Contre Son Camp Rien à foot

Pays-Bas – France, le bulletin de notes

Professeur Guilty |  11 octobre 2016

On ne va pas se mentir, les matchs de qualif’, c’est pas ce qu’il y a de plus bandant. Quand ta seule incertitude est de savoir si tu vas finir premier ou deuxième et que tu te tapes des mois entiers de matchs moisis…sauf si tu t’appelles la Hollande, un des pays les plus habitués à se rater en beauté pour jouer les plus grandes compétitions. Que s’est-il passé hier soir ? Bingo ! Elle a encore perdu face à une belle équipe de France, conquérante, sobre, solide et surtout parfaitement équilibrée. Les notes de ton Breizh Maduiti tout emmitouflé, qui s’occupe des lignes arrières et du milieu et de ton Professeur Guilty, bien au chaud sous l'édredon, scrutant des ailiers et des « GG ».

Résultat du match : 0-1 (Pogboom à la 30ème)

Les gants de Breizh Maduiti, pâle version de ceux de Momo "iron" Sissoko !

Les gants de Breizh Maduiti, pâle version de ceux de Momo « iron » Sissoko !

Breizh Maduiti
Obligé par Madame à porter des gants, pour éviter de la faire sursauter en tapant dans ses mains.

Lloris : 17. La tige niçoise a sorti la parade réflexe au bon moment. Il se relève comme un mec sous coke pour reprendre le cuir pépère. A montré une qualité méconnue, un jeu au pied enfin digne d’un top gardien. Pour le charisme, en revanche, il repassera, mais au moins, contrairement à son copain d’en face, il n’a pas les gants en peau de pêche. C’est bien là l’essentiel.

Kurzawa : 8. Le gars a pris le bouillon tout le match et s’est même carrément noyé au marquage en seconde. Il a tenté de se rattraper en claquant une tête mais là encore il était un peu court (zawa). Attention mon bon Layvin, sinon le marquage de feu tonton Pat’ va presque passer pour du harcèlement. Pas encore de quoi sortir la casquette revancharde face à la Suède…
Koscielny : 19. Comme le numéro de la Corrèze, son département de naissance, mais surtout parce qu’il a encore livré une partie dantesque. Partout en défense, au niveau du gazon pour contrer les frappes adverses et même en position d’avant-centre sur le missile de Pogba. Il aurait eu 20 s’il n’avait pas mis la mimine sur le péno volé aux Bataves.
Varane : 18. Le p’tit Raph’ a musclé son jeu, sur la terre comme dans les airs. S’il continue à montrer les dents, le gendre idéal de la défense centrale deviendra vite une vraie catin, à l’image de son compère de club Sergio Ramos. La classe et le sourire colgate en plus, il va de soi.

Sidibé : 12. Parfois, il semble porter des moon boots au moment de faire la dernière passe. Mais, à l’inverse de son pendant de la gauche, il défend et dégage les ballons chauds. Après avoir pris deux feux oranges dans le dos en première, il est passé au rouge en seconde. La leçon rentre.

Matuidi : 13. Toujours aussi à l’aise, Blaise, pour créer la brèche et se battre comme un chien. Moins pour tenir son rythme de marathonien sur 90 minutes. Constant dans son style dégueulasse de gaucher laborieux mais on ne fait pas du patinage artistique, hein, mister 22 de VO2max !
Pogba : 16. Quand Paulo étale toute sa classe technique sans vouloir trop en faire, il est incontournable. Quand il se prend pour un canonnier à la (Kaiser) Sauzée, le chevelu excentrique frise même l’indispensable. Attention cependant aux « Shut the fuck up » à l’ex adversaire romain Strootman et aux fautes stupides de grands échalas.
Skomina (Damir, l’arbitre slovène du match) : 20. A très bien porté son nom quand ses yeux sont restés collés, à la façon du gel qui plaque les cheveux, sur la main de Kosciely en pleine surface. C’est bien, mignon, tu viendras chercher ta caisse de pinard, à la fin du match.
Quizz : combien de plumes faut-il pour faire cet objet ?

Quizz : combien de plumes faut-il pour faire cet objet ?

Professeur Guilty
Toujours bien au chaud sous l’édredon en plume, parce qu’il n’y a que ça de vrai.

Sissoko : 14. Ne cherche pas, Moussa est à jamais dans le cœur de ton Prof’. C’est comme ça. Il pourrait chier sur la pelouse, il n’aurait pas moins de 13. Important comme à son habitude pour faire le piston sur son coté, parfois capable de faire des passes lumineuses, des rushs comme sur Fifa, donc très arcade. Moussa Sissoko quoi.
Payet : 8. Le courant alternatif fait partie de ses qualificatifs. Hier Dimi était sur off. Dommage. Et ce n’est pas avec un petit pont et deux ou trois gestes un peu cool que tu vas nous la faire à l’envers. Remplacé par l’arnaque du siècle, Anthony Partial ou Marteau ou un truc comme ça là, à la 67ème, 0/20.
Griezmann : 14. Pourquoi 14 me diras-tu ? Parce que son travail de sape dans le replacement, le pressing, la constance, est tout simplement remarquable. Merci Diego. Et ça, en bon italien qu’est le Prof’, ça ne peut que plaire. Rempacé à la 93ème par Kante, pour déconner.
Gameiro : 20. Ne commencez pas à parler sur Kévin ! Autant vous prévenir tout de suite ! Kev’ c’est un nom de beauf, oui, mais c’est aussi un pur 9, comme notre Matador tant aimé au sein de la rédac’ CSC. Pas touche aux vrais 9 ! Il n’y en a presque plus sur cette Terre alors laissez-les être un peu plus maladroits que les autres, laissez-les toucher qu’une dizaine de ballons dans un match, laissez-les faire des appels en profondeur, laissez-les frapper en première intention, cadrer, pas cadrer, se foirer, réussir, on s’en tape. Laissez-nous ces 9 purs. Donc Gameiro, ce soir, c’est 20 sur 20. Tu as fait tout ce qu’il fallait. Remplacé à la 80ème par Gignac, venu nous rappeler ce qu’est un faux attaquant.
Deschamps : 17. Un très beau coup de notre Basque préféré. Aller gagner à l’extérieur chez son concurrent le plus sérieux, c’est toujours bon. Son équipe de France ressemble de plus en plus à quelque chose, dans la circulation de balle on dirait même parfois un club. La charnière est ultra performante, ce duo d’attaque parfait, le milieu Maduiti-Pogba intéressant même si Kante a très probablement un Blaise dans chaque mollet, un peu de social en gardant Gignac, Cabaye et Digne dans le groupe, soit trois mecs qui n’ont absolument rein à faire ici, c’est du très bon boulot. Bravo DD !
Ajmsterdam ArenA (avec un grand A à la fin, sûrement un truc de fumeur de ganja) : 10. Ambiance tristounette.