Contre Son Camp Rien à foot

ANGLETERRE (groupe B)

Breizh Maduiti |  10 juin 2016

L'histoire

Selon la goal line technology, l’Angleterre n’aurait mais dû remporter de coupe du monde. 

Une coupe du monde remportée en 1966, at home, sur un but litigieux de Hurst (ah si la goal-line technology avait existé…) Puis, le grand trou noir. L'Angleterre, terre d'invention de la balle aux pieds (football) est toujours placée parmi les favoris mais quasiment jamais gagnante. Ses dernières performances remontent au XXe siècle (demi-finale au Mondial 90 en Italie et à l'Euro 96 à la maison). En plus, l'âge d'or des Beckham-Lampard-Gerrard semble loin derrière elle. Une raison d'enterrer la sélection aux trois lions ? Que nenni, tant que la qualification au tour suivant ne se joue pas aux tirs au but. Car, dans l'exercice, les rejetons de sa Majesté sont quasiment aussi bons qu'en basket. Une véritable scoumoune. En 2012, comment l'Angleterre avait-elle été éliminée par l'Italie ? Yes, she knows.

L'équipe

You’re my Hart, you’re my soul ! 

À créditer d'un sans-faute en éliminatoires, l'Angleterre, première équipe qualifiée, avait hâte de traverser la Manche avec sa jeune garde. Les blanc et bleu marine, un peu comme les Bleus, peuvent se targuer d'avoir vu émerger une génération dorée inattendue, en deux ans. Marcus Rashford, le prodige de MU (18 ans), essaiera d'enfiler le costume de Rooney 2004. Avec plus de succès et de cheveux. Quelques pépites from Tottenham, Alli (qui avait marqué un missile contre le France à Wembley) et Harry Kane (le nouveau Alan Shearer ?) semblent taillées pour faire trembler des filets. Vardy, une statue bientôt à Leicester, marche sur l'eau, dans la lignée de sa saison extraordinaire avec les Foxes. Un latéral de classe mondiale (Clyne), des milieux de combat (Henderson, Lallana), un ancêtre revanchard (Rooney). Si en plus, Joe Hart est aussi chaud qu'en C1, l'Angleterre peut espérer pour la première fois avoir un gardien. Elle devra faire avec sa faiblesse séculaire : la défense centrale. La charnière Cahill-Smalling est la métaphore de la moissonneuse-batteuse, solide et lente à la fois. Certaines têtes de gondole ont un peu marqué le pas en deux ans (Wellbeck, Sterling, Sturridge). De quoi voir venir, quand même.

Chances de gagner : 10 %

Un naufrage comme dans le le film du cousin de David Cameron ? 

Les protégés de  Roy Hodgson ont envie de se redorer la pilule après un Mondial catastrophique en terme de résultat (éliminés au 1er tour). Au Brésil, dans un groupe relevé, ils n'avaient pourtant pas été ridicules, éliminés sur un but du cannibale Suarez, enragé contre toute une île. Un peu tendre à l'époque, le 11 de départ devrait être plus solide. De quoi en faire un potentiel vainqueur ? Dans une poule plus compliquée qu'elle n'en a l'air (Russie, Pays de Galles, Slovaquie), les English devraient quand même avoir l'équipe pour s'en sortir. Après, dans les matchs à élimination directe, ils s'en remettront à Dieu pour sauver leur mère souveraine. Et comme tout-puissant n'a pas montré son envie de faire des miracles du côté de la Perfide Albion, ces dernières années, ils pourront toujours s'en remettre à leur Prime Minister David Cameron. Or, un gars dont l'homonyme est le réalisateur du Titanic

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