Contre Son Camp Rien à foot

Luis Fernandez commentera en direct du Balto

Breizh Maduiti |  29 janvier 2016

"Et là Lolo, Jeannot lui sort sa bite !"

« Et là Lolo, Jeannot lui sort sa bite ! »

Un créneau radio sur RMC (Luis attaque). Des entrées dans presque toutes les émissions de BeIN. Un poulain, Florian Genton, qui en prend plein les carreaux. Un teint rouge et une fraise qui s’agrandit au fil des années. Luis Fernandez, le consultant omniprésent du foot hexagonal, donne plus l’impression d’écluser les ballons que de les manier avec brio, comme il le faisait avant. On parle bien là du « petit bonhomme » de Thierry Roland qui qualifiait les Bleus aux tirs au but en quarts du Mondial 1986 face au Brésil ou du coach de Cannes et du PSG gesticulant sur son banc de touche.
Le Luis 2016 se rapproche plus du pilier de comptoir médiatique. Pour lui faire plaisir et l’éloigner en douceur, BeIN sports a eu la brillante idée de le nommer correspondant permanent au Balto de Boulogne-Billiancourt, le PMU toujours bondé à deux pas du siège de la chaîne cryptée. « Luis connaît tout le monde, justifie Alexandre Ruiz, l’animateur star. Il pourra monter dans les tours en toute sérénité. Pour la direction, toujours en délicatesse sur le sujet de l’alcool, c’est un bon moyen pour s’assurer une image impeccable. Nous sommes très corporate, vous comprenez ? »

Au bar, tout le monde l’attend
L’enfant de Vénissieux (banlieue lyonnaise NDLR) est assuré d’inonder de sa verve approximative un public conquis d’avance. Roger et tous ses copains fidèles du « comptoir à Gégé » (le surnom du bar) ont hâte. « Luis a tout, se réjouit le sexagénaire devant sa Jupiler depuis l’aube. Il a une vraie présence mêlée d’enthousiasme et d’analyse à la mord-moi le noeud comme nous aimons. Après six demis dans l’aile, il multipliera sans doute les fautes de français. Déjà qu’à jeun… Eh ben nous, on s’en fout. L’orthographe c’est pour les coincés du fion (sic). On le respecte tel qu’il est et pour son passé. Pour une fois, on va pouvoir raconter n’importe quoi, sans être jugé par des intellos à la con. »
Jeannot, les coudes gravés sur le zinc depuis 1976, est excité comme une puce chargée au houblon. « Ce sera un grand moment à chaque fois, à mi-chemin entre la franche camaraderie et la démagogie bien de chez nous. Luis, c’est une vraie référence. Il est aimé de beaucoup de joueurs (anciens comme actuels). C’est aussi un bon camarade de ses nouveaux amis journaleux. Je ne vois pas pourquoi il ne serait pas à sa place chez nous. En tout cas, ici, on n’a pas oublié qu’il a gagné des sous. Il devra au moins mettre trois tournées par jour. » Vivement le premier duplex !

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