Contre Son Camp Rien à foot

Le Guide du footard : ALLEMAGNE (groupe C)

Professeur Guilty |  18 mai 2016

Histoire

Il ressemble à sa meilleure copine ce fayot de Schweinsteiger depuis son départ en Angleterre.

Il ressemble à sa meilleure copine ce fayot de Schweinsteiger depuis son départ à MU.

La National Mannschaft, un nom dont la prononciation te donne des frissons dans le dos. Surtout quand tu es Français et que, au-delà du passif de trois conflits mondiaux en 75 ans, en ballon rond, tu t’es fait refroidir à chaque fois en phase finale. Tu as encore en travers de la gorge l’insoutenable Séville 82 ou, à un degré moindre, les décevants Mexique 86 (défaite 0-2 en demie) ou Brésil 2014 (défaite 0-1 en quart, muscle ton jeu, Varane, bordel). Même si ça te fait mal de le reconnaître, tu es forcé(e) de constater : l’ex-RFA est (encore) championne du monde en titre avec, en cerise sur le gâteau, ce fameux (7-1) dans la musette des Brésiliens à la maison. En plus, le football est un jeu qui se joue à 11 et à la fin elle gagne, comme le disait, désabusé, Gary Lineker. Évidemment, quatre couronnes mondiales (1954, 1974, 1990 et 2014), et trois sacres européens (1976, 1980 et 1996), ce n’est pas rien. Dans un pays où la gagne sans effusion a été érigée en manière de vivre, il faudra compter encore sur la bonne vieille Teutonnie. Et comme en Europe, c’est Angela qui décide…


Équipe

Ne touchez pas comme ça à Manuel Neuer, svp !

Ne touchez pas à Manuel Neuer, svp !

Neuer le Mauer, Reus et Draxler les petits génies, Müller, le premier de la classe. Götze, en difficulté, mais héros d’une nation avec un avion de chasse à la maison. Un grand apport des pépites issues de l’immigration (Khedira, Özil, Gündogan, Boateng, Mustafi…) Sur le papier, le collectif allemand fait figure de favori numéro 1. Même si le Koloss possède un pied d’argile depuis deux ans. Costaud, l’axe Hummels-Boateng tangue parfois quand ça accélère. Sur le scène européenne, la Bundesliga connaît – toutes proportions gardées – un coup de moins bien (deux défaites en demie de la C1 pour le Bayern, une élimination magique cette saison en quart de la C3 pour Dortmund). Pas vraiment de numéro 9 potable. Aucune équipe-type gravée dans le marbre. Mais quand même. Si la vitesse, la créativité et la solidité sont au rendez-vous, ça peut faire mal et aller au bout. Sinon ? Ben, ça peut toujours faire mal quand une équipe possède à ce point la science du but assassin.

 


Chances de gagner : 50 %

On enlève sa casquette, Philip !

On enlève sa casquette, Philip !

CSC sent comme une odeur de sapin pour le favori annoncé. Son capitaine est plus Lahm que Philippe ou l’inverse. Joachim Löw et son jeu chatoyant sont en fin de cycle et seront bientôt relégués au ban de l’Histoire comme la RDA ? Pas sûr. Ta moitié va sûrement te demander qui est ce gendre idéal sur le banc. Elle sera surprise quand tu lui diras la vérité, les dents serrés. Ses préjugés sur nos cousins germains et leur football solide et blond tomberont d’un coup. La Elf-DFB new generation, en revanche, pas avant les demies. Ensuite, advienne qui pourra. Et souvent, la Germanie peut. Avantage certain : son groupe semble abordable (Pologne, Ukraine, Irlande du Nord). Néanmoins, elle devrait suer cet été, dans la lignée de ses qualifs laborieuses (défaite contre la Pologne et l’Irlande) et de ses looses en amical face à la France et l’Angleterre. Par ailleurs, L’Hexagone réussit peu à l’Allemagne. En témoigne cette défaite en quart du Mondial 98 face à la Croatie. Néanmoins, les blanc et noir viennent d’étriller l’Italie (4-1) à domicile. Alors, une chance sur deux. Trois sur quatre, selon Jean-Charles Sabattier, le germanophile de BeIN sports.

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