Contre Son Camp Rien à foot

Napoli – Real : le bulletin de notes

Professeur Guilty |  8 mars 2017

Ramos a actionné le mécanisme

Ramos a actionné le mécanisme

On le voulait ce match, on l’a eu…45 minutes. Le Real n’a finalement pas tremblé et se qualifie relativement facilement pour les quarts. La différence ultime entre une équipe du top 3 mondial et le reste. Les petits clubs comme le Napoli ou Arsenal ont atteint le plafond de verre. Cela ne nous empêche pas de noter les deux formations, qui nous ont rendu un spectacle assez plaisant hier soir dans un San Paolo bouillant, avant de se faire doucher, bien sûr.

Score : 1-3 (Napoli : Mertens à la 24ème. Madrid : Ramos à la 51ème et 57ème, Morata à la 90ème).

Naples :

Ton Prof Guilty, admiratif devant cette passion ultime, puis dégoûté, comme tout romantique.

Reina : 14. Plus costaud que jamais, Pepe ne peut absolument rien se reprocher sur les buts encaissés. Trois coups de fusils à bout portant, on a beau ressembler à un mec qui fait du free fight, on n’est pas non plus Spiderman. En tout cas, il ne doit pas regretter son choix de carrière, il est un taulier là-bas depuis plusieurs années et vit des sensations maximales comparativement à son niveau.

Hysaj : 10. Son boulot était clair : marquer CR7 à la culotte. Il l’a parfaitement fait, tant le ballon d’or a été invisible. Ce que l’on peut regretter, c’est son manque d’apport offensif. C’est d’autant plus dommage que l’Albanais est une valeur sûre de la Série A en tant que latéral droit. Probablement pas de sa faute, mais plutôt de celle de son coach. Dommage.

Albiol : 3. Déjà pas très convainquant à Madrid, Raul ne l’est toujours pas avec plus de temps de jeu. Un huitième de Champion’s League est vraiment la toute dernière limite de son potentiel.

Koulibaly : 10. Le fameux joueur que Deschamps avoue suivre alors qu’il a choisi le Sénégal. Très bon en relance et en duel en début de match, il a sombré petit à petit. Sa tête manquée sur corner qui n’était autre que la balle du 2 à 0 est impardonnable. Tout seul à 6 ou 7 mètres et la mettre 3 mètres au-dessus, c’est non. Le tournant du match.

Ghoulam : 15. Ceux qui ne suivent pas la Série A ont dû rester avec les souvenirs de Saint-Etienne. Faouzi n’est plus le même homme. A 26 ans, l’Algérien est au sommet de sa forme. Un pied gauche ultra sûr, des choix de haut niveau et une forme physique éclatante. Rare sont ceux qui peuvent systématiquement prendre le dessus sur Bale, que ce soit de la tête, à la course ou à l’épaule. Et en plus il tire parfaitement les corners. Voilà par exemple le genre de joueur que devrait recruter l’OM.

Diawara : 12. Quand on voit ce jeune petit, tout juste 19 ans, le regard effrayé, lancé dans le grand bain, on se dit « Oula ! ». Finalement, Amadou s’en sort très honorablement. Peu de déchet, un pressing efficace et constant, même si, il n’est jamais aussi bon que quand il est aligné aux côtés de Mariam.

Allan : 13. Plus un prénom à faire de la gratte sèche sur les plages, Allan gratte en fait beaucoup les chevilles de ses adversaires. Le pressing, c’est son truc. Loin d’être maladroit avec le ballon, il a fait plus que le job pendant les 45 premières minutes avant de faire comme tout le monde : perdre le moral sur le but de Ramos. Remplacé à la 56ème par Rog, apparemment du talent, mais pas cette fois.

Hamsik faisant le poirier

Hamsik faisant le poirier

Hamsik : 6. Comme d’habitude. Ce qui est bien avec Marek, c’est que l’on connaît déjà la fin avant que ça commence. Un talent pur, mais qui arrive toujours à se foirer au mauvais moment. Incapable de cadrer une frappe, il se rachète par des passes magiques et une passe décisive en première période. Fautif sur le corner qui amène le premier but madrilène avec une passe molle plein axe que même Coquelin n’aurait pas faite. C’est dire. Le capitaine est génial, certes, mais se rate toujours dans les gros matchs. Ce qui explique pourquoi il ne joue pas dans un très grand club. Remplacé par Zielinski à la 75ème, afin d’éviter le naufrage total.

Mertens, Callejon, Insigne : 10. Inutile de les noter séparément, ces trois-là sont des clones. Tous le même physique, tous la même façon de jouer. Il faut reconnaître que c’est assez réjouissant de voir des petits gabarits dynamiques partir dans tous les sens, mais face à deux golgoths comme Ramos et Pepe ça ne suffit pas. Il aurait fallu un vrai 9 dans la bande. Quelqu’un qui est capable de reprendre un centre, quelqu’un qui peut remiser. Comme prévu, ils ont totalement sombré physiquement dès la mi-temps, étant incapable de réussir un geste. Les petites jambes, c’est cool, mais ça se fatigue un peu vite. Milik, le numéro 9 de l’équipe, est venu suppléer Insigne à la 70ème, mais c’était déjà trop tard.

Sarri : 12. Il aura tenté. Les consignes étaient claires, leur bouffer la gueule jusqu’à épuisement. La différence de niveau sur chaque poste était finalement trop importante, il n’y a pas grand-chose à reprocher au coach ni au groupe, hormis le fait de jouer sans véritable numéro 9, de ne pas être dangereux sur corner, et d’avoir autant bridé Hysaj, provoquant un déséquilibre sur le côté droit.

Real Madrid

Le Doc, devant le Real de ses primos (cousins) pour voir si les champions d’Europe Zidaniens sont encore des stars capables de déjouer le scénario rêvé par le président-producteur De Laurentiis.

K. Navas : 10/20. Pas grand-chose à faire, une ou deux relances foirées. De quoi donner de l’espoir d’un jour rejoindre un grand club pour Ruffier.

Marcelo, tout sourire après la rencontre

Marcelo, tout sourire après la rencontre

Daniel Carnaval : Il est dans son mois. 12/20. Il a tenté de faire des merveilles, d’être partout, c’est dommage qu’il soit en retard sur la percée qui amène le but.
Pepe : 13/20. Plus le temps passe, plus il a de cheveux, mais moins il est rapide. Cela a suffit pour museler Mertens.
Sergio Ramos : 18/20. Le capitaine, brillant défensivement, met deux buts de la tête. L’homme orchestre.
Fabrice Eboué (alias  Marcelo ) : 7/20. Essoufflé à la 12ème minute. C’est l’occasion de penser à se mettre au beach soccer. Il a quand même fait deux courses en fin de match.

Le milieu : Le bon, la brute, et le truand

T. Kroos : 13/20. Le truand, peu de courses, feignant quand il faut se salir dans la récupération, glandeur pendant la première mi-temps. Mais quand il faut mettre un beau corner sur la tête de Ramos, c’est sans soucis. Et deux fois. Filou.
L. Modrić : Le bon. 14/20. Les bonnes relances, c’est lui, les récupérations basses, c’est lui. De bonnes passes ? Toujours lui. Dommage qu’il soit croate avec une tête de geek, sinon ce serait la tête d’affiche.
 Casemiro surréaliste. 9/20. La brute. Pas fin, rarement dans le coup, à part pour le donner. Et même là-dedans, on l’a peu vu.

K. Benzema : 11/20. Ah il a bossé, le Karim, quand son patron Cristiano lui a demandé de lui laisser l’axe, il s’est décalé. Quand il a fallu se replier pour récupérer, il l’a fait. Le majordome de la maison blanche. Remplacé par l’ex-juventino Morata, qui marque et chambre parce qu’il a du mal dormir la nuit passé. Pas classe.
G. Bale : 13/20. Celui de devant qui a surnagé en 1ere mi-temps.

Si j’oublie quelqu’un, c’est qu’il a été transparent.

 

 

 

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