Contre Son Camp Rien à foot

REPUBLIQUE TCHEQUE (groupe D)

Breizh Maduiti |  9 juin 2016

L'histoire

Le Tchèque est fourbe quand il s'agit de gagner !

La République tchèque, réunion de deux principales régions historiques, la Bohême et la Moravie, n'existe aux yeux du monde que depuis le 1er janvier 1993. De cet État d'Europe centrale, outre ses femmes, le Français connaît surtout sa magnifique capitale, Prague, où a eu lieu l'autre printemps connu de 1968, ou encore Vlaclav Havel, héros de la rébellion anti-soviétique et la bière Budweiser, volée par les Ricains. Côté football, le pays est né officiellement en 1994. La même année que Zizou en Bleu qui marqua contre eux un doublé lors de son premier match à Bordeaux. Inoffensifs, les gars? C'est une blague, mon cher Karel ! Dans son passé réunifié avec les amis slovaques, les Tchèques, sous la bannière de la Tchécoslovaquie, terrorisaient le monde du ballon rond. Au palmarès : deux fois finalistes de la coupe du monde (1934 contre l'Italie et 1962 face au Brésil de Garrincha), une fois vainqueur de l'Euro en 1976 contre la RFA aux tirs au but sur ce péno d'enfoiré en feuille morte d'Antonin Panenka qui a donné son nom au geste. Et depuis la scission ? Eh bien, c'est resté pas mal. La République Tchèque n'a pas manqué un Euro où elle a toujours bien figuré. Emmenée par le génial Poborsky (check Reynald Pedros), elle a été finaliste malheureuse de l'Euro 1996, défaite au but en or contre l'Allemagne (1-2, salaud de Bierhoff). Demi-finaliste encore en 2004, avec Baros, le géant Koller et le francophile Smicer, la République Tchèque a rétrogradé mais inspire toujours la méfiance. Ce n'est pas les Russes, battus (2-1) hier, qui diront le contraire. Son quasi sans-faute en éliminatoires (2e de son groupe avec une seule défaite contre des Islandais qui marchaient sur leurs geysers) relativise son déclin (29e au super classement Fifa aujourd'hui). Le moins bien correspond plus ou moins à la retraite de son plus grand joueur de l'ère moderne, le boucle d'or juventino Pavel Nedved, magnifique Ballon d'or 1996, toujours aux affaires du côté de la galaxie des bianconeri. Les footeux ok, mais les Tchèques resteront avant tout hockey sur glace, leur sport co' numéro 1. Six fois champions du monde, deux fois champions olympiques. Le coach Pavel Vrda pourra toujours se présenter peinard en conférence de presse.

L'équipe

Très heureux avec Rudi de commenter la République Cech…

De la dernière génération dorée tchèque subsistent encore les Gunners, Rosicky, ex-petit Mozart aujourd'hui cireur de banc dans le nord de Londres, l'inamovible et toujours décisif gardien Petr Cech, et le Bordelais Jaroslav Plasil, ex du Rocher période faste. Ces grognards encadrent une génération plus ou moins jeune venue des places fortes du pays (Liberec, le Slavia et le Sparta Prague, récent quart de finaliste de la Ligue Europa, Pilsen), de clubs secondaires en Angleterre et en Allemagne, ainsi que de Turquie et de Suisse. Parmi, les valeurs sûres moins connues, le jeune milieu Krejci, le latéral droit d'origine éthiopienne et forcément galopeur Gebre Selassie (Brême), les buteurs Necid et Skoda (rien à voir avec la marque automobile nationale). En résumé des noms en « ec », « ech », « ek », « a » , « al », « cz » et une multitude de combinaisons à te rendre fou. Tu attends sûrement Christian Jeanpierre au sommet sur le sujet.


Chances de gagner : 1,2 %

Tchéky, un acteur qui n'aura pas le choix pendant l'Euro

Comme le nombre d'habitants, en millions, de Prague, la ville aux 500 clochers. Certes, avec un président de la République qui s'appelle Zeman, comme le célèbre coach de Serie A, ça laisse une bonne dose d'espoir. Il en faudra dans l'autre groupe de la mort avec l'Espagne, la Turquie et la Croatie. Trois nations au-dessus sur le papier. Mais les Tchèques ont cette faculté de devenir les rois du pétrole quand on ne les attend pas. Un atout ? L'expérience des phases finales (lire plus haut) et ce savoir-faire – Histoire quand tu nous tiens – de faire passer le collectif avant l'individu. En matière d'absurde, le pays de naissance de Kafka est prêt à tout pour renverser des situations compromises. Mais ça, c'était avant. Le pourra-t-il avec sa génération 2016 ? En tout cas, en France, à Tours où ils seront logés, les Tchèques, réputés pour leur bonne descente, ne devront déjà pas trop abuser du bon vin. Atout supplémentaire, ils pourront compter sur un soutien de choix : l'acteur Tchéky Karyo a visiblement longtemps hésité à faire basculer son pseudo entre le pays slave et la capitale du Brésil. L'Euro se jouant chez lui, il se rangera sans aucun doute derrière une autre sélection bleu-blanc-rouge. Une fois son pays éliminé, il pourra, en toute bonne conscience, avoir la tête totalement tournée vers les JO. Na Zdravi Tchéky !

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