Contre Son Camp Rien à foot

OL – OM, le bulletin de notes

Professeur Guilty |  25 janvier 2016

« plus vite, plus haut, plus fort », telle est la devise de l’olympisme. Devise moyennement respectée avec ces deux clubs.

Deux clubs qui devaient normalement batailler pour la deuxième place en début de saison et qui se retrouvent finalement à égalité de points avant cette rencontre tout en étant dans le ventre mou. L’objectif était simple : sortir de ce merdier et recoller (un peu) à Monaco et consort.

Evidemment, cette soirée s’est soldée par un nul qui arrange personne. 1 partout. Ce qui fait donc 30 points pour les deux olympiques, soit à eux deux autant de points que Paris. #DreamSmaller.

Buteurs : Cabella pour l’OM (64 ème), Tolisso pour l’OL (78 ème).

Les notes seront sur 20, comme d’habitude. Ton Breizh Maduiti a noté les locaux, ton Professeur Guilty les visiteurs.

Le Stade des Lumières : 10/20. 59 000 spectateurs, une ambiance plutôt chaleureuse pour ce premier gros match de son histoire. Des supporters qui ont donné de la voix, un tifo, du foot quoi. Malheureusement, -5 points pour les lumières qui ont passé toute la deuxième mi-temps à jeter des boulettes en papier sur Steve. Aucun intérêt à part faire perdre du temps.

Lyon, en 4/3/3 des familles.

Lopès : 10. S’est un peu lopech sur ses appuis sur le but de Cabella plein centre, RAS à part ça.

Morel : 12. Valbuena lui a fait la gueule une bonne partie du match. Pas atteint au Morel pour autant, malgré sa flopée d’appels à vide, Jéjé a persisté et livré une bonne partie. Limité techniquement mais toujours valeureux.
Yanga-Mbiwa : 9. Il ne respire pas la sérénité depuis son arrivée sur les bords du Rhône notre bon Mapou. Nerveux, il manque toujours un peu de tranchant. Pense à tonton Loulou mon petit.
Umtiti : 14. Un roc, habile à la relance. Sam, c’est le gars qui ramène ses coéquipiers de la défense en voiture quand ils sont bourrés.Un profil de future capitaine (de soirée) ?
Jallet : 15. Christophe, c’est comme son Cognac natal, plus il vieillit plus il est bon. En vraie mobylette sur son côté droit, il a multiplié les accélérations en mode 103 SP, avec son complice Ghezzal en Vespa. Bonjour les oreilles marseillaises.
Gonalons : 14. Il était libre Max de faire un bon match. Le capitaine ne s’est pas fait prié et a montré l’exemple. Costaud dans les duels, il a gratté un nombre incalculable de ballons. Après les fêtes, il semble avoir (enfin) décroché la caravane.
Darder : 5. Le Droopy espagnol du milieu lyonnais a traîné son mal-être 75 minutes durant. Aucune influence sur le match, court physiquement, avec une vision de jeu proche de Ray Charles. Remplacé par Tolisso qui a fait ce que Sergi (tout sauf Busquets) aurait dû faire, avec frappes et but à la clé.
Darder, en pleine bourre. Particularité chez ce joueur : ses frappes sont des centres tendus

Darder, en pleine bourre. Particularité chez ce joueur : ses frappes sont des centres tendus

Grenier : 6. Plutôt à la cave, Clément le fragile a rendu une copie blanche. Jordan Ferri peut dormir tranquille. Didier Deschamps n’a en ce moment pas besoin de dépêcher un superviseur pour l’Ardéchois. Remplacé par Kalulu qui a galopé comme un garenne dans le vide et gâché une offrande.
Valbuena : 14. Il aurait mérité deux points de plus s’il n’était pas retombé dans sa fâcheuse tendance à faire des tonneaux. Sinon, une virtuosité habituelle avec le ballon et son désormais incontournable contrôle extérieur pour casser les reins de son maton. Petit vélo aurait même pu jouer de la sonnette de plaisir si Mandanda n’avais pas sorti une énorme parade sur sa frappe.
Ghezzal :13. A deux pâtés de maison chez lui à Décines, Rachid est à l’aise dans son costard de régional de l’étape. A manqué de clairvoyance parfois mais a vraiment mouillé le maillot. La valeur montante. Remplacé par Cornet, repéré à vendre des cônes vanille-fraise en tribune E.
Lacazette : 14. Il ne marque pas mais son activité incessante a sérieusement secoué l’arrière-garde adverse. Dans l’attente de retrouver son modjo, il a quand même laissé au vestiaire son masque boudeur. Terminé les caprices Alex, maintenant c’est : au fond ! Au fond de ces filets !
L’ENTRAINEUR
Génésio 12. Depuis la Genèse, l’OL a retrouvé un jeu léché. Manque juste le résultat. Petit bémol sur sa compo avec la doublette de niveau vétéran Darder-Grenier. S’est repris en faisant rentrer Tolisso. Attention mon p’tit Brune, l’important c’est les trois points.
Marseille, en 4/2/3/1 à la Michel.
Mandanda : 20. 10 arrêts dans le match, dont certains incroyables. Le Steve nous a fait un remake de La nuit des héros, tu sais le programme TV d’Antenne 2 présenté par Laurent Cabrol en 1992.
Dja Djedje : 11. Cuisses énormes, pecs de feu, trapèzes qui remontent au-dessus des oreilles, Bricedja (puisqu’il ne laisse que Djedje sur le maillot) est affûté. Malheureusement, pour réussir un centre il faut du talent.
N’Koulou : 15. Pilonné comme de l’ail pour un pesto pendant 90 minutes, Nico a fait le job avec sang froid.
Rolando : 16. Une tête a 2 doigts de faire mouche dès le début du match si Darder ne se trouvait pas sur la trajectoire par hasard, un match ultra solide et des relances propres. Tu te dis dès fois que le foot est un sport à part. Tant mieux pour lui. Il pourra enfin vivre son after en tant que bassiste dans un groupe de funk portugais sans ressasser son match. Have fun bro !
Manquillo : 13. Il a plus un physique de 5 que de 3. Alors imagine toi quand il se retrouve sur son mauvais côté. Malgré tous ces handicaps, il a fait un match solide défensivement et se voit créditer d’une main imaginaire qui amène le but des lyonnais. Very bad trip. Javier reste quand même un élément sûr de l’équipe.
Isla : 11. Il fait comment quand tous les ballons de son équipe passent directement devant pour construire le jeu ? Ben Isla met derrière l’oreille.
Romao : 7. « The brain » a encore frappé. Des fautes, des passes courtes, quelques têtes. Il est à son apogée.
Romao, après un tacle un peu appuyé

Romao, après un tacle un peu appuyé

Sarr : 6. Très légèrement en vue sur le début du match, Bouna a doucement sombré dans les méandres. On a retrouvé son corps à 20 minutes de la fin suite à une analyse digne d’un CM2 au micro de Paga. Remplacé à la 74ème par Lucas Silva, 1/20, qui n’a pas trop compris les consignes de Michel, s’il en avait.
Cabella : 5. Un but = 5 points. Remplacé par Anguissa à la 85 ème, non noté, un grand sgueg inconnu qui apparemment tente des retournées acrobatiques.
Nkoudou : 10. Le Douglas Costa du pauvre s’est battu comme un chien sur la première mi-temps à grand coups de dribbles chaloupés, toujours la tête dans le guidon. Il a tellement impressionné que Manchester United a annoncé son son compte Twitter vouloir lancer une offre d’un milliard avec en bonus Martial, Old Trafford et Van Gaal. Un peu débousolé par tant d’amour, le petit Georges-Kévin a disparu des radars après la pause. Remplacé à la 90 ème par De Ceglie. Une humiliation gratuite à l’ancien turinois de la part de son coach.
Michy les bons tuyaux : 16. Au maximum 4 ballons touchés dans le match mais un poteau, une frappe et une passe décisive. Si on fait un ratio, c’est du très bon travail.
L’ENTRAINEUR (enfin celui qui essaye de l’être)
Michel : 5. Qui, à part lui, n’a pas vu que son équipe était totalement coupée en deux et que le milieu n’était qu’un trou béant ? Aucun ajustement à la pause pour rééquilibrer le tout. Tu sais Mich’, vouloir jouer très vite vers l’avant, c’est bien, mais ça ne t’empêche pas d’avoir un minimum de contrôle. On n’est pas obligé de s’en remettre systématiquement à un exploit de l’un de tes cheval fougueux de devant. Ses changements ont été idiots et grossiers, sans aucune cohérence. Bref, Michel, tu sers à rien. Et ce n’est pas un supporter marseillais qui te le dit.
L’ARBITRE
Antony Gautier : 8. Le crâne d’obus ch’ti était mal luné et un peu à côté de ses pompes ce soir. Rhabillé pour l’hiver par Dugarry toute la soirée, il était il est vrai souvent trop loin des actions et guère inspiré dans certains de ses choix, comme sur ce coup franc qui amène le but sifflé pour une main imaginaire de Manquillo.
Homme du match : ce bon vieux Steve.

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