Contre Son Camp Rien à foot

OM – Guingamp : le bulletin de notes

Breizh Maduiti |  11 janvier 2016

Olympique de Marseille – En Avant Guingamp : 0-0

Tu t’attendais à retrouver l’OM débridé d’avant les fêtes, sans défense mais attaquant en diable, et le Guingamp 2014-2015, cette équipe de coupe joueuse comme jamais. Que dalle. Ta soirée du dimanche était à l’image de la journée : terne. Tellement que tu n’as même pas eu envie de balancer la télécommande de dépit. Car oui, tu t’es endormi. Semaine de reprise de merde. Pour des raisons évidentes de décence, aucun joueur de champ ne dépassera la moyenne et aucun remplaçant ne sera noté. Ah oui, et surtout la santé. L’OM en a besoin après huit matchs sans victoire à la maison.

Marseille

Batshuayi, plus Patrick que Bob l'éponge.

Batshuayi, plus Patrick que Bob l’éponge.

Mandanda : 14. Il a bien fini sa semaine le Stevy. Un arrêt impeccable sur Jacobsen et un dribble pour le fun sur Erding. Après son  transfert ratée en Rosbiffie, Steve avait envie de regagner le coeur d’un Vélodrome à moitié-vide. La seule étincelle du soir.

Manquillo : 9. Le latéral gauche marseillais se voyait déjà enlever le maillot et hurler sa joie du buteur. Lössl, en bon scandinave, a refusé de voir cette accès de joie latine et a sorti le gant. Sinon, Javier, ben c’est du Morel version espagnole. Au moins, Taye Taïwo avait une frappe de mule.

Nkoulou : 8. Le Thiago Silva du pauvre anticipe toujours bien. Après, c’est pas toujours l’assurance tous risques. Quand Jimmy ne brille guère seul devant, Nico assure, pépère. Après, avec un Mevlut en plus, ça se complique.

Rolando : 9. Un monstre comparé à Rekik. Son coup de casque touche la barre. Car oui, ce soir c’était les défenseurs marseillais qui attaquaient. Sinon, costaud derrière sans plus et une dégaine à enfiler des caïpirinha en scred entre les deux mi-temps.

Isla : 5. Non désolé, Is est pas là. Is a même failli provoquer un penalty stupide pour une cravate sur Briand. Le Chilien est à des années lumière de la teigne de la Roja d’Amérique du Sud.

Diarra : 10. Toujours au-dessus de ses coéquipiers. Tranchant dans ses interventions, propre dans la relance, il a juste manqué, à l’image de son équipe, de folie. Mais Lass’ pas tomber, stp. Sinon, le Vélodrome va vraiment ressembler à un stade d’Ajaccio.

Romao : 6. L’ex-Lorientais au nom à sonorité brésilienne avait encore la trace de cirage du banc sur le short. Volontaire mais limité. Au moins, aujourd’hui, Alex n’est pas reparti avec une cheville adverse.

Barrada : 8. Pas la baraka sur ses coups de pied arrêtés, toujours très propres. Sinon, même à son poste de prédilection, Abdel, c’est toujours un peu comme le commissaire Bialès de la Cité de la peur, sorti 11e de l’école de police : en somme, « bien mais pas top ».

Ocampos : 7. Des prises de balles soyeuses. C’est après que ça se gâte. Avec une cheville retournée, ça frôle l’impossible. Vivement le 31 janvier.

Nkoudou : 9. Quand GK trimballe le ballon sur son aile, il se passe toujours quelque chose. Encore faut-il que le cuir arrive proprement dans la surface adverse. Et ce soir, c’était sale.

Batshuayi : 4. La fan de Bob l’éponge ressemblait plus à son pote Patrick, l’étoile de mer. La bière belge a dû couler à flot pendant les fêtes. Le meilleur Marseillais depuis le début de la saison avait loupé le Thalys visiblement. Absent.

Guingamp 

Ben Hur, l'homme sali par Yannis.

Ben Hur, l’homme sali par Yannis.

Lössl : 12. Des relances dégueulasses mais un réflexe qui sauve ses copains. Pas si solitaire que ça, le Danois.

Jacobsen : 8. En Bretagne, on se sait plus si c’est du Lars ou du cochon. Hier, le Viking, en bon latéral qui ne marque pas souvent, avait envie de faire trembler les filets. La passe en retrait s’imposait, pourtant. Jimmy a pleuré, Lars s’en ai tapé.

Kerbrat : 10. Le granit finistérien a été aussi solide que discret. On ne l’a pas vu, comme les attaquants marseillais.

Sorbon : 10. Comme son compère Cricri, Jéjé n’a pas osé la moindre mauvaise relance. Pas fun mais irréprochable.

Martins Pereira : 6. Une charrue comme on les aime dans les Côtes-d’Armor. Le Franco-Portugais fait des conneries, des fautes, mais à chaque fois, avec sa bonhommie, même après un attentat, il attendrit ses adversaires et l’homme en jaune.

Mathis : 8. Pas un peintre ni un artiste non plus. Un des multiples milieux de l’ombre. Faudrait quand même prendre la lumière un peu plus souvent Lio, t’es un peu pâlot.

Sankharé : 9. Du talent et des gestes de classes, c’est indéniable. Des carences et des sautes de concentration, aussi. Le résumé d’un pur produit du centre de formation du PSG, exception faite de Kingsley « renard » Coman.

Giresse : 8. Thibault n’est pas Alain, pas de doute là-dessus. Un peu léger, l’affable ailier aux oreilles décollés, n’a pas démérité comme à son habitude. Un joueur courage comme on les aime.

Salibur : 3. Un nom à jouer dans un péplum, mais tu salis Ben Hur, Yannis ! Si les gladiateurs avaient signé de telles prestations à l’époque, il n’y aurait pas eu autant de monde dans les arènes.

Briand : 5. La célébrité après le tube de Zlatana lui est sans doute monté à la tête. Après le penalty non sifflé à son égard, il n’a pas arrêté une seconde de chouiner. Pénible. Heureusement, Mevlut est venu l’épauler en fin de match. Jimmy n’aime pas briller seul.

Coco : 4. T’as le look, l’excuse de la jeunesse, mais va falloir muscler ton jeu mon petit. A passé sa soirée à se faire balancer comme un vulgaire adversaire de Teddy Riner.

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