Contre Son Camp Rien à foot

Naples va recevoir Madrid à sa façon

Professeur Guilty |  7 mars 2017

Le cratère en action

Le cratère en action

Pour tout amoureux de football, un match comme celui de ce soir opposant le Napoli au Réal Madrid en huitièmes de finale retour de la Ligue des Champions ne peut pas se rater. C’est impossible. Pourquoi ? Parce que Naples n’est pas une ville comme les autres. À en faire passer les supporters marseillais pour des fragiles. Dans l’antre du San Paolo, le cratère, 60 240 fous furieux vont rugir. Le cœur les amis. Le cœur. Il n’y a finalement que ça de vrai dans le football. D’après nos indiscrétions, les Madrilènes vont recevoir un accueil musclé.

Cheval, rasoir, volcan

Aurelio De Laurentiis, le bouillant propriétaire des Partenopei nous a brièvement reçu entre deux coups de fil. Un espresso et un cigare à la main, le producteur cinématographique n’y va pas par quatre chemins. Oui. Aussi titré qu’il est, Madrid peut faire dans son slip. Extraits. « À l’aller, j’étais sûr que l’on ferait quelque chose. Finalement, après avoir marqué nous nous sommes mis à jouer comme des petites bites lombardes. On a maintenant un putain de retard de deux buts à combler pour passer. Sportivement, on sait que ça va être difficile alors on va nous aussi y mettre du nôtre. Quand je dis « on », je parle du staff et même de la ville toute entière. Dejà, l’hôtel. Nous avons imposés aux bourgeois espagnols de dormir dans le Coupa Gorgio. Un endroit disons…particulier. C’est ici que se retrouvent quotidiennement les personnages les plus importants de la pègre. Derrière les lunettes ne se cachent pas des yeux, mais de vrais revolvers. Quand ils vont croiser certains filous comme Ramos ou Cristiano, je te garantie qu’il va leur passer l’envie de jouer aux cons. Ce matin au réveil, l’ensemble des joueurs et du staff ont eu droit à la traditionnelle tête de cheval coupée dans le lit. Pour bouffer, ils vont se démerder, on ne leur servira rien. Pour boire, pareil. Pour pisser, chier, respirer, pareil. Ils vont vivre un enfer jusqu’à l’arrivée au stade. Sur le trajet du bus, les Napolitains foutront toutes leurs poubelles sur la route pour qu’ils aient deux heures de retard. Après, ça va encore être autre chose, on est loin des murmures du Bernabeu et de leur pauvre parcelle de kop parqué tout en haut du stade. Ça va tellement trembler que le père Perez va en perdre sa moumoute. Avant le coup d’envoi on va verser un peu de lave du Vésuve sur la pelouse pour réchauffer un peu l’ambiance. Quand les « artistes » d’en face vont tomber dedans après des tacles appuyés ils vont vouloir rentrer chez leurs mères. Les gamins qui donnent la main au début, tu sais, pour le protocole de l’UEFA de mes couilles, ce sont tous des gamins de potes et ils auront des lames de rasoir entre les doigts. Ils leurs feront des petites coupures discrètes. De toute façon si on prend un but on ouvre les barrières. On leur pétera la gueule à ses cons. On sera sûrement exclu de compétitions européennes pendant 15 ans, mais au moins on n’aura pas baissé la culotte. Passer en quart n’est jamais arrivé dans toute notre histoire, crois-moi, on ne va pas laisser passer cette chance.

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