Contre Son Camp Rien à foot

Les supporters anglais donnent la leçon

Breizh Maduiti |  21 juin 2016

Une belle tête de vainqueur, trois grammes dans chaque poche et une chorale par corde vocale. Je suis, je suis ? Un supporter anglais, bien sûr !

Une belle tête de vainqueur, trois grammes dans chaque poche et une chorale par corde vocale.

Un (0-0) dégueu’ malgré du jeu contre les Slovaques, une équipe pataude au moment de conclure, une deuxième place honteuse derrière le petit frère gallois. Comme les Froggies, les Three lions ne ressortent pas du premier tour la fleur au fusil. Une certitude : eux au moins ont le soutien indéfectible de leurs fans.
Des God save the Queen vibrants ont fait bouillir le Chaudron de plaisir. Des poussées assourdissantes à chaque corner, des chants en continu : la fidélité et la ferveur font partie intégrante de la panoplie du supporter d’Outre-Manche. Pas besoin d’une fédération pour créer un groupe de supporters comme les Irréductibles. Le fan anglais chante fort, parfois faux, empeste le houblon mais sent tellement le football et ça fait plaisir à voir et à entendre. Comme dans toute famille, les moutons noirs existent. Mais eux préfèrent se pouiller dans la rue et franchissent rarement la sécurité des stades.

Attaques jalouses des cuisses de grenouille
« C’est facile. Nous aussi on peut commencer à picoler à midi, arriver au match complètement carbos et hurler comme des veaux »,  jalousait Julien, des Irréductibles, avec sa main tricolore rapportée du Stade de France. « On ne va quand même pas applaudir quand Gignac ou Pogba se prennent les pieds dans le tapis », grogne Medhi, approuvé par Clément d’Antibes et son coq. « Perso, j’ai pas envie de faire la ola quand nos joueurs ne sont pas capables de cadrer une tête, attaque Morgane, petite brunette hargneuse avec le sigle de la FFF tatoué dans le cou. Si les Rosbifs kiffent quand Jo Hart et Smalling sont presque responsables d’un but à la con, c’est leur problème. Nous, c’est l’exigence et comme Deschamps, on aime la gagne. » Sans garantie de siffler encore le 10 juillet, toutefois.

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