Contre Son Camp Rien à foot

Simeone, éleveur de pitbulls

Breizh Maduiti |  21 avril 2016

Tu as un problème contre les mecs avec du Pento ? Non, Diego, non ! C'est très actuel !

Un problème contre les mecs avec du Pento ? Non, Diego, aucun !

Une victoire hier (1-0) à Bilbao, loin d’être un voyage touristique au Pays basque. L’Atlético ne lâche rien et reste à égalité de points (mais derrière le Barça à la différence de buts) en tête de la Liga. Qualifié en demi-finale de C1, après avoir éliminé les blaugranas en quarts, le club populaire du sud de Madrid confirme, année après année, son rôle d’empêcheur de tourner en rond entre les deux galaxies royale et catalane. Un homme incarne cette mentalité de chien de la casse : Diego Simeone, l’apôtre de la grinta et du pressing permanent. Le coach argentin des Colchoneros n’a pas sa pareille pour motiver ses joueurs.
« El Cholo nous demande à chaque match de ramener au moins trois chevilles adverses, révèle Filipe Luis, le latéral gauche brésilien aux cheveux gras. Il nous excite en nous disant : mais découpez moi cet Inesta. Pourrissez Gameiro : gueulez lui à l’oreille que vous savez  qu’il vient de Strasbourg et qu’il ne jouera jamais en bleu. Ou alors lâchez à Cristiano que malgré ses allures de métrosexuel, vous êtes conscients qu’il n’est qu’un plouc de Madère. Bref, en fonction de chaque adversaire, il a une fiche de provoc’ qu’il nous fait apprendre la veille du match. Nous rentrons sur le terrain enragés, prêts à mordre. »

Ou l’art de donner la rage à ses enfants
Intensité physique, pression psychologique mais également ruse. « Je recrute des joueurs avec des têtes d’enfants pour rassurer l’adversaire et mieux le surprendre. Regardez Griezmann ! J’ai fait revenir El Niño Torres. J’ai choisi Carrasco qui a plus une dégaine à servir l’été dans un bar à hipsters qu’à casser ses reins sur son aile. » Mais sa plus grande fierté reste sans conteste Saul. « Mon président, vu son nom, m’a reproché de prendre un chanteur à minettes. Il confondait avec un des membres des Frero Delavega. » Et non, il s’agissait d’une énième teigne. Le Bayern est prévenu. « Vidal n’a pas intérêt à plonger dans la surface comme face à Brême », prévient le rugueux défenseur uruguayen Diego Godin, tout en broyant dans sa main une poupée chilienne. Un élevage de champions ? Réponse fin mai en Espagne et sur la scène européenne.

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