Contre Son Camp Rien à foot

OM-PSG : le bulletin de notes

Breizh Maduiti |  8 février 2016

Olympique de Marseille vs Paris-Saint-Germain : 1-2 (1-1)
Buts. OM : Cabella (25e). PSG : Ibrahimovic (2e), Di Maria (71e)

Un Vélodrome chauffé à blanc, un bus parisien caillassé, des maillots qataris brûlés. Le peuple marseillais promettait l’enfer aux starlettes de l’ex de la maison, sa touillettée Lolo Blanc. Malgré toute leur bonne volonté et un match plein, les Olympiens s’inclinent sur deux actions de classe. Le PSG s’impose à l’italienne. En Ligue 1, ça passe mais en C1 ? Le retour à la maison des locaux s’est logiquement fait plus discret. « Et les maillots de Zlatan et Di Maria, il ont crâmé en entier ? » s’est inquiété discrètement un petit bonhomme de la Canebière avec Lass’ floqué dans le dos.

MARSEILLE

Devine où se cache Manquillo ?

Devine où se cache Manquillo ?

By Breizh Maduiti, dans un troquet de la capitale, avec un poto et une pinte d’IPA

Mandanda : 10. Stevie, le lofteur bleu, abandonné par sa défense, n’a pas grand chose à se reprocher sur les deux buts parisiens. Sinon ? Il a bouché les angles, remercié les pieds carrés de Lucas et loué la seule perte de lucidité du match de Di Maria. Sauver la baraque, même dans son costume d’homme providentiel, c’est parfois compliqué.

Manquillo : 13. Javier a une gueule de One direction mais un gros moteur sous le capot comme son prédécesseur Azpi. Volontaire devant son public de 60 000 teenagers, il a même failli provoquer un penalty. Il avait juste oublié un détail : le talent dans la chute. Demande à Fabrizio lui a sussuré son public.

Nkoulou : 12. Le plus vieux et le plus défensif des Nkou avait sorti sa sobriété et sa classe natuerelle. Insuffisant, hélas face aux clients d’en face. Alors il a bougonné, dans sa barbe mal rasé, contre son pote Roland et le monde entier.

Rolando : 8. Le Brésilien a de l’impact physique, c’est indéniable. Son sens du marquage à la culotte est parfois discutable, comme sa tendance à se transformer un plot lorsque la pression s’accentue.

Dja Djéjé : 11. Niveau générosité, il aurait mérité 20. Par contre, côté précision, Brice la malice est aussi doué que Ray Charles aux fléchettes. Il va falloir régler la mire et arrêter de tirer sur ses attaquants. Centrer, c’est déposer le ballon sur la tête voir le pied de ses coéquipiers. En douceur, c’est noté ?

Isla : 13. La Isla bonita hier soir. Mauricio avait enfin décidé de ressembler à son coéquipier chien de la casse de sélection, Arturo Vidal. Généreux en diable, toute langue et muscles dehors, le chilien a foutu un sacré bordel dans le milieu adverse, avant de s’éteindre peu à peu.

Diarra : 18. Verratti était sur le terrain hier soir mais il était français, black et de l’autre côté. Cassages de reins, grattage de ballons, ouvertures lumineuses. Dans la lignée de ses prestations de débuts de saison Lass’ a, une fois plus, rassuré Dédé Deschamps dans le choix de son 6 à l’Euro.

Cabella : 16. Un but chanceux (frappe déviée par David Luiz) sur une action de classe et un grand match ! Une terrible trogne de branleur, mais alors, quand il tricote à bon escient et fait les bons choix, ce Rémi-là devient indispensable. A l’OM, bien sûr ! Pour voir Clairefontaine, il faudra être constant.

Barrada : 6. De loin, Abdel ressemble à Samir Nasri. De près, ballon au pied, un peu moins. Certes, avec une meilleure mentalité et pas à son poste de prédilection. Un raté incroyable aux six mètres et le néant. Son bon match aller semble à des années-lumières. Alessandrini peut revenir tranquille.

Nkoudou : 12. Le plus jeune et le plus offensif des Nkou, continue chaque week-end de redorer le blason des ailiers. Hier soir encore, à gauche, il a mis le feu. GK s’est même permis un petit pont sur Aurier mais a manqué de précision dans le dernier geste. La révélation de l’année, assurément.

Batshuayi : 8. Sur une frappe foirée il a failli tromper la vigilance du trappiste d’en face. C’était sans compter sur le quality filtre, bien posté sur sa ligne. Hormis, ce feu de paille, le Bat a eu du mal a allumé la Michy. Un vrai match d’attaquant isolé, à oublier.

Michel : 10. Oh, ma belle ! Une prestation latine de haut vol sur la touche aux antipodes du mutisme adverse. Une compo d’équipe intéressante. Des entrées saignantes. Mais au final, il revient broucouille sur le vieux port et l’OM n’avance toujours pas. Bien jouer n’est pas gagner, mon bon Michel.

PARIS

Dis Yann, il était comment le match de Lucas, vu d'en-haut ? Nous, en-bas, on a eu peur.

Dis Yann, il était comment le match de Lucas, vu d’en-haut ? Nous, en-bas, on a eu peur.

By ton Professeur Guilty, en observation attentive avant la première vraie échéance de la saison pour le PSG 

Trapp : 15. Serein dans ses interventions, bon au pied mais une séquence de cris en mode allemand sur un placement de mur qui rappelle les heures sombres de l’histoire.
Aurier : 17. Après un pèlerinage sur ses terres 48h avant le match, à savoir à Sevran et Villepinte histoire de se gonfler de testo entre couilles, le Serge se l’est joué discret offensivement. Défensivement par contre, il a prit le petit Nkoudou par la main, lui a fait un bisou sur la tête et lui a donné le flan que lui avait préparé sa maman. Impassable.
Thiago Silva : 19. Qu’est-ce que tu veux dire dans des cas comme celui-ci, à part que Dunga est un gros tocard ?
David Luiz : 15. David ne s’est pas embêté ce soir. Que des coups de casque et une auto-gestion de son propre changement. Le mec cool.
Maxwell : 16. Ce bon vieux Max nous fait une passe décisive et un sauvetage sur sa ligne à l’ancienne. C’est le précieux. Le tout sans avoir Gollum qui lui colle au cul mais seulement Dja Djédjé, ce qui est beaucoup moins dangereux.
Rabiot : 5. Aussi charismatique et efficace qu’un thug qui joue jeux interdits à la sèche pour serrer sa première morue.
Motta : 7. Thiago nous a fait son petit coup de moins bien au pied du Ventoux et s’est fait déposer par Isla et Lass’ qui avaient des moteurs dans le cadre offerts par la Sky en personne.
Matuidi : 8. Les adducteurs qui sifflent, les appels qui font pschit, les tacles qui font plouf et le match qui fait wizz. Blaise, tu as les félicitations de Serge de là-haut.
Lucas : 2. Alors Lucas, il était beau le match vu d’en-bas ? Tu prépares un documentaire avec Yann Arthus-Bertrand ?
Zlatan : 12. Un but et une passe qui n’effaceront pas ce vilain match. Vouloir jouer 10, voire 8, c’est bien, savoir donner du tempo et jouer juste, c’est mieux. Il aurait mieux valu mettre au fond cette reprise à bout portant qu’aurait pu mettre ta grand-mère à 1 partout.
Di Maria : 11. Extrêmement solidaire, il a joué avec la précision technique d’Alessandrini pour l’inciter à le rejoindre. Une fois ceci fait, il s’est dit « et puis merde, on va prendre les 3 points, histoire de ne pas avoir fait tout ce trajet pour rien ». Ficelle, 3 points, merci et bonne soirée.
Blanc : 10. Quand ça roule, il bamboule, quand ça faiblit, il subit.