Contre Son Camp Rien à foot

Amical – ITALIE-FRANCE : 1-3 – le bulletin de notes

Breizh Maduiti |  2 septembre 2016

ITALIE – FRANCE : 1-3 (1-2)
Buts – Italie : Pellè (21e), France : Martial (17e), Giroud (28e) et Kurzawa (81e)

Match de rentrée pour tes Superhéros, passés à quatre avec l’arrivée du sémillant Sukerman, le Nantais. Trois lames et cafés serrés de rigueur pour déverser du fiel sur cette purge. Mais seule la victoire compte comme le prônent si bien…les Italiens. Ton Breizh a enfilé ses habits tricolores pour noter les Bleus. Ton Prof a laissé parler le coeur avec ses Ritals. Sukerman, en voisin croate, lui a emboîté le pas.

BREIZH MADUIDI
Chauvin en diable, en short France 98 et le sourire aux lèvres à la 90e, comme à chaque victoire contre ses ancêtres

La parabole du marquage de Sidibé et des latéraux français en général.

La parabole du marquage de Sidibé et des latéraux français en général.

Mandanda : 10. Se prendre un but où tu as l’air d’un con à deux mètres du ballon, ça fait presque oublier tout le reste. Même le décisif comme cet arrêt à la one again sur la frappe de mule de Montelivo. Désolé mon Stevie de Palace, mais on sent déjà les mauvaises habitudes des gardiens anglais.

Sidibé : 12. Des pieds en mousse pour commencer. Un marquage aussi élastique que le string d’une Italienne. Puis la transformation. Des anticipations, des accélérations djibriliennes et enfin un peu de sérieux derrière. Il faut dire que la Squadra avait passé l’arme à gauche en seconde.

Varane : 13. Aurait mérité plus que 15, tant sa deuxième période a été au niveau de son pote Pepe à l’Euro. Mais voilà, se faire avoir comme un bleu, sur le centre en retrait d’Eder (quel nom maudit) par Pellè, c’est moche et ça rappelle forcément Hummels 2014.

Koscielny : 16. Lolo est devenu Lord Kos’ depuis l’Euro. C’est simple, personne ne passe. Même les grosses carcasses comme Pellè. Finir embroché sur les pics du Gunners présente un risque. Et il sont acérés depuis trois mois. Remplacé par Umtiti (83e). Sam, la solution pour ramener la défense bleue à bon port.

Kurzawa : 12. S’il avait été ailier gauche, son but serait venu parachever son oeuvre. Un pion tout en goupilerie, terriblement humiliant pour un gardien, si pré-pubère soit-il. Difficile quand même d’occulter 90 minutes à se faire casser les reins par Candreva. Eh oui Layvin, tu es défenseur. Remplacé par Digne (90e), pour l’instant le Jordi Alba du pauvre du côté de Barcelone.

Kanté : 11. Maître Kanter d’abord, chargé en choucroute lorsqu’il se fait déposer par Eder sur le but rital. Ngolo a rectifié le tir ensuite, avec un parfait match de l’ombre makélélien. Boîte, sourire, boîte, sourire. Il a évité d’être trop méchant avec les compatriotes de coach Conte. Fayot !

Pogba : 11. Deux passes D, des dribbles de fou. Une match XXL pour l’homme qui valait plus de 100 millions ? Que dalle. Paulo est resté dans la lignée de son Euro, avec cette faculté innée à tricoter au lieu de faire la passe. Résultat : des attaques avortées et les nerfs à fleur de peau face aux copains de la Botte. Lâche ton ballon, putain !

Maduiti : 4. Mince, on n’aurait pas oublié Blaise à Roissy ? En tout cas, Moussa Sissoko (son remplaçant de la 63e) était bel et bien là. Il faut toujours autant d’adversaires pour arrêter le bulldozer de Tottenham dorénavant. Les Italiens s’y sont pris à trois et ont tous failli finir à l’hosto.

Martial : 15. Des jambes de feu et un but tout en sang froid face au gigantissime Gigi. L’unique représentant des Ulis depuis la pré-retraite de tonton Pat’ avait à coeur de faire oublier son Euro frustrant. DD se frotte les mains et Zlatan est content : il possède un bon valet. Remplacé par un Payet (8) à des années-lumière de son début d’Euro.

Griezmann : 16. Le joueur énervant pour l’adversaire et ses coéquipiers. Tellement easy qu’il se fout des schémas tactiques de son entraîneur, se balade partout et excelle dans n’importe quelle zone. Pas en réussite mais insaisissable. Barzagli creuse toujours des sillons sur la pelouse à sa recherche. Remplacé par Dembélé, en mode TGV maboul. Un peu de rigueur allemande ne lui fera pas de mal.

Giroud : 11. Il n’avait pas décroché la caravane, après un été visiblement tout en excès, mais le BG savoyard n’a pas perdu de son adresse dos au but. C’est tout ce qu’on demande à un avant-centre. Et mine de rien, il plante le cochon. Remplacé par Gignac (46e), en mode pépito périmé (2/20).

Deschamps : 15. Aussi bon sur le plan taquetiqueu que techeniqueu. DD, un entraîneur à l’italienne. Un secret pour personne. Ah la dolce vita !


TON PROFESSEUR GUILTY

Abattu devant la pauvreté de jeu de ses Italiens

Astori, le contrat de confiance italien.

Astori, le contrat de confiance jusqu’à la caisse !

Buffon : 14. Un hymne et un discours parfait. Représentant de commerce de son pays ce soir. Remplacé à la 45e par Donnarumma (8/20), 17 ans, toutes ses dents, dont certaines qu’il est allé ramasser sur le but du Kurz’ qui la lui a fait à l’ancienne. C’est le métier qui rentre.

Barzagli : 12. Quarante-cinq minutes pour le défenseur central le plus beau du circuit. Le temps de faire un placement approximatif couvrant le hors-jeu. La preuve rassurante que l’on peut être au top pendant plus de 300 matchs consécutifs et nul pendant 2 secondes. Remplacé à la 45e par Rugani (12/20) qui a fait le job, sans non plus envoyer un rêve transcendantal aux badauds.

Astori : 14. Jouer à la place du Dieu Bonucci et entre les deux briscards turinois n’est pas chose aisée. Contrat rempli. Astori : le contrat de confiance.

Chiellini : 20. Avoir la gentillesse quand on est un monument de relancer un Martial en plein doute et un Giroud au fond du sac, ce n’est pas donné à tout le monde. Attitude très humaniste. Et l’humanisme, c’est bien !

Parolo : 11. Toujours autant d’envie, toujours autant de limites techniques. On ne le changera plus.

De Rossi : 12. Comme une Tesla après son premier banc d’essai, Daniele a une autonomie de 10 minutes. Il arrive quand même encore à orienter le jeu. C’est déjà pas si mal. Remplacé à la 45e par Montolivo (12/20), toujours présent pour envoyer des grandes ouvertures. C’est une passion comme une autre, que tout un chacun se doit de respecter.

Bonaventura : 7. Mais où est donc passé ce « Jack » qui fait vibrer les milanais ? Remplacé à la 66e par Verratti, le petit prince, qu’on aime trop pour noter dans un match aussi faiblard.

SUKERMAN
En mode mama italienne qui s'est tâtée à aller se coucher direct après le dîner

Belotti mais peut-être pas ReBelotti à l'avenir !

Belotti mais peut-être pas reBelotti à l’avenir !

Candreva : 6 Autant dire que ce doit être la traduction de canevas en français. Ça tricote et fait les mailles à l'envers.

De Sciglio : 7 Un nom à envoyer du bois, couper des jambes ou faire de l'immobilier intelligent. En espérant qu'il soit bon dans ce dernier domaine, car sur le terrain, il n'a rien eu d'un bâtisseur.

Eder : 9. Il avait le nom pour faire peur au Français. Ils n'ont tremblé qu'une fois lorsqu'il a jailli tel un diable de sa boîte sur son flanc droit pour servir le roi Pellè.

Pellè : 12 Un très joli but en pivot. Une très jolie coiffure. Le seul Rital à avoir fait du Rital. Gomina et efficacité.

Florenzi : 10 A eu le mérite de tenter d'exister dans une deuxième mi-temps bien terne. A revoir.

Bellotti : 8 Il a dû jouer aux cartes. On ne l'a pas ou peu vu. Bellotti mais pas reBelloti.

Ventura : 6 Sacchi, Maldini et consorts ont dû péter des câbles en voyant l'organisation italienne. Visiblement ce n'est pas un Ace et sa tactique n'est pas « Carrey » !

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