Contre Son Camp Rien à foot

Remontada : l’exode des footix du PSG

Breizh Maduiti |  9 mars 2017

Et on ne les retourne pas. Ils sont floqués... Di Maria.

Et on ne les retourne pas. Ils sont floqués… Di Maria

Jeune, Rayan était plutôt fan de Lorient, le club de sa ville. Mais à l’arrivée du Qatar en 2011, comme tout footix qui se respecte, il avait acheté son maillot du PSG. « J’aime les bons joueurs et Paris c’est la capitale de la France après tout ». La remontada du Barça (6-1) est passée par là, faisant presque passer au second plan le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, dans le coeur de ce jeune féministe (quasi) convaincu qui avait épinglé un badge « À fond pour les meufs » le matin-même. Dès l’aube, sa maman a retrouvé son maillot en lambeaux dans les rosiers. Il l’affirme, la bave au bord des lèvres : « Jamais on ne me reprendra à supporter de telles p’tites bites. J’ai demandé à l’état civil de rayer le nom Kurzawa. Je rachète le maillot des Merlus. On est derniers mais je m’en branle. Eux ne saliront pas mon honneur. »

Retournements de veste en pagaille
Jacques marche depuis hier soir, 22 h 50. Le Parisien, hagard, a quitté un bar du 13e arrondissement au coup de sifflet final. Le maillot du PSG de son fils (trop petit pour lui), revêtu pour l’occasion, est aujourd’hui dans un étang de la forêt de Sénart. À peine entré dans le Loiret, ce matin il a filé acheter la panoplie d’Orléans. À l’autre bout du pays, Esteban, d’origine barcelonaise, passé à la maison qatarie en 2012 avec Zlatan, a ressorti, ce matin, son écharpe blaugrana. Il le jure : « Il a toujours été attaché à sa ville de naissance. » Et ils sont nombreux dans son cas. Ce matin, à 7 h 11, le site E-bay était hors service, saturé de maillots « Dream bigger ». Paris a été tragique. La footixie…magique !