Contre Son Camp Rien à foot

OM-PSG (1-5) : le bulletin de notes

Breizh Maduiti |  27 février 2017

MARSEILLE – PARIS : 1-5 (0-2)

Buts – OM : Fanni (70e) ; PSG : Marquinhos (6e), Cavani (16e), Lucas (49e), Draxler (61e), Matuidi (72e).

Bonne mère ! Que le 26 mai 1993 est loin lorsqu’on voit sa formation, niveau ventre mou de Ligue 1, se faire piétiner par un ennemi avec l’envie d’inscrire aussi son nom sur la coupe aux grandes oreilles. Ton Breizh tente un brin d’indulgence avec la planète Mars quand ton prof Guilty se plonge dans une galaxie de titis retrouvés.

BREIZH MADUITI
Runnings aux pieds, (cane)bière à la main

Dimitri a gardé la technique mais a perdu la ligne et le modjo face au but

Dimitri a gardé la technique mais a perdu la ligne…

Marseille

Pelé : -5. À Marseille, avant, il y avait Abedi le magnifique et ses fistons. Aujourd’hui, il y a Yohan qui en prend cinq. Une routine. Époque de merde.

Evra : 3. Tonton Pat’ était sûrement au Vieux port mais en tout cas pas sur le pelouse du Vélodrome. Rudi a mis une mi-temps à s’en apercevoir. Remplacé par Bedimo (3) également perdu et retrouvé avec son oncle spirituel, le 51 de la loose à la main, dans un troquet près de la gare Saint-Charles.

Fanni : 10. L’unique buteur. Valeureux, il a tout donné à s’en retrouver le museau dans le gazon. Mais quand t’es stoppeur et que ton gardien va chercher la balle cinq fois dans ses filets, difficile de dire que t’es perché et pour rien dans ce naufrage.

Rolando : 0,5. Le Brésilien au faciès de boucher n’a même pas mis un point d’honneur à découper un seul parisien. Tout sauf une surprise quand on joue avec des pompes de sécu’.

Sakai : 5. Ah oui, il est généreux le gendre idéal nippon. Par contre, il a un mal fou à comprendre qu’il n’est pas ailier. La satanée barrière de la langue déplorée par son coach…

Vainqueur : 4. Assurément une belle tête de… La sentinelle devait être en week-end à Rome chez ses anciens coéquipiers.

Lopez : 11. Le Samir Nasri 3.0. Du potentiel et de l’aplomb en interview. Espérons qu’il ne vire pas du côté obscur comme son aîné. Un brin léger mais il a joué le mousse qui donne tout pour sortir les canots de sauvetage quand le bateau sombrait.

Zambo Anguissa : 2 : Il file les boules à Sanson, se la coule douce et fait presque passer l’illustre Benoît Cheyrou pour Zidane. Well done.

Thauvin : 3. Florian le boulard a tenté une frappe qui s’est écrasée cinq mètre plus loin sur la charnière centrale parisienne…à l’entrée de sa surface. Une vilaine tache dans une belle saison. Remplacé par Sertic (2), le beau gosse inutile.

Payet : 8. A, semble-t-il, repris les mauvaises habitudes alimentaires de Gignac et son goût pour les montants. Sinon, des cafés-crèmes et un régime d’intermittent du spectacle pour qui ça n’est jamais allé très fort.

Njie : 4. Sale année pour les Clinton, putain ! Remplacé par Cabella (0,1), en mode dribbleur ridicule.

Garcia : 1. Comme le nombre de but de son équipe et son coaching. La tuile lors d’un « clasico ». Il disait vouloir remporter la Ligue des champions à son arrivée dans l’écurie Mc Court, il a déjà gagné une fibre, très locale celle-là, la grande gueule. Mais laissons le temps au Rudi boy. Rendez-vous au mercato d’été. D’ici là, le temps promet d’être long. Très long…

PROFESSEUR GUILTY
Sincèrement mal à l’aise de voir Marseille aussi faible. Une pensée pour notre Romain, fan de la première heure et membre du CSC Open Mic’, qui a dû en chier des ronds de chapeau

Javier le ménestrel

Javier le ménestrel

Paris

Trapp : non noté. Trois tirs cadrés, le spectateur le mieux placé.
Meunier : 14. Pas toujours très prompt défensivement, Thom’ nous a habitués à mieux. Étrangement élu « homme du match » par Canal. Une chose est sûre, c’est vraiment le meilleur troller de Ligue 1, se foutant ouvertement de la gueule du couloir gauche marseillais au micro de Paga’ après la rencontre. Et ça, on aime.

Marquinhos : 19. Le Marquis s’est promené, cape et haut de forme, chaussures cirées, sourire ultra bright.

Thiago Silva : 19. Quand il n’a pas de blessures psychologiques, le monstre est quand même impressionnant. Sa détente sur la passe décisive lors du premier but est hallucinante.
Kurzawa : 11. Une nonchalance à en faire pâlir Evra. Ne pourra pas être l’avenir du PSG à ce poste, mais devra impérativement rester une doublure.
Rabiot : 16. Numéro 6 lui va bien. Bon, là, les ballons n’arrivaient pas jusqu’à lui, ils étaient perdus bien avant.
Matuidi : 18. L’OM c’est son plan cul. Dès qu’il le croise il lui fait l’amour.
Verratti : non noté. On t’a déjà dit qu’on ne notait pas le petit prince.
Pastore : 19. Un poète, un prophète, une étoile, un mage, une hirondelle, une biche, une ménestrel, un barde, un rêveur, un joueur comme on n’en fait plus. Remplacé par le Draxler à l’heure de jeu (18), clairement venu pour faire encore plus mal. Pas le genre de gars à faire des salamalecs.
Lucas : 17. Lucas est un mec gentil, mais même lui n’a pu s’empêcher d’envoyer Evra à la retraite, à peine trois semaines après son arrivée. Commence à être plus intelligent dans son jeu. Remplacé par Di Maria à la 73ème, totalement transparent.
Cavani : 14. Un peu chafouin. Il nous a fait une Zlatan. Beaucoup de reproches envers ses coéquipiers, moins d’efforts et un but. Remplacé par un Ben Arfa à la 82e en situation d’échec.
Emery : 19. Connaissant l’oiseau, il a du beaucoup se marrer en préparant ce match, tant l’OM est une petite équipe. Rudi Garcia semble clairement en tilt. Les 50 millions d’euros investi cet hiver auraient mieux fait de servir à payer des séances de psy collectives pour les ultras. Et le pire c’est que son équipe a joué 65 minutes à peu près à fond.

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