Contre Son Camp Rien à foot

Milan AC – Inter Milan : le bulletin de notes

Professeur Guilty |  21 novembre 2016

Le tifo qui fait mal au cul

Le tifo qui fait mal au cul

Un Derby Milanais, dans la Scala du foot, ça ne se regarde pas, ça se vit. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que tes super-héros ont vu de l’engagement, de la vitesse, du cœur, des imprécisions, un but égalisateur au bout du bout, bref, un vrai match de football et un partage des points logique. Ton Prof’ Guilty s’est chargé de son équipe de toujours, le diavolo, ton Doc’ Cevan Bommel des nerazurri.

Score : 2 – 2

Buteurs – Milan AC : Suso  (42′, 58′), Inter : Candreva (53′), Perisic (92′).

Milan AC : Le Professeur Guilty dans l’attente de résultats de son équipe, aussi tendu que Sarkozy, avec la défaite et l’humiliation en moins. Un sentiment de saleté profond lorsque la curva sud a brandi un immense tifo à l’effigie de Berlu, qui laissera officiellement la main le 13 décembre prochain. Adorer le Milan, oui, le père Silvio, c’est impossible.

Donnarumma : 13. Des relances au pied dignes d’un bêtisier, Gigio nous gratifie néanmoins d’interventions rassurantes lorsqu’il s’agît d’utiliser ses grandes pognes et son grand corps dégingandé. De toute façon, il pourrait faire ce qu’il veut, il est déjà dans le cœur de tous les Italiens. Ti amo Gigio.

Abate : 13. Capitaine courage n’a pas démérité dans ce derby, un contexte pour lui. Pas toujours très précis dans ses relances et ses combinaisons offensives, il a été impeccable défensivement.

Gustavo Gomez : 14. Pour le jeune néo-Milanais sorti tout droit de Lanus, le baptême du feu a été rude. Des relances au pied à faire passer Rolando pour Ronaldo. Côté duel par contre, tu peux pas le tester. Il dégage tout comme un chien. Pas de doute, c’est bien du sang sud-Am’ qui coule dans ses veines. A revoir.

Paletta : 13. En vieux briscard, il s’est contenté d’envoyer Gomez au feu, assurant la couverture. Sa tentative de frappe de 40 mètres sur un renvoi de corner, en se prenant les pieds dans le plat est mémorable, on a même entendu des rires dans un San Siro plein à craquer. Merci pour ce moment.

De Sciglio : 13. Sensiblement le même match que son compère à droite, le petit Mattia a assuré l’essentiel défensivement, offensivement en revanche, on est loin des grandes envolées lyriques.

Kucka : 7. Un carton jaune précoce a bridé Juraj, le tueur à gages. Nous l’aurons donc vu évoluer en mode chaton dans ce derby. Plutôt frustrant. Qui n’aurait pas rêvé de grandes empoignades avec Kondogbia ? Des grands coups d’épaules ? Des insultes ? De l’intimidation tous pecs dehors ?

Manuel Locatelli, en duplication dans l'espace

Manuel Locatelli, en duplication dans l’espace

Locatelli : 16. Jusqu’où ira-t-il ? Manuel Locatelli, 18 ans, est la nouvelle coqueluche milanaise. Du haut de son mètre 88, il emmerde la planète football et étale toute sa classe technique aux yeux du monde. Des placements extrêmement judicieux pour son âge, on se demande comment Montella pourra un jour remettre le laborieux Montolivo à sa place. Manuel, tu es notre étoile, notre guide, notre espoir, notre petit bâton de berger.

Bonaventura : 15. Profession ? Casseurs de reins et accélérateur de particules. Dès qu’il touche le ballon, c’est pour mettre la misère à ceux qui barrent sa route. Un seule petit défaut à corriger pour s’installer durablement en équipe nationale, il faut lâcher la boule plus vite et lever la tête. Teigneux comme à son habitude, c’est l’ambianceur du stade, lâchant des grands « andiamo » à la foule. Remplacé à la 88′ par Mario Pasalic, ancien Monégasque, histoire de voir l’égalisation cruelle de la pelouse.

Suso : 19. Profession ? Dribbleur fou. Sa patte gauche a violé Ansaldi avant qu’il ne capitule et qu’il soit remplacé. Auteur d’un doublé avec des trucs que beaucoup ne sont pas capables de faire avec un ballon. Il a la confiance de Montella et ça se voit.

Niang : 12. Si il y a bien une chose que l’on ne peut pas reprocher à M’Baye, c’est l’engagement. Il a beaucoup travaillé défensivement et a même réussi à déborder avec sa vitesse impressionnante quand les espaces étaient là. Après…on ne prend pas beaucoup de risques si l’on avance qu’il ne sera jamais ballon d’or, ni même dans l’histoire du club. Remplacé par le fou furieux Lapadula, viré de la Juve pour ses soucis scolaires, qui, lorsqu’on le voit courir comme un demeuré ne sont certainement pas que scolaires. Adoré par le public, ce jeune taré, meilleur buteur de Série B l’an passé est une attraction à lui tout seul. Sa tête de psychopathe y est aussi pour beaucoup.

Bacca : 7. Très peu servi, le goleador maison a passé une sale soirée, remplacé à la 71′ par Matias Fernandez, recrue chilienne et fidèle lieutenant de Montella, qui n’a pas touché une bille.

Montella : 13. Une composition de départ logique, des changements compréhensibles, mais finalement un but assassin à la clé. Vincenzo travaille bien, très bien même et a su redonner au Milan un vrai visage.


Inter Milan : Le doc, content de voir un grand derby, après l’Atleti-Real d’hier. Une grande intensité aussi. Un tifo magnifique pour Berlusconi. Le seul domaine où il a été responsable et sérieux. Du moins pendant ses 20 premières années où les résultats sont exceptionnels, avant qu’il fasse retomber le club dans l'anonymat du championnat, sans coupe d’Europe, une aberration.  L’Inter de Pioli, loin d’être à la rue, a proposé du jeu tout le match, et remontera au classement. Concentré sur l’Inter, et le souvenir de sa colonie argentine, Veron, Zanetti, Burdisso, Cambiasso …

Handanovic : 14. Loin d’être un (handa)novice, il a été sérieux tout le match, ne pouvant pas grand chose sur les deux beaux buts. Sa montée payante à la fin devrait donner des idées à bien des goals frileux scotchés à leur ligne. Old school.

D’Ambrosio : 10. De grosses lacunes mais du cœur, il s’est fait manger par la vitesse de Niang en début de rencontre, avant de s’échauffer et de profiter que le jeu du Milan AC se fasse de l’autre coté.

Miranda : 10. Le chemin depuis Sochaux est long, il a été fait de travail et ça paye. Sauf face à Suso sur le second but du Milan AC.

Medel, en pleine teuf avec deux trois potes

Medel, en pleine teuf avec deux trois potes

Medel In. 17. L’homme du cartel était là, solide. Il a toujours l’air dégueulasse et à la rupture, mais c’est un air naturel. Ou pas. Sorti à la 30ème. Medel out. Remplacé par Murillo, potable. 13/20


Ansaldi : 9. Des charges magnifiques, un arrière très offensif. Dommage qu’il laisse faire Suso, les deux buts sont sur son coté.

Brozovic : 14. Courant alternatif, de belles relances rapides et de beaux ratés. Vu l’intensité, les ratés sont compréhensibles, médaille de bronzovic.

Kondogbia: 13. Carton dogbia dès la vingtième. Il a pourtant récupéré de nombreux ballons.Et a fini le match, même en tentant un tir de loin. Intéressant pour une sortie d’hibernation.

Joao Mario : Brosse les ballons, dribble, distribue, c’est l’offensif du trio du milieu. 14/20. Beau début de match, puis Luigi Kucka a pris le dessus.

Candreva : 17. Une belle frappe comme on n’en voit plus, mais aussi de bons décalages, un gros travail défensif. Son but lors du derby est là pour continuer d’écrire sa légende à l’Inter. Candreva naissance, my immortal.


Icardi : 1. L’absent du trio d’attaque, moins juste techniquement, jamais bien placé. La racaille brille plus par son écrit que par son talent balle au pied ou la peur qu’il souhaite inspirer. Sa cote auprès des supporters ne montera pas avec des performances comme cela.

Perisic : Gros abattage, gros travail face à la défense, dé-zone pour aller sur la partie d’Icardi, absent. Le travail paye à la 92ème. D’Ivan pas terrible à Ivan le terrible. 14/20.

 

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