Contre Son Camp Rien à foot

PSG-Manchester City : le bulletin de notes de tes héros

Professeur Guilty |  7 avril 2016

Paris Saint-Germain vs Manchester City : 2-2 (1-1)
Buts : PSG : Ibra (41e), Rabiot (59e). City : De Bruyne (38e), Fernandinho (72e).

De la boulette à foison, plus encore que dans les poches des sarouels des mecs du Larzac. Bienvenue dans un quart de Champions League. Bon, au moins nous avons eu des émotions.

Notes sur 20, tu connais. Ton Breizh Maduiti s’occupe des Parisiens, ton Prof Guilty des Citizens.

Parc des princes : 11. Quand tu sous-traites les tifos par une boîte de com’, fais au moins en sorte qu’elle soit compétente. La risée de l’Europe. Pour le reste, c’est comme d’hab’, le supportariat à la papa cadre.

BeIn sports : 2. Josse/Di Méco, rien de nouveau. En revanche, quand un de nos super héros ne peut pas noter ce match parce que sa connexion payante ne fonctionne pas, honnêtement, ça mériterait des claques. L’argent économisé sur le tifo pourrait au moins à servir à gonfler les serveurs.

Paris, en 4/3/3 parce que rien d’autre n’est envisageable au pays des Blancistes

Je la reconnais ! C'est une guez Matuidi du 6 avril.

Je la reconnais ! C’est une guez Matuidi du 6 avril.

Trapp : 8. En terme de belle gueule avec Sirigu, il n’y a pas match. En revanche, quand il s’agit d’être décisif dans les rencontres coupe-gorge de Champions league, c’est du 50-50.

Aurier : 7. Un dégagement de poussin coupable sur le deuxième but. Bien plus actif sur Périscope avec son pote à la chicha. La grande gueule de Sevran a signé de meilleures prestations hors du rectangle vert ces dernières semaines.

Thiago Silva : 12. Aurait eu trois points de plus s’il n’avait pas joué la doublette des patauds de Belleville avec le beau Serge. À sa décharge, difficile de jouer seul en défense centrale aux côtés d’une serpillère.

David Luiz : 4. Une tentative de talonnade clownesque pour tenter de stopper le ballon vers De Bruyne sur le premier but. Le Tahiti bob brésilien, en plus d’être devenu paria dans son propre pays à cause de ses performances en sélection, va commencer à s’attirer les foudres des jeunes cadres dynamiques du Parc. Heureusement, il a pris soin d’être suspendu au prochain match. Fair-play.

Maxwell : 11. Toujours aussi propre techniquement, le qualité filtre n’a pas débordé suffisamment, au grand dam des amateurs de ses cafés crème.

Matuidi : 2. C’était « Guez » Matuidi. Sa technique infâme, gommée souvent par son volume et sa générosité, a éclaboussé l’écran. Ce centre à deux mètres au-dessus de Cavani a même énervé le colgate Edison. Que dire de sa passe nonchalante sur le premier but citizen et du carton jaune stupide qui le prive du retour. Un jour sans. Une (mauvaise) habitude en 2e partie de saison.

Thiago Motta : 12. Une presque passe D frisson que le Z expédie dans les nuages. Une propreté habituelle mais trop timoré : il n’a pas fait l’étalage de ses coups de pute habituels, si utiles à ce niveau de la compétition. Après s’être craqué à Chelsea, il rentre dans le rang et c’est déjà un moindre mal.

Rabiot : 15. Le seul a avoir surnagé dans un océan d’insuffisances. Un but de Goupil comme à Stamford bridge et quelques sorties de balles verrattiennes. L’ex BB Brunes a bien grandi depuis ses six mois de formation à City. Le protégé de maman devra rester dans le même ton mardi prochain à l’Etihad stadium.

Cavani : 5. Une reprise de volée acrobatique à cinq mètres du but, digne de figurer dans un bêtisier de beach soccer. L’énigme céleste continue. En pointe, son poste de prédilection, il ne plante pas. Sur le côté, où il se plaint d’évoluer, non plus. La dernière fois où il a fait trembler les filets en C1 face à Chelsea à domicile, il était remplaçant. Lolo, une idée ?

Di Maria : 8. Angel avait laissé son costume de joueur talentueux et déroutant au vestiaire. Aucune Di mariade à se mettre sous la dent. Faudra vraiment se mettre aux fourneaux à Manchester. Sinon, ça va bouffer des barbeuc’ tout l’été en Argentine pour signer une jolie saison blanche en 2016/2017.

Ibrahimovic : 6. Un but odieux mais qui a la chance d’exister, un péno raté, un face-à-face où il se chie dessus comme un vulgaire Dugarry et une tête sur la barre. Trop peu pour un tel ego, autoproclamé dans la forme de sa vie. À charge de revanche dans six jours.

Les remplaçants

Van Der Wiel. 5. Une entrée aussi fantomatique que ses tatouages piquent les yeux.

Lucas. 5. Pas de slalom géant ni de slalom tout court. Juste un tir dégueulasse à deux doigts de passer au-dessus du Parc. Champion, mon frère ?

Le coach
Blanc : 10. Toujours aussi insupportable au micro quand il justifie une contre-performance de son équipe. Il n’était pas d’humeur à être attendri par le Bonnet d’Anne-Laure. En même temps, titulariser Sergio le banni, faire entrer un Van der Wiel pleurnichard et un Lucas on the second floor, ça mériterait presque le martinet. Lâché par ses joueurs, il a intérêt d’envoyer Gasset au charbon avant mardi.

City en 4/2/3/1 sans paniquer 

De Bruyne, à l’aise au Parc

Hart : 20. Normalement, tu auras remarqué que Joe Coeur a une tête à claques comme rarement on en voit dans le monde du foot, entre l’Anglais de base et le joueur de rugby. Après son exploit sur le penalty arrêté, il nous a régalé avec une relance improbable qui coûte le premier, un dégagement trop mou qui coûte le second. Une soirée agréable à regarder du coup. Parce qu’il est toujours très jouissif de voir une tête de con se trouer. Merci.

Sagna : 3. Baca est un concept. Surcoté, mal placé, nul offensivement, fautes idiotes concédées, comme sur le penalty. Baca quoi. Bon…il y a des concepts mieux que d’autres.
Otamendi : 7. Ontamenti ? On dirait bien. Un style des plus à son avantage, dans l’air du temps. Barbe parfaite, coupe à la mode, tatoué comme un môme quand il a des malabars. Pour le reste, c’est lent et pas inspiré. Erreur de casting.
Mangala : 13. Fait partie de la caste de ceux qui sont entre bons et nuls. Ces joueurs qui marchent constamment sur la ligne.
Clichy : 9. Pas bien plus intéressant que Gad Elmaleh quand il fait Katia de la place Clichy.
Fernando : 2. Tu as toujours rêvé de voir comment jouerait ta mère si elle était propulsée dans un quart de Champion’s ? Fernando t’as donné la réponse sur une action d’anthologie qui amène le but. A part ça, il a ratissé comme un artiste créant un jardin japonais.
Fernandinho : 16. Son petit frère par contre, a fait très mal à Paris. Une passe dé et un but, du ballon gratté, du pressing, de la passe juste. Un match plein.
Jesus Navas : 13. Il a les yeux revolver, il a le crochet qui tue. Malgré un nombre de ballon très limité, il a joué extrêmement juste pendant 75 minutes. Ensuite, c’est le plongeon.
De Bruyne : 17. Pour un joueur qui revient de blessure et qui a un physique si vilain, le Kév’ nous sort le match parfait. Un mental d’acier sans doute. Positionné en 10, il a éclairé le jeu des siens. Des coups de pieds arrêtés toujours dangereux, de la vista, toujours dans le bon sens, un but sur son seul tir. Copie parfaite. C’est dommage d’encenser un roux avec un gueule de canard, mais pas le choix. Remplacé par Fabian Delph (12/20) à la 77ème, sosie officiel de K.Maro qui veut une femme like you.
David Silva : 13. On l’a connu plus virevoltant. A son échelle évidemment, parce que ce joueur est tellement exceptionnel que lorsqu’il joue un peu moins bien, mais beaucoup mieux que la moyenne, on est vite déçu. C’est pas grave David, tu mettras la misère à Aurier au retour. Remplacé par Bony à la 88ème. Inutile.

Aguero : 4. Pas du tout. Mais alors, pas du tout. Remplacé par Kolarov à la 93ème pour gratter 30 secondes.

Le coach

Pellegrini : 15. Une compo logique et une gestion à la tonton Mitterrand. Tranquille. Il a fait ses petits trucs, en ajustant ça et là. Rigolant certainement des principes idiots de Blanc.
L’arbitre
Milorad Mazic : 18. Invisible, preuve d’un bon arbitrage.
L’homme du match
Fernando, le magicien.

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