Contre Son Camp Rien à foot

SLOVAQUIE (groupe B)

Breizh Maduiti |  9 juin 2016

L'Histoire

Tente, pour les énerver, un : « Pourquoi ils ont mis une croix de Lorraine sur leur drapeau, les Slovènes ? »

Une campagne pittoresque, une capitale, Bratislava, perle d'Europe centrale…Stop, les escrocs du Lonely ! Pour une frange des hôtes de l'Euro, la Slovaquie reste un pays avec des bars à putes, des bâtiments de l'ère communiste et des Adriana Karembeu plus époque Christian que Croix-Rouge. La partie low-cost de la partition de la Tchécoslovaquie, le 1er janvier 1993, est souvent restée dans l'ombre du grand frère tchèque. De quoi créer un esprit frondeur, propice à en faire de sacrés emmerdeurs sur le plan sportif. Voire une force à part entière, notamment dans le sport numéro un, le hockey sur glace, avec une place de sixième mondial et un titre de champion du monde accroché sur la cheminée en 2010. En foot, c'est un peu moins ça, même si les bleus et blancs commencent sérieusement à faire parler d'eux. En France, les amoureux des nineties citeront Lubomir Moravcik qui a fait les beaux jours de Sainté puis Bastia. Au Stadium nord de Villeneuve d'Ascq, les ultras lillois n'ont pas oublié les pions de Vittek à la fin de la première décennie 2000. Bob est rentré au pays, juste après près le seul grand éclat de la sélection. C'était en 2010, lorsque, pour leur première participation à une coupe du monde, les Slovaques avaient franchi les poules grâce à un match mémorable où ils avaient, lors du troisième round, battu l'Italie (3-2) et offert ainsi un billet retour à la squadra azurra.

L'équipe

Marek Hamsik a des faux airs de Michael Youn, non ?

Quand on vient de villes répondant aux doux noms Zilina ou Kosice, ça peut faire marrer l'adversaire. Il sourit un peu moins quand il se retrouve face à une bande avec des trognes de repris de justice, limite skinheads. Les deux stars de l'équipe, le Napolitain Marek Hamsik et le stoppeur du Liverpool FC, Martin Skrtl, ont une gueule à se retrouver dans American history X mais également du talent plein les rangers…euh crampons ! L'autre star de l'équipe, moins connu, s'appelle Juraj Kucka et joue au Milan AC. La colonne vertébrale de l'équipe repose sur ces trois joueurs. Si un d'eux et le central Durica du Locomotiv Moscou manquent à l'appel, le risque de scoliose existe. Sinon, c'est homogène, avec des guerriers venus des quatre coins de la zone UEFA.

Chances de gagner : 1,24 %

La plus Slovaque des Françaises y croit.

Comme la longueur (en mètre) des jambes d'Adriana. Les Slovaques, deuxièmes de leurs éliminatoires derrière l'Espagne mais devant l'Ukraine, ont réussi à plier les Allemands (1-3) chez eux en match de préparation. Ils ne poseront pas leurs valises en France pour faire de la figuration. Et, même si vous êtes sain d'esprit et que vous ne les placez pas parmi les favoris, soyez sympa de réviser votre géographie. Pourquoi ? Pour ne pas les confondre avec les Slovènes, les ex-Yougos. « Aucun lien » comme dirait Serge Karamazov (alias Alain Chabat) dans La Cité de la peur. Vous allez a minima les énerver voire carrément les gonfler, comme les postiers locaux quand ils reçoivent des milliers de plis pour Ljubljana par erreur. Et un Slovaque énervé peut faire des dégâts. Alors imaginez en 11, plus leurs remplaçants. En étant un brin objectif, les hommes de Jan Kozak ont de réelles chances de sortir de leur poule. Hormis face aux Anglais où ils seront outsiders, ce sera du 50-50 avec les Russes et les Gallois. Reste à savoir après jusqu'où la farce durera. En 2010, en Afrique du Sud, les Pays-Bas, futurs finalistes, avaient mis fin à l'aventure de tout un peuple en 8e (2-1). Est-ce que le dépucelage continental sera meilleur, voire aussi bon ?  Il paraît qu'on a beaucoup aimé le Danemark 92 à Bratislava.

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