Contre Son Camp Rien à foot

L’amicale des vieux cons débarque à Marseille

Breizh Maduiti |  23 mars 2016

Il avait quand même plus de gueule ce maillot ! Non ?

Il avait de la gueule ce maillot !

Encore un règlement de compte à Marseille. Heureusement verbal, cette fois-ci. Les anciens de l’OM ont descendu l’équipe du père Michel. Dib, Casoni, Amoros. Plus envie de regarder les matchs de la nouvelle génération. Une bande de branquignoles trop payés. Un manque d’envie de mouiller le maillot pour « le peuple marseillais ». En somme, qu’il s’en aille le mangeur de paëlla. Bref, les habituels refrains de ceux qui ont connu l’âge d’or, avec leur mémoire toujours très sélective. Assez pour se constituer en amicale. Anciens joueurs et supporters ont ainsi créé la Nostalgie olympique des Marseillais, alias la Nom. Dédé la dorade n’y va pas de main morte : « S’en prendre cinq à la maison par l’équipe de Gourcuff qui a arrêté le foot depuis six ans, c’est pas la honte, ça? » Jean-Mi, le représentant des pastis de Cassis, de renchérir : « Regarde l’équipe. Derrière, que des fainéants. On dirait le club des retraités de la Canebière. Devant, t’as l’impression de n’avoir que des Dugarry et je sais ce que je dis. J’étais là à la fin des années 90. »

Nuque mulet, glacière et impuissance
Seuls Diarra et Mandanda trouvent grâce à leurs yeux. Et encore. « T’as l’impression que gagner ou perdre, ils n’en ont plus rien à branler. Regarde Basilou, quand on a perdu la finale à Bari, il était en larmes. Le coach Raymond Goethals était tellement stressé qu’il s’envoyait deux paquets de Gitane par match. Bon, il en est peut-être mort mais au moins il vibrait OM », regrette Sean Waddle, le cousin de Chris, toujours avec pignon sur le Vieux port et éternel porteur de la célèbre nuque mulet de son germain. La Nom ne garde qu’un bon souvenir de ces dernières années : Bielsa. « Désormais, tout le monde à la pêche s’assoit sur une glacière », se marre Gégé la sardine. N’est-ce pas d’ailleurs à cause d’El Loco, parti au soir de la première journée comme un voleur, que l’équipe a du mal à se relever?  La Nom balaie la question d’une troisième tournée de pastagas et d’un « Paris, Paris, on aimerait bien t’enc …(sic) mais on ne peut plus ! »

Je laisse un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *