Contre Son Camp Rien à foot

La qualif’ en poche, l’Islande se lâche

Breizh Maduiti |  16 octobre 2015

Merci les gars ! Une jarre ! Une jarre !

Merci les gars ! Une jarre ! Une jarre !

Tu connais le pot belge ? Ce breuvage de dopés, avec tous les produits interdits dans un seul verre. Tu vas bientôt découvrir la jarre islandaise. Avaler ce cocktail explosif revient à gober un litre d’aquavit mélangé à une pincée de testicule de renne. Viril mais correct. Mercredi soir, les Néerlandais se terraient dans leurs caravanes, Heineken fadasses à la main, après leur piteuse élimination face aux Tchèques. À 2 000 km de là, les Islandais, à moitié dévêtus par -17°C, fêtaient leur qualif’ plein pot dans les rues de Rekjavik. CSC était de la sauterie, au Geyser, un pub du centre-ville.
Force est de constater que le viking du grand nord ne met pas à côté. Sigurdur Sigortson avait la qualification peu modeste : « Écoute mon p’tit bonhomme, on est 300 000 sur notre île et on la met bien profond aux Tchèques, aux Turcs et à ces batards de Bataves. Tu fais moins le malin, hein ? »

« Tu veux pas un husky d’abord ? »

Il se retourne vers son voisin Arnaldur : « Un husky ? » « Juste une patte » « Tu veux pas un husky d’abord ? » Cette première qualification historique replace l’isolée du Vieux continent sur la carte. Le mot d’ordre : rattraper le temps perdu sans renier son côté islandais. Et, en matière de fiesta, les fils des volcans caracolent en première division européenne. La particularité de l’île de la dorsale atlantique : une consommation de ouf dans les troquets et une vente très contrôlée dans les supermarchés. On parle ici d’un pays où la bière à plus de 2,25% d’alcool était illégale jusqu’en 1989.
L’Islandais, toujours très handball, a un sens particulier du service houblonné, avec sa fameuse roucoulette. Benta Olafsson, une charmante serveuse, dévoile le secret : « Tu casses le poignet quand tu termines de servir ta mousse. Ça donne encore plus de saveur. » Provocateur avec ça, l’homme des fjords déborde de confiance en lui. Erlendur Paillasson mange ainsi goulûment une orange sous les yeux amusés d’une bande de jeunes hollandaises.
23 heures, Björk n’a toujours pas fermé son clapet dans les enceintes, mais il est temps de rentrer à la baraque ou à l’igloo pour les plus hipsters. Oli Bonmasson distribue les derniers kebabs gratos. Jan, son voisin de comptoir, est dépité : « Je vais devoir rentrer en traîneau. Je suis cuit et mes ienchs sont à 2g. Putain, regarde Croc Blanc ! Il essaie de se relever, le con ! T’as vu comment il titube ? » Vivement l’arrivée du peuple islandais en France.

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