean-Claude Convenant.


Lazio : 4/2/3/1 façon trou normand entre l’attaque et la défense.

Federico Marchetti : 07/20. Un poteau, trois aller-retour dans ses filets pour aller chercher la boule au fond, c’est pas une très bonne soirée. Légèrement fautif sur le premier en relâchant la frappe de Cerci, pris de court dans sa sortie sur le deuxième. Dur.

Dusan Basta : 13/20. 150ème en Série A hier soir pour le Dus’. Match compliqué où il a bien compris qu’en face, Bonaventura est un joueur de grande classe mais s’est accroché et basta.

Mauricio : 12/20. Rien à voir avec Pochettino, Mauricio a tout éteint pendant un bon moment, véritable patron de sa défense, complètement abandonné par son milieu, il a fini par lâcher la tête et se mettre au niveau de ses potes.

Santiago Gentiletti : 08/20. Il vient de Brest et sur ce genre de matchs, ça se voit. Le football ce n’est pas de la magie. Bacca, n’est pas un attaquant de Ligue 2.

Senad Lulic : 1/20. Jamais on aura vu un latéral autant perdu sur un terrain. Il faut vraiment espérer pour lui que c’était une consigne. Toujours complètement à l’ouest sur les replis défensifs, une élégance digne d’un rugbyman balle au pied quand il lui arrivait de toucher un ballon et pour finir une claque dans la caméra après le match qui le filmait en gros plan pour montrer à quel point ce joueur est bidon. Bien ouej gros. Un point pour lui, il est resté jusqu’au bout du match.

Ogenyi Onazi : 14/20. Quand tu t’appelles Onazi, que tu joues à la Lazio et qu’en plus tu es africain, c’est louche. Tellement louche qu’il est sorti à la mi-temps. Intéressant balle au pied et en récupération pourtant. Un choix plus stratégique tant Rome a bu le bouillon au milieu qu’une sanction de la part du coach. Remplacé par Danilo Cataldi, le frère de Benjamin, 06/20, qui n’a servi à rien, comme son frère.

Lucas Biglia (cap.) : 09/20. Toujours très bon sur coups de pied arrêtés, dans le jeu par contre, il a fait comme toute l’équipe, il a cherché la lumière au bout du tunnel, sans jamais la trouver.

Antonio Candreva : 10/20. Exiler un joueur de cette classe sur son côté et lui demander de sniffer la ligne blanche avant la soirée en boîte pour faire uniquement des centres est un gâchis total. Remplacé par Ricardo Kishna à la 63ème, propriétaire du fameux bus des bleus pendant la coupe du monde 2010. 14/20 pour lui, remuant, auteur du seul but de son équipe. De belles qualités de dribbles.

Sergej Milinković-Savić : 03/20. Un nom à faire passer Nathalie Nathalie Kosciusko-Morizet pour une amatrice, Sergej a voulu se la péter en jouant 10. Résultat, il n’a pas touché une bille. Remplacé par Alessandro Matri à la 71ème, qui continue son giro. 11ème club en 13 ans de carrière. Non notable, il n’a pas touché la balle.

Felipe Anderson : 3/20. Annoncé comme peut-être le plus grand joueur brésilien après Neymar, le génie est venu sans sa lampe.

Miroslav Klose : Non notable, il n’a pas pu avoir un ballon, à son âge on ne va pas non plus lui demander de faire le jeu.

Stefano Pioli (Coach) : 05/20. Sa formation qui était invaincue à domicile cette saison a bu la tasse, sans sucre. Incapable de corriger le tir des errements de son milieu, il se prive du talent de Candreva en le laissant à droite, même si on sait que la droite est un endroit bien aimé à la Lazio, on ne peut pas tout pardonner. Le placement de Lulic, si c’est une consigne, est suicidaire. La rentrée de Kishna était en revanche bien sentie.


Milan AC. 4/3/3 qui vient en replacement d’un 4/4/2 diamant qui n’a jamais marché.

Gianluigi Donnarumma : 18/20. Attardons-nous sur lui 2 minutes si tu le veux bien. Gigi a 16 ans, c’est le deuxième plus jeune joueur de l’histoire du Milan à jouer en pro après un certain Paolo Maldini dont tu as peut-être déjà entendu parlé. Il est titulaire un an avant Buffon et Peruzzi, non pas par défaut mais par choix. 1,96 m sous la toise, la soupe à maman était bonne. Des couilles grosses comme des boules de bowling, il leur a tout fait hier soir. Sorties très hautes à la Neuer, dribble derrière la jambe sur un pressing où 99% des gardiens auraient tenté une frappe qui aurait été contrée, relances court/long, arrêt réflexe sur un un contre un, perte de temps malgré les sifflets sans jamais paniquer, hallucinant. Il va même jusqu’à gueuler sur Alex ou Mexes pour les replacer. Numéro 3 dans la hiérarchie en début de saison, il a envoyé Abbiati en pré-retraite et Diego Lopez sur la banquette. Non mais franchement, il n’y a plus de respect. Sur le but encaissé, il est fusillé à bout pourtant suite à un relâchement total du chat De Sciglio. Un conseil, si tu veux que ton fils soit un bon gardien, appelle-le Gianluigi, Jean-Louis en français.

Mattia De Sciglio : 06/20. Le petit chaton n’avait pas envie de jouer hier soir. Trop timide, il cherchait maman du regard dans les tribunes.

Alex : 13/20. Présent dans tous les duels aériens, tellement présent qu’il sort par K.O. sur un corner, remplacé par Mexes à la 51ème qui faisait son grand retour sur un pré. Numéro 5 dans la hiérarchie, il marque sur son premier ballon d’une tête rageuse. Le reste n’est que rêve éveillé. Tacles précis, interventions judicieuses, il a pris la défense en main. Le vrai taulier. Il termine dans les bras d’un Mihajlović enchanté. Comme quoi, il ne faut jamais rien lâcher. 17/20.

Alessio Romagnoli. 15/20. Soirée tranquille, il a pu laisser aux filles le loisir de bien l’observer.

Luca Antonelli : 14/20. Un peu comme un Maxwell, tu sais que Luca ne ratera jamais un match. Pas du tout inquiété sur son côté, il a contenu tout le monde dans un mouchoir de poche pour se moucher dedans.

Jauraj Kucka : 13/20. Tout à l’araj, il a fait son matj, s’il ne sort jamais du onj de déparj, c’est sûrement pour quelque choj.

Riccardo Montolivo (cap.) : 15/20. Ne cherche plus, ce n’est plus un hasard, Gad a bien retrouvé son meilleur niveau. Le régulateur. De quoi faire passer Gonalon pour une vraie chèvre.

Andrea Bertolacci : 14/20. Soirée montagnes russes pour Andrea, de belles percées avant de marquer et bien la mettre aux supporters Laziale, lui, l’ancien de la louve, avant de se claquer bêtement en voulant talonner pour éviter une touche sans danger. Remplacé par un autre Andrea,  Poli celui-ci, à la 35ème, le chien fou, qui encore une fois a compensé son manque technique par de la grinta. 13/20.

Alessio Cerci : 14/20. Une heure de jeu pas loin de ce qu’il faisait à l’époque du Torino. L’homme à la serpillère sur la tête est sur la bonne voie. Une superbe frappe sur le poteau façon Robben juste après un contrôle du droit en pleine course, auteur de la frappe repoussée qui finit au fond avec Bertolacci. Décisif en somme. Il a coulé physiquement vers l’heure de jeu comme une vieille pierre au bord du Mississippi. Remplacé à la 81ème par Keisuke Honda pour le marketing.

Giacomo Bonaventura : 18/20. Deux passes décisives ce soir. Tu dis quoi d’un joueur qui est ambidextre, qui a une grosse frappe, qui est un très bon passeur, qui est très technique, qui est très bon dribbleur, qui va vite, qui sent le jeu, qui voit tout, qui tire très bien les coups de pied arrêtés et qui met des coups francs directs ? Ben tu dis que c’est un grand joueur. Jack comme on l’appelle, est un grand joueur. Bien meilleur que Bonaventure Kalou par exemple.Sa sélection en équipe d’Italie pour jouer (probablement) l’Euro 2016 va lui donner de la visibilité hors Italie. Son elsatico façon Ronnie après un rush de 40 mètres où il dribble 3 fois Basta est insolent. Comme dirait le Doc Cévan Bommel : « il pue le foot ».

Carlos Bacca : 14/20. Carlos, quant tu défends sur lui, tu n’as pas trop envie de lui chanter Big bisous.

Siniša Mihajlović (coach) : 18/20. Pas borné, Siniša a changé de tactique, ce qui donne une équipe bien plus consistante, qui presse haut et qui n’a pas peur de jouer au football. Il relance des joueurs qu’il avait mis au placard en début de saison comme Cerci dont il demandait le transfert, Mexes, Alex ou encore Donnarumma dont il a fait son titulaire. Les joueurs le lui rendent bien et à voir l’attitude du groupe qui est ultra soudé à la fin du match, ça sent plutôt bon pour lui.

 


L’arbitre, M.Antonio Damato : 20/20. Impeccable. Arbitrer à Rome n’est pas toujours évident. La pression, trop peu pour lui.


Homme du match : Gianluigi Donnarumma.

 

 

 

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