Contre Son Camp Rien à foot

SSC Napoli – Juventus : Le bulletin de notes

Professeur Guilty |  27 septembre 2015

chagrin-d-ecole. NOTESUn match Naples/Juve est toujours un peu particulier. C’est la rivalité nord/sud, la riche ville industrielle face à la pauvreté. Alors quand les deux galèrent dans le ventre mou et se tiennent à un point avant le coup d’envoi, autant te dire que l’envie est forte de laisser la tête de l’autre sous l’eau. Le Napoli ne s’est pas fait prier en donnant une leçon de football à une Juve qui va bientôt chercher un nouvel entraîneur. Tu es chômeur ? Postule ! C’est bien payé.

San Paolo : 15/20. Pas tout à fait plein, le San Paolo n’en fait pas pour autant moins de bruit. Sur les buts même la télé tremble. Mais on regrette quand même ces sièges vides ça et là. Naples, tu m’as trahi.


Commentateurs (BeIn sports) : 18/20. Le duo Pippo Genin/Jérôme Rothen marche très bien. Ils étaient particulièrement en forme hier. Valérie leur a d’ailleurs twitté à la fin du match : »merci pour ce moment ».

Pelouse : 15/20. Une drôle de gueule mais à bien tenu le coup dans le temps. Exactement comme Johnny Hallyday.

Alors tu vas avoir droit à une notation particulière. Les Napolitains vont être tous notés pour les Turinois seulement quelques-uns, tant leur match fut moyen. Si c’est pour mettre entre 8 et 11, ça n’a pas d’intérêt. On est d’accord ? Tant mieux.


 

Napoli : 4/3/3 classique. Le même que 95% des clubs pros, des clubs amateurs, des mecs qui jouent à Fifa 16 et de ceux qui jouent à Pes 2016 et qui ont raison.

José Reina : non noté. Rien. Ne peut rien sur le but, sinon,  pas inquiété.

Elseid Hysaj : 18/20. Alors lui ! C’est simple, il a mis la misère à Pogba tout le match. Jamais pris en défaut, agile, le latéral complet. Bonne pioche.

Raúl Albiol : 15/20. Un match de briscard. Se fait péter la mâchoire dans le feu de l’action mais continue. Très vaillant. Et ça à Naples, on aime.

Kalidou Koulibali : 14/20. Le prototype même du grand black puissant dont n’est apparemment pas fan l’ancien staff des bleus. Pourtant, ça marche. Au duel impeccable, il voit sa note baisser pour deux relances très mal négociées qui auraient pu mettre tout le monde dans le KK. Comme ses initiales.

Faouzi Ghoulam : 14/20. Toujours titulaire depuis qu’il est parti du chaudron pour aller dans le volcan. Il aime la chaleur. C’est peut-être pas le plus talentueux à son poste mais il serre les dents. À ne pas confondre avec Lahm qui lui est beaucoup plus facile.

Jorginho : 19/20. Positionné pointe basse du trident, il a récupéré environ 800 ballons, en a redistribué environ 799 proprement. Il tire aussi les coups de pied arrêtés et lave les maillots.

Allan : 16/20. Encore un brésilien avec un nom de merde. Ce qui ne l’a pas empêché de faire un match très propre.

Marek Hamsik : 18/20. Capitaine, idole, Marek aurait pu partir dans à peu près n’importe quel club, mais non. Il est là, te met des coups de reins, te ridiculise devant des millions de personnes et il t’emmerde.

José Callejón : 14/20. Un poil brouillon et nerveux dans un match où pourtant ça partait très vite devant, comme souvent à Naples. Dommage.

Gonzalo Higuain : 18/20. Tout comme les grands attaquants purs de la trempe de notre ami Cavani, il marque. Ça tombe bien, c’est son métier.

Lorenzo Insigne : 18/20. Les gens l’appellent l’idole des jeunes. Il est swagg, il va vite, il est très technique, il se bat comme un chien. Ce soir il marque puis simule une blessure au bout de 40 minutes pour avoir la meilleure place dans le carré Vip de la boîte la plus branchée de Naples. Remplacé par Dries Mertens (14/20) qui est à peu près le même, en moins swagg.

Maurizio Sarri (à ne pas confondre avec Arrigo Sacchi) : 17/20. Match très bien préparé par le napolitain de souche, ancien coach d’Empoli. Il fait jouer son équipe avec ses qualités. Elle retrouve enfin une identité un peu perdue pendant le passage de Benitez qui, de son côté, est en train de faire perdre l’identité du Réal. Pour te résumer Naples, ça joue comme Dortmund façon Klopp. Agressif. Et dès que le ballon est récupéré ça se projette dans tous les sens. Il n’est pas rare de voir 6 à 7 joueurs devant. C’est pas Toulouse qui ferait ça.


 

La Juve. 4/4/2 losange en mode défaite comme 3 fois en 6 matchs de Série A soit autant que la saison passée en 38.

J’appelle au tableau :

Simone Padoin : 2/20. Ok latéral droit c’est pas ton poste mais quand même.

Leonardo Bonucci : 4/20. Ok le côté rouflaquettes et relances longues, stylistiquement parlant c’est intéressant mais tu n’es pas Franz Beckenbauer ni Franz Ferdinand.

Mario Lemina : 6/20. On t’a laissé à Marseille en étant un joueur moyen, on te retrouve en tant que joueur moyen. Tu as changé de maillot mais tu as toujours la même passion. Ton but n’y change rien. Tu t’es retrouvé au bon endroit au bon moment. Cependant, tu n’as pas de souci à te faire, quand Marchisio et Khédira reviendront de blessure tu pourras regarder ton ami Paul jouer au chaud sous un duvet avec un bonnet sur la tête.

Paul Pogba : 5/20. Paul ? Ma che cosa fai ?

Simone Zaza : 7/20. Quand on a un prénom de vieille (ou de Veil) et un nom de surnom de gamine on part pas avec un avantage. Cela explique sûrement son explosion tardive. A 24 ans il arrive vraiment dans la partie mais peine à s’imposer. Cela ne lui empêche pas d’avoir des qualités mais ce soir il n’a pas marqué des points, ni de buts. Très actif pour être signalé hors-jeu en revanche.

Max Allegri : 2/20. Max a envie de prendre un peu de temps pour lui. D’être libre. Y en a même qui disent qu’ils l’ont vu coacher. Il laisse Morata et Cuadrado sur le banc, nous bricole un Padoin latéral et nous met un Hernanes en 6 pour organiser un jeu que la Juve n’aura jamais pu mettre en place. La pépite Dyballa est également très mal utilisée.


 

L’arbitre, M.Dianiele Orsato : 11/20. Un peu perdu Dany. Arbitre à 2 vitesses. En première mi-temps il ne siffle rien, puis en deuxième il distribue des cartons comme des bonbons dans une soirée pour enfants. Déroutant.


 

Capitaines :

Gigi Buffon : Non noté. C’est un peu le souci du capitaine gardien. Il ne peut pas venir poser des brins et mettre le pied sur le ballon quand ça va mal.

Hamsik 17/20. Capitanat parfaitement assumé. Par contre quand on a 28 ans et qu’on en fait 14, ça peut créer une certaine confusion auprès de ses camarades. Attention à ça.


 

Homme du match : Elseid Hysaj. Le latéral droit le moins connu d’Europe. L’équipe de Contre Son Camp aime ça. La lumière est pour toi, El’.

Si jamais tu veux savoir pourquoi la télé tremble quand il y a un but au San Paolo, regarde ça et monte le son.

 

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