Contre Son Camp Rien à foot

Le Borussia dévoré comme une curry wurst

Breizh Maduiti |  4 octobre 2015

Dis Thomas, tu donneras la fin de ta Borussia wurst à Robert, stp ?

Dis Thomas, tu donneras la fin de ta Borussia wurst à Robert, stp ?

C’était le final de la fête de la bière, à Münich, ce dimanche, et Dortmund a bu le houblon jusqu’à la lie. Il n’y a finalement pas eu match à l’Allianz Arena. Le Borussia s’en sort avec un (5-1) dans la musette et la Bundesliga, déjà pliée, avec un gros mal de casque. Mais quel bonheur pendant 90 minutes pile poil ; et oui en Germanie, les arbitres refusent de prolonger le calvaire des vaincus avec du temps additionnel. Dommage. Un petit sixième n’aurait pas été de trop. Personne n’aurait non plus crié au scandale si le BVB, joueur malgré la déroute, avait réduit le score.
Pourtant, en ce début de match, rien ne laisse présager ce pastaga, entre le Bayern et le Borussia au coude à coude, malgré deux dernières sorties en demi-teintes pour les abeilles de la Ruhr. La reine de la ruche, Aubamayang a des fourmis dans les jambes et Boateng, la même vitesse que face à Messi, quand Gündogan semble avoir retrouvé sa vista et Hummels son niveau du mondial brésilien.

Daphné Bürki, Thomas et Bobby

C’était avant Thomas Müller. Un modèle d’appel de goupil dans le dos de la défense, et le premier de la classe de la Mannschaft réalise le geste parfait : petit contrôle orienté pour contourner le catastrophique Bürki (plus Daphné que Roman ce soir) enchaîné d’une frappe parfaitement placée, et pan, (1-0). De quoi provoquer le rugissement de plaisir de tout un stade « Thomas MÜÜÜLLEERRRR ». Ouuhhh, quand les Allemands sont contents, leur langue fait toujours aussi froid dans le dos. Même sentence populaire dix minutes plus tard pour un péno tiré sans regarder le ballon, suivi d’un cri toute quenottes dehors. De quoi assommer les visiteurs ? Que nenni. Presque sur le coup d’envoi, passe parfaite de Castro entre les centraux et Neuer pour PEA qui conclue froidement au second poteau tel un… Thomas Müller. (2-1) à la pause. Le temps pour les spectateurs d’aller tranquillement écluser une pinte ? Que dalle, à peine le temps de finir car une minute après la reprise, Bob Lewandowski, marque son but typique d’avant-centre tout en puissance. (3-1) puis (4-1), toujours par le Polonais du mois sur un modèle de demi-volée à la réception d’une ouverture délicieuse de Götze. Le petit Mario Bros participe aussi à la fête : contrôle-frappe dans le petit filet pour terminer le travail de gratteur de l’énorme Thiago Alcantara. Ce dernier s’offre d’ailleurs 5 minutes plus tard une vraie une sortie de diva, agaçant légèrement l’homme au sifflet.

Autre victoire : le costard sur le jogging

Plus rien ne sera marqué. Neuer est au diapason de ses partenaires. Le frissonnant Douglas Costa continue son entreprise de cassage de reins, ringardisant Diego son méchant cousin de Chelsea. Le remplaçant (trop tardif) Reus est maladroit sur coup-franc, Mikhtarian malchanceux dans ses frappes et Janusaj (l’autre entrant) porte sa cape de fantôme de MU. Rhin n’y fera. Une entrée remuante de Coman à la coupe de barbare et quelques séquences collectives de grande classe des Bavarois achèvent de sonner une récré trop longue pour le Borussia.
Autre vainqueur du jour : Guardiola. L’intello du coaching avait sorti son costume de dimanche quand son homologue Tuchel trimballait son jogging de coach de U13. Eh oui, c’est ça aussi la Bundesliga. Quoi, vous avez regardé Caen-Saint-Etienne, Lorient-Bordeaux ou Irlande-Italie au rugby, à la même heure ? C’est clair, pas de bol.

1 commentaire

Dr Cevan Bommel | 5 octobre 2015 à 9 h 24 min Répondre

Ah, si j’avais pu voir le match ! Gotze trouve sa place cette saison je trouve

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