Contre Son Camp Rien à foot

Maldini : « Aurier cherchait ses couilles »

Professeur Guilty |  17 mars 2017

Merde, où sont passées mes couilles déjà ?

Merde, où sont passées mes couilles déjà ?

Même presque une semaine plus tard, certains ne s’en remettent toujours pas. Petit rappel des faits : dimanche dernier face à Lorient, suite à une blessure de Thomas Meunier, le coach fait appel à Serge pour le suppléer. Problème, le latéral n’est absolument pas prêt à rentrer. Aucun habit sur lui. Rien. Il mettra plus de huit minutes à entrer en jeu, laissant pendant ce temps-là ses partenaires à dix contre onze. Une faute professionnelle que n’a pas manqué de relever un maître en matière de latéraux, de sérieux et de classe. Le seul, l’unique : Paolo Maldini. Voici la traduction de ses propos, rapportés de la Gazzetta du jour, traitant du sérieux des footballeurs actuels.

Claquettes, Mickey, barbecue

« Il est clair que lorsque je regarde certains comportements, j’avoue être un peu surpris. Surtout du côté de cette équipe ambitieuse, le Paris Saint-Germain. Avec du recul, je comprends pourquoi le Mister Carlo Ancelotti en est parti rapidement en pestant sur le manque de professionnalisme de la structure. Le cas le plus flagrant est quand même Serge Aurier. Le mec insulte ses partenaires et son coach l’an dernier sur Périscope, il s’en sort indemne. Ensuite il agresse un policier, rien, et là, voilà qu’il met huit longues minutes à entrer ? Vous voulez que je vous dise ? Aurier cherchait ses couilles. Sauf qu’elles sont cachés dans le slip de Cavani. Ce mec n’a rien dans le citron. Il fait le gars sûr, cherche à avoir le même charisme, très relatif, que ses potes rappeurs, Kaaris, Niska et compagnie. Sauf que eux font les malins dans des clips, mais n’ont pas à s’y filer. Lui, oui. Sincèrement, je ne sais pas pour qui se prend ce joueur. Il y a encore 4 ans il était avec des tresses à toucher le smic à Toulouse et maintenant il se prend pour Mickey Rourke. Un gars qui n’est pas capable de s’habiller après l’échauffement alors que c’est son métier est un guignol. Je vais vous faire un rapprochement avec ce que je connais le mieux. Le Milan AC. Déjà, il aurait fait ça avec le Périscope chez nous, Berlusconi l’aurait empoisonné avec ses hommes de main. Pour le coup de l’autre jour, si il avait mis huit minutes à rentrer, je peux vous jurer que Gattuso et Stam seraient venus le chercher et il serait entré en claquettes sur le terrain ! Gennaro l’aurait chopé par l’oreille et lui aurait collé la trempe de sa vie. Et encore je suis gentil, je vais l’épargner sur le plan sportif, parce que le coup du piquet sur le sixième du Barça…bon…Vous savez, à un moment Paris m’a approché pour être directeur sportif. Soyons sérieux, qui voudrait prendre des responsabilités dans un club où le président fait des barbecues avec les joueurs et avec qui il est ami ? Ce n’est pas possible. Et elle est tout simplement là, la différence avec ceux qui vont en demies et au-delà de la Champions. L’exigence. L’exigence doit être maximale à tous les niveaux, de l’intendant aux cuisiniers en passant par la secrétaire et le plombier. Une institution c’est ça. Je tiens d’ailleurs à apporter ouvertement mon soutien à Emery, qui doit parfois se demander où il est tombé. J’avais déjà fustigé l’attitude de Yohann Gourcuff lors de son passage chez nous, je ne m’étais pas trompé. Les Français ne prennent pas ce sport au sérieux, il ne faut pas s’étonner s’ils ne sont pas performants dans les grands rendez-vous. « 

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