Contre Son Camp Rien à foot

OL-PSG : le bulletin de notes

Professeur Guilty |  29 février 2016

Olympique Lyonnais vs Paris-Saint-Germain : 2-1 (2-0)
Buts. OL : Cornet (13e), Darder (45e+2). PSG : Lucas (51e).

Tu t’attendais encore à une victoire parisienne au petit trot dans le nouveau Parc OL ? Raté. Pour la première fois de la saison, nous avons enfin assisté à un bon match de Ligue 1 avec du rythme, du blues, du rythm and blues, des taquets, des frappes et un Aulas en plein dream.

Notes sur 20, tu connais.

Parc OL : 17. Très bonne ambiance avec la soirée qui va bien pour le faire. Les gones ont tout donné. Rien à dire.

Canal Plus : 2. Un Grégoire en bout de course qui dit toujours la même chose, un Duga en bout de course qui dit toujours la même chose, un Paga en bout de course qui ne sait toujours pas ce qu’il dit. C’est insupportable.

Lyon, en 4/3/3

Rafael a même eu le temps de peindre son autoportrait en 75 minutes

Lopes : 12. Une soirée très tranquille pour le portugais. Trois tirs cadrés en tout est pour tout. Il réussit quand même à s’en prendre un suite à ce coup de fusil de Lucas.

Bedimo : 14. Très en jambes, Henri nous a fait un match plein. Pas inquiété par la biche Van der Wiel, il s’est même permis quelques dédoublements avec son pote Cornet. Comme les grands qu’il voit à la télé.

Morel : 17. Positionné dans l’axe, Momo n’a pas fait de complexe face au grand sgueg de Z. Pour preuve, il a remporté tous ses duels face à lui. Habitué à taquiner du ballon de par sa formation initiale, il a relancé aussi proprement qu’un quaterback.

Mapou : 15. On lui promettait l’enfer ? Que dalle ! Le Mapou préféré des fans de foot a sorti le match à l’ancienne. Présent dans le duel, concerné. C’est tout mais c’est déjà pas mal. Roule Mapou !

Rafael : 14. Pour quelqu’un qui n’a pas joué de l’année 2016 en Ligue 1, l’architecte et peintre italien de la renaissance nous a pondu un beau tableau. Du gaz à revendre, il s’est pris pour le Qatar et n’a pas respecté son adversaire. Bon derrière, très bon devant. Remplacé à la 75ème par Olivier Kemen, un mec inconnu qui, malgré son jeune âge, a quand même déjà réussi à aller se perdre à Newcastle avant de revenir en France la queue entre les jambes.

Gonalons (cap.) : 14. Tellement bien aidé par ses compères du milieu, le Gone à long s’est contenté de faire coulisser son bloc en bon capitaine. Seulement présent pour les taches obscures, il a fait le job comme un patron du Mc Do. Lui, c’est pas un mec paillettes.

Darder : 18. En une soirée il est passé d’un statut de gros tocard à héro régional. Une caisse à en faire saliver Matuidi, des grandes envolées offensives, un pressing de feu et ce but magistral où il se permet de faire l’amour de façon très latine à Thiago Silva. Blanc a d’ailleurs confirmé que son capitaine attendait un bébé de Sergi. Remplacé à la 88ème par Zakarie Labidi qui a l’air sympa.

Ferri : 17. Le même match que Darder, mais de l’autre côté. Peut-être encore plus chiant au pressing et dans la projection pour les parisiens. Ce n’est pas du tout une bonne nouvelle pour petit vélo qui n’a clairement pas sa place dans ce milieu s’il reste à ce niveau.

Cornet : 14. Un éclair de génie sur ce but où il met Van der Wiel enceinte. Lui aussi. Une finition parfaite sur son mauvais pied, Max a débuté la soirée de la plus belle des manières. Pas fainéant défensivement, il a fait un match sérieux. Quelques enflammades en fin de match où il s’est pris pour CR7 en faisant des feintes inutiles ballon arrêté. Le truc complètement débile. On va mettre ça sur le compte de la jeunesse. Remplacé à la 84ème par Bakary Kone, venu pour apporter de la taille et du nombre derrière, mais aussi pour enlever un « r » à la prononciation de celui qu’il remplace, histoire de simplifier les choses. Tu suis ?

Ghezzal : 15. Ne l’appelez plus Rachid, mais maladresse. Soit il ne cadre pas, soit il ne donne pas au bon moment, soit il se la fait croquer. Peu importe, le ghezz’ ne l’est pas et indique clairement au football français qu’il a quelque chose de plus. Notons une envie d’aller défendre étonnante.

Lacazette : 16. Pas de but pour lui, mais une prestation de haut vol. Comme tous ses copains de classe il a beaucoup pressé, mais c’est dans la distribution qu’il a été intéressant. C’est d’ailleurs lui qui est à l’origine de l’ouverture vers le Cornet de glace. Un match de 10 intéressant. Et si ce n’était finalement pas un attaquant de pointe ?

Génésio : 14. Une compo de départ faite de bric et de broc suite aux suspensions et aux blessures, mais un match très bien préparé. Côté changements par contre, ça sentait l’improvisation. Surtout ce choix de sortir un attaquant pour faire rentrer un troisième défenseur central pour tenir le score dans les dernières minutes. Typiquement le genre de trucs qui ne marchent pas. Là, c’est passé donc bravo.

PARIS en 4/3/3. Quoi d’autre ? 

Gregory Van der Wiel en action

Trapp : 14. Pas fautif sur les buts, le Trappeur nous sort une belle parade face à Ghezzal et des arrêts à peu près rassurants sur la globalité.

G. V.D.W. : 3. Gregory De la Roue (en français) a eu un léger souci d’équilibrage. Le pneu monté à l’envers sur une chaussée glissante est un danger relativement important. Il l’a payé le prix fort, en aquaplanant pendant une heure et demie.
Thiago Silva : 13. Outre le fait d’avoir eu un rapport sexuel non voulu avec Darder, il a montré des signes de nervosité digne du mondial brésilien. Il prouve donc à Mapou et Nkoulou que lui aussi, peut parfois paniquer. Et c’est plutôt sympa de sa part.
David Luiz : 15. Défensivement irréprochable, on ne peut pas en dire autant de sa relance. Un croisement entre Mamad’ Sakho et François Hollande sur le plan économique.
Maxwell : 6. Il a bu le bouillon comme rarement. Absolument pas aidé par Rabiot qui en a clairement rien à branler du football, la soirée a été très longue.
Rabiot : 2. Si c’est pour faire des matchs comme ça quand tu joues, ne revendique pas ton envie d’être footballeur à Paris.
Motta : 5. Sa seule action intéressante fût le coup de poing dans la tronche de Ferri. Une bonne idée pour stopper le danger. Mais quand tu risques le rouge Thiago, casse lui vraiment la gueule ! Le fait pas à moitié ! Remplacé par Matuidi à la 78ème, qui n’a rien apporté comme cadeau.
Stambouli : 1. Le stambouliote n’a pas pu profiter longtemps du séjour. Remplacé à la mi-temps par Pastore, 10/20, qui a fait le minimum.
Lucas : 5. Un but sur sa seule véritable occasion. Connaissant son efficacité, surtout du gauche, on peut sans prendre de risque dire qu’il a eu de la chance de la mettre au fond.
Zlatan : 2. Quand tu t’appelles Zlatan et que tu te fais bouger par Morel et Mapou tout le match, c’est 2/20. Pas de discussion possible.
Cavani : 4. Inutile sur son côté, comme d’habitude. On ne s’en rend pas toujours compte dans un match facile, mais jouer ailier quand ce n’est pas fait pour toi, dans une partie aussi engagée, ce n’est pas possible.
Blanc : 5. Encore une fois en 4/3/3, avec un milieu Motta, Rabiot, Stambouli pas du tout porté vers l’avant, dès de le départ, ça sentait l’embrouille. Mené 2 à 0 à la pause, il réajuste timidement en remplaçant Benjamin, histoire d’être certain de ne pas avoir de plaintes. Deux changements seulement, aucune prise de risque tactique. Un coaching à la papa. De toute façon avec Blanc, il ne faut pas se leurrer, dès que ça ne se passe pas comme prévu, il est lost. Dans le jargon, on appelle ça le syndrome Guardiola.
L’arbitre, Lionel Jaffredo : 13. Hormis le rouge oublié sur Motta, il n’y a pas grand chose à dire. Pris de spasmes du bras droit à partir de la 58ème minute, il a balancé des jeunes en rafale (six), pour des choses qui n’en valaient pas la peine.
Homme du match : le Darder.

Je laisse un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *